Archives mensuelles : juin 2015

« Sacré Christophe ! » partie 01

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« Sacré Christophe ! » partie 01

Une remarque préalable.

Je vous fournis, très gracieusement (encore une expression qui me fait bien rire : avez-vous bien observé la tête de tous ceux qui vous offrent une information gratuitement ? Non ? Alors, je vous conseille de le faire !) quelque chose qui m’a été demandé à de nombreuses reprises.

Vous trouverez la chose ci-dessous et, si vous écrivez, je vous invite à recopier ceci in extenso ou en entier, comme vous préférez, sur tous vos écrits de quelque importance destinés à être diffusés à un large public, ça peut vous donner un avantage décisif pour le cas où quelqu’un tenterait de copier votre texte. Et n’oubliez pas de le déclarer à la BNF, c’est gratuit, ça ne mange pas de pain et ça prouve l’antécédence de votre prose, très important dans le domaine.

Voici donc le texte en question, empreint d’une poésie toute administrative.

Information – avertissement.

Le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) stipule en son article L. 111-1 que « l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial ».
L’ensemble de ces droits figure dans la première partie du Code de la Propriété Intellectuelle qui codifie les lois sur le droit d’auteur du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
En application des lois rappelées ci-dessus et en particulier de l’article L. 122-4 (« Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou a reproduction par un art ou un procédé quelconque »), aucun extrait de ce livre électronique ne peut être reproduit, par quelque procédé que ce soit, dans quelque pays que ce soit et dans quelque langue écrite que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’auteur.  Toute représentation ou reproduction non autorisée par l’auteur constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle et par les articles 425 et suivants du Code Pénal.
Tous droits réservés pour tous pays.
Nouvelle édition © février 2012 – Guy Poursin Editions/Guy Poursin
Dépôt légal à parution
ISBN 978-2-909224-46-6 (première édition 1992 : 2-9502042-9-5)

« Ite missa est » comme s’écriaient tous les prêtres catholiques – en latin – à la fin des messes, pour dire que le bon peuple pouvait retourner à ses occupations et notamment à la préparation de son repas du midi. Il paraît qu’aujourd’hui on ne dit plus la messe en latin mais en français. Dommage, encore un élément folklorique qui disparaît !

Mais revenons en à nos moutons et plus particulièrement à notre navigateur soi-disant découvreur (on parle d’inventeur, je crois me souvenir, dans ce domaine) de terres inconnues. Moi je n’invente que des mots et des manières de les relier les uns aux autres, mais au moins je m’amuse. Imaginez-vous que Christophe Colomb avait le mal de mer. Vous voyez la chose ?

Comme tout ouvrage scientifique – je vous ai prévenu ! – il commence comme ça :
AVERTISSEMENT

Une remarque, pour commencer.

La primeure de cet ouvrage, sous sa forme manuscrite, d’une manière irréfutable et définitive, a été réservée à la seule lecture de mes meilleurs amis, en 1992.

Ce sont eux qui, à un moment ou à un autre, m’ont dit, en l’année très noble et très glorieuse où l’on célébra le cinq-centième anniversaire de la découverte de l’Amérique par un certain Christophe Colomb – soi-disant, vous le comprendrez à la lecture de ce qui suit : « Ne trouves-tu pas qu’il y en a marre de toujours parler de cet anniversaire ? »

Que vous me connaissiez ou non, sachez que je suis un écrivain très très scrupuleux. Pour répondre à la demande de mes amis, j’ai décidé de partir à la recherche réelle de ce qui s’était passé en ces jours de 1492. Les découvertes que j’ai faites ont de quoi vous laisser coi !

Une première preuve : déjà, sans le savoir, vous êtes deux à lire en même temps ce manuscrit remarquable. La sagesse populaire ne vous a-t-elle pas appris qu’un homme averti en valait deux ?

Vous objecterez qu’on parle toujours d’un homme et jamais d’une femme. Soit. Mais comprenez que cette fameuse « sagesse populaire » entend par là « un représentant du genre humain, quel que soit son sexe ».

N’y voyez surtout aucune malice machiste ! Au contraire, amie lectrice, songez que vous avez un avantage incroyable sur l’homme. Pourquoi ? Comment, pourquoi ? En 1520, l’église catholique a organisé un concile uniquement pour savoir si la femme avait une âme !

Depuis, vous, au moins, vous en êtes sûre ! Tandis que l’homme, le pauvre… rien n’a jamais été fait pour lui dire s’il en avait une ! Grave problème, non ?

Revenons au vôtre. Puisque vous êtes deux à lire ce livre en même temps, je vous dois une confidence : ce n’est pas un ouvrage historique, c’est un livre qui raconte une histoire. Différence !

Vous aimez ? J’adore ! Pour moi, l’histoire n’est intéressante que si on peut lui faire des enfants dans le dos. Cela montre qu’elle a une curieuse conformation et une drôle de myopie, parce que se faire faire un enfant dans le dos…

Vous voulez un ouvrage « sérieux » (notez que, par respect pour tous ceux qui rédigent, je n’ai pas écrit « ennuyeux ») ? Adressez-vous directement à votre libraire préféré. Il saura vous renseigner fort judicieusement.

Vous préférez autre chose, un livre qui sorte des sentiers battus – j’entends par là de la chronique historique ? Vous êtes bien tombé !

Cet ouvrage n’a pas du tout la prétention d’être « sérieux ». D’ailleurs, à l’heure où vous lisez ces lignes, ce n’est plus « mon » livre, c’est déjà « le vôtre ». Toute lectrice, tout lecteur d’un ouvrage le recrée de toutes pièces avec son imagination. Alors, si vous en avez beaucoup, cramponnez-vous : la mienne plus la vôtre plus celle de la partie avertie de vous-même, ça va faire du bruit ! Ça risque de ne pas être triste !

Et c’est tant mieux ! Parce que, à bien y regarder, la France, en ce moment…

Un dernier mot. J’aime aussi la musique. Pour cette raison, cet ouvrage est divisé en trois parties que j’ai respectivement baptisées « Prélude », « Lude » et « Postlude ».

Le mot « Lude » vous étonne, peut-être ? Il est là pour la logique de la langue.

Attention ! le nom existe : il s’emploie à propos d’une langue balto-finnoise parlée dans la région de Kalinin et appartenant au groupe finno-ougrien.

Cette information est on ne peut plus sérieuse, puisqu’elle provient directement de chez Monsieur Larousse, vous savez, les dictionnaires (à ne pas confondre, surtout, avec Madame La Rousse, la mère commune à tous ces gens qui, portant ou non un uniforme, sont chargés d’assurer la sécurité dans les rues).

Employé dans le sens où je l’utilise, pour la logique dite « cartésienne » (pauvre vieux Descartes, s’il savait !) du avant (Pré), pendant (Lude) et après (Post), « Lude » est un néologisme, un mot nouveau si vous préférez. Il ne faut surtout pas avoir peur des mots ; d’ailleurs, en sortant de la lecture de cet ouvrage, vous n’en aurez plus peur du tout !

Attention ! Ce livre est un véritable ouvrage d’histoire : comme tout livre historique qui se respecte, il présente des notes. A vous de décider si elles sont authentiques ou non !

Assez parlé comme ça ! Le chef lève sa baguette ; silence dans le public. C’est parti !

Bonne lecture !

Chaleureusement vôtre,

L’auteur
Guy Poursin

« Sacré Christophe ! », partie 00

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« Sacré Christophe ! », partie 00

Ne vous étonnez surtout pas de cette « partie 00 ».

En fait, je voulais vous présenter la couverture de cet ouvrage.

Un graphiste roumain, M. Ciprian Munteanu, l’a réalisée selon mes indications, à partir de la première version de la couverture faite par moi : imaginez la même chose sans les couleurs ni les navires, avec simplement le titre.

Chance, je l’ai retrouvée, elle n’a pas disparu dans l’histoire de fou que j’ai eue avec une surtension incroyable (merci, EDF…), parce qu’elle était sur le seul disque dur de sauvegarde qui était éteint à ce moment-là !

La voici :

en 1992 :                                                                          aujourd’hui :

couv-anc                           CouvSC

On voit la différence ! Du coup, il m’a refait aussi mon logo.

La prochaine fois, pas d’image, mais du texte !

Guy

Mon premier roman, version électronique

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Mon premier roman, version électronique

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce que je racontais dans ce roman, intitulé « Sacré Christophe ! Et dire que ce n’est même pas lui qui a découvert l’Amérique ! »

Pour que vous le compreniez bien, il faut que vous en connaissiez la genèse.

L’année 1992, vous vous en souvenez certainement, a été celle du cinq-centième anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

Je crois me souvenir que plus de 200 ouvrages ont été publiés pour célébrer cet événement. Je ne les ai pas tous lus, loin de là, mais j’ai beaucoup d’amis qui, à eux tous, ont pris connaissance de la quasi-totalité de ces livres.

Nombre d’entre eux m’ont demandé :
—  Ne pourrais-tu pas, toi qui possèdes une imagination fertile, écrire un livre à ce propos ?

Finalement, j’ai cédé à leurs suggestions, en leur indiquant bien que, si je m’appuyais sur la réalité de l’histoire, ça ne serait pas réellement de l’histoire. Je leur ai signalé qu’après tout ça n’avait pas une grosse importance, étant donné que les historiens les plus sérieux ont émis des hypothèses très différentes pour la vie de Christophe Colomb, tout du moins dans sa jeunesse.

J’ai décidé de rédiger ce bouquin en m’appuyant sur les quatre hypothèses principales de ce que fut la jeunesse de Christophe Colomb ; bien entendu j’en ai inventé une cinquième et, si je ne m’étais pas retenu, j’y aurais joint une sixième que je vous livre en exclusivité : en fait, Christophe Colomb savait marcher sur les eaux et il a traversé l’océan Atlantique à pied, en tirant les trois bateaux de son expédition au bout d’un câble.  J’espère que vous voyez à quoi je fais  allusion.

En attendant, vous pouvez trouver cet ouvrage électronique ici, chez Amazon
Sacré Christophe !

Si vous êtes patient(e), je vous le livre par petits morceaux, sur ce blog, sous le titre de
« Sacré Christophe ! », partie 01, etc.

Bonne lecture.

Guy

Cette définition 02 est trop courte. En voici une troisième

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Je suis bon, cette définition 02 est trop courte. En voici une troisième

 

Administration : voir également Inutile
L’évangile selon Saint Jean commence ainsi : « Au début il y avait la Nistration (= le Verbe) et Dieu vit que cela était bon »
Les hommes, n’osant pas à l’époque se hausser au niveau de Dieu, décidèrent de faire comme lui, mais en plus petit.
L’homme n’étant qu’une moitié de dieu, ils créèrent donc la « Demi-Nistration ».
Pour que Dieu ne se mette pas en colère par l’imitation trop servile de son oeuvre, ils transformèrent même légèrement ce mot qui devint « l’Administration ».
Le mot a connu une fortune certaine, la chose également.
Ainsi,
Aujourd’hui, il y a une Éducation Nationale avec seulement des professeurs (d’école maternelle, d’école primaire, de collège, de lycée, etc.) et surtout une très grosse administration. Résultat ? Les élèves ne savent plus ni lire ni écrire ni compter.
La preuve : même un ex Premier Ministre avait dû inventer à leur usage une réforme de l’orthographe. Ca n’a fort heureusement pas abouti !
Mais… COURAGE !
Bientôt, on fera certainement une réforme du calcul dans le genre : pourquoi une livre pèserait-elle 500 grammes alors qu’un livre n’en pèse que 215 ? Or, il y a, en quantité comme en qualité, bien davantage de connaissances dans un livre comme « L’anthologie de la poésie française » de Georges Pompidou en Livre de Poche, qui pèse 215 g, que dans une livre fut-elle de beurre qui en pèse 500.
Vous vous dites : « J’en doute ».
Douter, oui, mais de quoi ?
De la nécessité de l’administration, évidemment !
Soit, pour occuper quelques éléments du peuple corse colonisé par le peuple français, d’accord !
Mais pour le reste ? Tenez, voulez-vous une preuve de l’inutilité de l’administration ? En voici une, irréfutable et culturelle, comme tout ce qui précède et qui suit.
Pour une administration, selon que, comme l’écrivait notre bon Jean de La Fontaine, vous êtes puissant ou misérable, c’est à dire du bon ou du mauvais côté, la France est divisée en deux : les administrateurs et les administrés.
Revenons à l’origine. Dieu n’avait que des Nistrés. Il était le Grand Nistreur (et l’Unique, comme le dit la Bible, même s’il se déguisait parfois en trois personnes). Si vous êtes aujourd’hui du côté des administrateurs, tout va bien. Mais si vous êtes du côté des administrés, ATTENTION : à demi, c’est aussi semi dans la langue des préfixes. Or semi, dans notre langage de gens pressés (on se demande bien pourquoi, étant donné qu’il faut attendre vingt quatre heures pour faire une journée et une nuit, partout dans le monde), a souvent été résumé en si par contraction.
En d’autre terme, être administré, cela signifie être semi-nistré, donc sinistré ! Pour raccourcir, disons que l’administration produit des sinistrés en France. Pauvre France !
En plus, on est toujours sinistré à gauche, car l’origine de ce mot est le latin sinister, gauche ! Re-CQFD !
Pour tourner court, disons qu’on sinistrogyre. Il est normal qu’il y ait davantage d’administration avec un gouvernement de gauche qu’avec un gouvernement de droite. Re-re-CQFD !

Guy

 

Une définition en relation avec celle du mot patrimoine

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Une définition en relation avec celle du mot patrimoine (déf 02)

Acculer : selon mon grand maître le Petit Larousse, ainsi que l’écrivait le défunt Pierre Dac dans le non moins défunt « Os à moelle », c’est un verbe transitif (vt, ce qui signifie bien verbe transitif et non vélo tarabiscoté, vieille tante, vénérée tapette ou vicieux tâteur) qui signifie « pousser dans un endroit où l’on ne puisse plus reculer »
Ce verbe, à ma connaissance, a été utilisé pour la première fois par Clothilde (voir le mot Patrimoine) alors que son mari venait de lui dire :
Oh toi, ma belle Clothilde,
Toi dont je serai le guilde,
Si quand j’avance tu recules,
Comment veux-tu que je t’enc+++
(pour la signification des ++, voir le mot Patrimoine)
Elle lui a répondu :
Mon bien-aimé Clovis,
Dont j’aime l’appendice,
Tu n’as qu’à m’acculer,
Pour pouvoir m’enc++++
Clothilde a été en effet forcée de belle manière par Clovis, puisqu’elle ne pouvait plus reculer !

Guy

 

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 01).

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 01).

Après une présentation relativement succincte, je vais t’expliquer le processus créatif que j’ai suivi pour aboutir à la conception de mon roman « Le Maître de l’eau ».

Ça me permet de fixer mes idées sur papier, si j’ose écrire parce qu’il n’y a pas de papier, ce qui est un avantage pour moi (moins de b… sur mon bureau).

Un petit rappel, d’abord.

Je t’en ai parlé précédemment, la revue scientifique « Nature » publia en 1988 un article d’un savant « nobélisable », ce qui est tout dire, Jacques Benveniste, directeur d’un laboratoire de l’INSERM. Il était intitulé (en anglais, of course) « La mémoire de l’eau ».

C’est là que tout commença.

Mon ami James, physicien et moi-même, géographe ayant fréquenté aussi la physique, lûmes cet article dès sa publication dans la revue « La Recherche », en bon français, James étant marié à une Allemande et moi-même n’ayant étudié que la langue teutonne.

Nous fûmes étonnés, sinon bouleversés, par cette théorie.

De quoi s’agissait-il, en fait ?

Benveniste a constaté, au cours de toutes ses expériences, que tout se déroulait comme si les molécules dissoutes dans l’eau pouvaient y laisser leurs empreintes. Celles-ci ne disparaissaient pas, bien au contraire elles persistaient et se reproduisaient au cours de dilutions successives. Une aubaine pour les théoriciens de l’homéopathie, évidemment, puisque ce phénomène semblait se poursuivre en l’absence des molécules qui avaient laissé des traces impossibles à quantifier. L’eau semblait donc capable de conserver le souvenir des molécules dissoutes qu’elle avait connues, d’où « la mémoire de l’eau ».

J’ai le souvenir de discussions mémorables entre nous, mais j’ai aussi le souvenir que, nourritures terrestres obligent, j’ai cessé de me consacrer à la mémoire de l’eau pour rédiger de nombreux ouvrages sur des thèmes fort différents comme le silicium organique, l’extrait de pépins de pamplemousse, la manière de faire fortune avec son micro-ordinateur, le chocolat, les mille et une manières de séduire les femmes, comment gagner en Bourse grâce à l’analyse graphique, la luminopédagogie (mon invention après avoir repris les travaux du Docteur Lefebure, le créateur du phosphénisme) et moultes autres choses, thèmes fort éloignés de l’eau. Tiens, ça me fait penser que je n’ai jamais écrit ne serait-ce qu’une ligne sur le vin !

Le temps passe, donc.

Au début de l’année 2014, mon ami Didier m’apprend au téléphone que France 5 venait de passer un document exceptionnel, exposant les travaux du professeur Luc Montagnier, co-prix Nobel de médecine obtenu grâce à la découverte du virus de sida. Dans ce film, intitulé « On a retrouvé la mémoire de l’eau », les réalisateurs exposaient les travaux de M. Montagnier, qui en fait a repris et poursuivi l’œuvre de Benveniste, en collaboration avec des laboratoires étrangers. En France, Benveniste a été littéralement banni par la communauté scientifique avant sa mort, ce dont il avait l’air de se moquer totalement et en ce moment le professeur Montagnier est victime du même ostracisme, comme d’habitude en ce qui concerne les chercheurs avancés ; ça n’a pas l’air de le troubler non plus.

Du coup, je fais un bond en arrière de plus d’un quart de siècle. C’est ça, cet événement déclencheur, qui m’a incité à préparer mon premier roman « sérieux » que j’ai intitulé « Le maître de l’eau ».

Et alors ?

Permets-moi de tes citer le professeur Montagnier , pour bien poser le problème. Il a écrit, dans son ouvrage « Les combats de la vie » (février 2008, publié chez Lattès) : « La biologie moléculaire […] a atteint des limites et elle n’explique pas tout. Certains phénomènes, comme l’homéopathie, restent mystérieux. Je fais allusion à certaines idées de Jacques Benveniste (le scientifique qui a inventé la « mémoire de l’eau ») car j’ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d’observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu’on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l’on commence par nier l’existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. »

J’ai « grassouillé », c’est-à-dire mis en gras selon le vocabulaire utilisé par Guy moi-même (encore un néologisme), ce qui m’a paru important pour la suite.

En ce début d’année 2014, donc, je me suis mis, à partir des données que je t’ai exposées précédemment, à inventer des (oui, pas une, des) histoires.

Première histoire :
Dans le bureau du grand patron d’une société internationale d’exploitation de l’eau. Le responsable d’une des principales stations d’épuration, pourtant promis à un bel avenir, est en train de se faire engueuler par le big boss parce qu’il a lâché dans les conduits de l’eau polluée au lieu d’eau pure, tout du moins purifiée. Il comprend que son avenir a de fortes chances de se limiter au stade où il est et que toute possibilité d’évolution de carrière lui est désormais interdite.

Sorti furieux de cet entretien, il ne songe qu’à se venger. Il cherche sur Internet et finit par trouver la trace d’un chercheur maudit, croyant lui aussi à l’existence de la « mémoire de l’eau ». Il se met en relation avec cette personne et ils élaborent un plan machiavélique dans le but, grâce à ladite mémoire, de pouvoir influencer toutes celles et tous ceux qui boivent de l’eau (ce qui élimine d’office les alcooliques, au passage).

Le processus commence et ça fonctionne.

En même temps, en Afrique, une équipe de chercheurs du CNRS, dirigée par une femme, réussit à atteindre une vaste réserve d’eau pure, peu salée contrairement à ce qui avait été trouvé jusqu’ici sous le Sahara, corroborant ainsi les données du satellite GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment ) de la NASA et du centre aérospatial allemand.

J’en étais donc là, avec le retour de la mission du CNRS et l’étonnement provoqué chez ses membres par les premiers résultats de l’influence du mélange directeur + savant fou lorsque je me suis dit que je faisais fausse route.

Fausse route ? Qu’importe ! Je recommence à zéro, ce qui te vaudra la lecture du prochain épisode, le numéro 2, comme l’écrivaient les feuilletonistes du XIXe siècle.

À vendredi prochain, jour de la Saint Guy (tu sais, la danse…).

Guy

 

Rendez-vous demain, vendredi 5 juin 2015.

Rendez-vous demain, vendredi 5 juin 2015.

Pourquoi demain ?

Parce que, comme chacun sait, le vendredi, c’est le jour du poisson !

Mais aussi, mais surtout, parce que c’est le jour que j’ai choisi pour mettre à jour mon blog.

Demain, vous trouverez ici non seulement une nouvelle définition du DicogagàGuy, mais aussi la suite de mes aventures avec la préparation mon roman « Le Maître de l’eau ».

À demain, donc !

Guy

 

Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

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Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

Patrimoine : c’est une histoire de mots.
Les mots, j’espère que vous en êtes tous persuadés, appartiennent à notre patrimoine commun. Commun, bien entendu, à tous ceux qui connaissent peu ou prou le français ! Pourtant, rares sont ceux qui se sont penchés sur une étude approfondie de ces mots, envisagés justement dans leur contexte commun.
Apparemment, rien n’est plus facile : il suffit de penser ! Tenez, prenez par exemple le mot « patrimoine », cité ci-dessus. Étudier son étymologie, c’est un peu, en quelque sorte, faire sa généalogie. A l’évidence, ce nom commun provient de la contraction de « patrie » et de « moine ».
Comment, dans la France d’aujourd’hui, peut-on oser utiliser un tel mot ? « Patrie » , je vous demande un peu ! Quant à « moine »…
Pourtant… revenons en arrière.
Vous savez que « La France est la fille aînée de l’Église ». Tous les bons cathos, y compris ceux des tubes cathodiques de la télévision, pourront vous le confirmer. Soit, mais elle ne l’est que depuis 496, et bien entendu par la faute d’une femme.
Que s’est-il donc passé cette année là ?
Depuis dix ans déjà, Clovis, vénéré roi des Francs, cherchait à se faire pardonner l’histoire du massacre consécutif au vase de Soissons. Peut-être l’ignorez-vous, mais ce dernier contenait, entre autre, la recette des haricots destinés à accompagner le mouton, ce qui fait que les Francs devaient se contenter d’un morceau de viande passée à la poêle accompagné de quelques petits morceaux de pomme de terre trempés à deux reprises dans un casque contenant de l’huile bouillante, ce qui deviendra plus tard, quelque peu anglicisé, le célèbre « beefsteack-frites ».
Or, Clovis devait se faire pardonner ceci surtout par sa femme, épousée peu de temps auparavant, qui lui avait glissé à l’oreille quelques petits mots qui vous seront cités plus loin (et les curieux sont priés de tout lire sans chercher à savoir ce que Clothilde a dit à Clovis).
Aussi, prenant une brutale décision, Clovis se fit-il baptiser, ainsi que trois mille de ses soldats, victimes eux aussi du même chantage, par un évêque qui passait justement par là et qui s’appelait Rémi.
Quelle publicité pour l’évêque ! Et pour sa patronne dite « notre sainte mère l’Église ! »
Rémi se doutait toutefois qu’il ne fallait pas trop importuner Clovis. La veille, il était encore un infâme païen (vous savez que le préfixe « in » est privatif, c’est-à-dire qu’il signifie « sans» ; autrement dit, cela signifiait que Clovis n’avait ni Dieu ni maître ni femme – oh qu’il était heureux le bougre !). Brutalement, il se réveillait dans la peau d’un catholique pourvu (d’un dieu et d’une femme, bien entendu). Aussi Rémi manœuvra-t-il habilement pour que ce soit Clovis qui s’adresse à lui.
Avisant le représentant de l’Église (catholique, apostolique et tout et tout), l’évêque Rémi, donc (qui en est devenu saint, le pauvre homme ! Ça lui a fait une belle jambe – la droite, parce que la gauche est restée aussi laide qu’avant !), Clovis, grand roi, lui glissa en loucedé (ce qui signifie, comme chacun sait, en hurlant dans son cornet acoustique) :
Dis moi, Rémi, ne crois-tu pas qu’il faudrait envoyer des émissaires dans tout mon royaume pour annoncer cette bonne nouvelle ? (et pour Clovis, vous le verrez plus tard, c’était vraiment une bonne nouvelle)
Tu as peut-être raison, Clovis !
NB (ce qui signifie note à benêts) : voici une remarque TRÈS IMPORTANTE, au passage. Amie lectrice, ami lecteur, grâce à moi, vous êtes en train de rectifier plusieurs siècles d’erreur. Non, ce n’est pas Charlemagne dit « sacré » si vous connaissez la chanson ou encore « le grand » si vous connaissez le latin et le mari d’Yvonne, qui a inventé les « missi dominici » – traduction « envoyés du seigneur » et non pas « messe du dimanche » – mais bel et bien C-L-O-V-I-S, roi des Francs.
Répétez sept fois de suite, trois fois par jour avant les repas, pour vous en persuader. C’est aussi efficace que les antibiotiques et au moins ce n’est pas dangereux !
Toutefois, ne demandez aucune décoration pour moi et encore moins mon élection à l’Académie Française : il y a trop d’anciens troufions décorés et/ou membres des Quarante pour que je puisse accepter !
Clovis reprit alors :
Oui, je sais, un roi a toujours raison (forcément, même le roi des c…, demandez donc à feu Brassens) mais je ne vois pas qui envoyer.
Rémi, cachant un sourire matois dans sa barbe, lui dit :
Si tu veux… mon petit Clovis… j’ai bien des envoyés à te proposer.
Ah bon ! Et… à quel prix ?
Car à l’époque déjà, l’Église songeait à se constituer un pécule pour ses vieux jours, en quelque sorte un mélange entre la pension de retraite et l’assurance-vie, assorti de bons du trésor (royal).
Mais… gratuitement, Clovis !
… !
Ces petits points, dans tout dialogue, traduisent l’ahurissement certain d’un personnage, ici, en l’occurrence, Clovis. ÉTONNÉ, il était, le pauvre : tu parles, un évêque, saint de surcroît, capable de DONNER ! Et GRATUITEMENT, par-dessus le marché ! Quel piège cela cachait-il ? Clovis eut bientôt la réponse :
Mais oui, gratuitement… à une petite condition !
Ah bon ! Laquelle ?
J’espère, amie lectrice, ami lecteur, que vous sentez le soulagement visible (mais non odorant, ne devenez pas triviaux) de Clovis. Il trouvait que la situation, subitement, redevenait normale.
Eh bien vois-tu, Clovis, je peux t’envoyer des moines partout dans ton royaume. Mais il faut que tu me promettes que partout où ils iront, ils seront bien accueillis, nourris, logés, blanchis et éclairés.
Clovis n’hésita pas une seconde :
Je te le promets, Rémi, mais à mon tour de t’imposer une condition.
Clovis, mon petit ! Clovis, voyons ! Clovis… tu as mal appris ton catéchisme ! Tu sais bien qu’on n’impose jamais rien à l’Église, hormis les mains dans certaines cérémonies ! Attention à ce que tu dis !
Tu n’as rien compris, Rémi ! Je veux que tes moines, comme tu les appelles, soient habillés de la même manière, pour que tout le monde puisse les reconnaître sans hésiter. Il faudrait aussi qu’ils aient une sorte de mot de passe à prononcer en arrivant dans tous les villages.
Là-dessus, Clovis et Rémi se séparèrent.
Rémi demanda du secours à dieu, son patron, mari de sa patronne notre sainte mère l’Église. Las, dieu, probablement occupé ailleurs, ne l’entendait pas ! Aussi Rémi se bénit-il lui-même en prononçant les paroles suivantes, qui allaient avoir un franc succès par la suite (et en latin, langue officielle des diplomates jusqu’à François Ier) :
Patri et Filii et Spiritus Sancti.
Vous savez très bien que ces paroles, traduites dans la bonne langue de notre grand Rabelais, donnent approximativement ceci :
Que le grand Cric me croque si cette espèce d’hurluberlu de Clovis n’est pas en train de me préparer un piège à nocs (à l’époque, c’était comme ça qu’on les désignait) de sa façon pour qu’en fait mes moines soient ses envoyés. Et puis, son idée de mot de passe, qu’est-ce que ça veut dire, hein ? Mot de passe, mot de passe, j’ai une gueule de mot de passe, moi ?
Amie lectrice, ami lecteur, à ce stade de mon exposé, il me semble INDISPENSABLE de laisser l’esprit se reposer quelque peu en faisant quatre remarques :
1 – le latin, à quelques exceptions près (essayez donc de traduire réacteur nucléaire !) est tout de même une langue plus courte que le français ;
2 – espèce est bien du genre féminin, contrairement à ce que certains qui causent dans les postes de radio et de télé essaient de diffuser subversivement dans les chaumières ;
3 – en traduisant le texte sur lequel je me suis penché, je me suis aperçu que le grand Henri Jeanson avait repris cette pensée de Rémi pour la mettre dans la bouche d’Arletty dans « Hôtel du Nord » : « Atmosphère, atmosphère…»
4 – Clovis a bien dit « mot de passe » et non « maison de passe », bordel !
Reprenons. En effet, Rémi ne s’arrêta pas là. Il continua :
Père, se lamenta-t-il en se tournant vers le ciel, père, ne m’abandonnez pas !
Ça, c’est aussi une reprise, un « remake » comme on dit dans le jargon franco-surtout anglais du cinéma. Il paraît que c’est le cri de Jésus, dit Christ, sur sa croix. Comme il l’a dit en hébreu, il semble que ce soit à une malencontreuse erreur de traduction qu’il doive son nom de « Jésus-Christ » car il s’agissait en fait de « Jésus crie ».
Rémi, quant à lui, criant ou non, ne voyait toujours pas de solution. Un moine, justement, passa par là. Voyant son évêque étendu (car il s’était couché au sol pour mieux prier), il lui donna une bénédiction qu’il pensait être la dernière. Levant la main vers le ciel, il commença :
Patri…
Il n’eut pas le temps d’en dire davantage. Se relevant d’un bond, Rémi le bouscula et se précipita sous la tente de Clovis, où il heurta malencontreusement le pied nu de ce dernier, qui était occupé à besogner Clothilde, histoire de rattraper un sacré retard d’affection en quelques heures. En effet, elle avait dit à Clovis, le jour de leur mariage :
Si tu veux faire l’amour avec moi, tu te convertis. Sinon, « bernique pour la nique » !
Clovis, dont l’exemple sera suivi plus tard par Henri IV s’écriant que « Paris vaut bien une messe », lui avait alors répliqué :
            Clothilde tu le veux ?              Je serai converti !
            J’ordonne à mon neveu        D’aller quérir Rémi.
            Catholique je serai                  Puisque tu m’as vaincu,
            Mais quand, je reviendrai,   Attention à ton c++
NOTE : malgré des efforts désespérés qui, comme chacun sait, n’en sont pas moins les plus beaux, je n’ai pas pu lire à cet endroit précis le manuscrit que je transposais directement du francien, langue d’origine germanique parlée par Clovis. Hélas pour la postérité ! Jamais on ne saura si Clovis n’aurait pas pu être le plus grand poète de notre pays !
Rémi, donc, heurta le pied nu de Clovis puis celui de Clothilde. Il se recula, effrayé par les mystères qu’il venait, à son corps défendant, de dévoiler à ses yeux. Il faut dire que Clothilde apprenait vite. Partant du principe bien connu qui dit qu’il est plus facile d’avoir la bouche ouverte que le bras tendu, elle s’évertuait à redonner à Clovis une forme éblouissante, sans s’aider ni des mains ni des pieds, simplement à l’aide de conseils certainement très catholiques mais en tout cas très efficaces qu’elle soufflait de fort près à l’appendice qui présentement poussait au centre du corps de son mari.
Après un petit coup d’œil appréciateur, tant il lui semblait que la belle Clothilde déployait une ardeur toute mystique à persuader son mari de se donner encore un peu de mal, Rémi sortit et décida de frapper à l’huis pour avertir Clovis de sa présence. En effet, ce dernier, pas plus que sa jeune femme, ne s’était rendu compte de l’intrusion de l’évêque. Hélas, il n’y avait pas de porte à la tente de Clovis. Dès lors,… où frapper ?
Avisant les armes abandonnées du roi des Francs, Rémi saisit l’épée de Clovis et, d’un grand coup, heurta son bouclier. Ce gong improvisé résonna jusque dans la tête de Clovis, le distrayant des occupations pourtant très distrayantes auxquelles il se livrait avec sa femme. En maugréant, il se leva tout de go (bien que Franc ripuaire et non Goth) et dit à Clothilde, en se rhabillant :
Clothilde, ma chérie,             Tu es vraiment divine
            Et moi je te le dis                     Et avec moi ma p+++.
            Mais voici que j’entends      Un son vraiment bizarre.
            Quel est donc ce boucan     Qui perturbe mon d+++ ?
            Je reviens, ma chérie.          Garde moi ta chaleur
            Et le truc que voici                Ira jusqu’à ton cœur.
NOTE (encore) : les +++ sont mises à la place de lettres totalement incompréhensibles, dont j’ai appris qu’elles avaient été brûlées par Anastasie, fille aînée d’un tsar de toutes les Russies qui adorait jouer avec des ciseaux.
L’avant-dernière ligne semble avoir fait l’objet d’un contresens, puisque j’ai trouvé une traduction qui disait « Garde-toi en chaleur », ce qui est absolument impensable. Ah, il y a des soi-disant spécialistes du francien qui ne sont pas tristes !
Quant à la dernière ligne, je n’ai pas réussi, malgré de nombreuses recherches, très approfondies, à trouver à quel mystérieux « truc » Clovis faisait allusion. C’est pourquoi je prie instamment toute lectrice ou tout lecteur (ne soyons pas sexiste !) de cet ouvrage qui aurait une petite idée de bien vouloir me le dire. Merci d’avance.
Mais reprenons. Clovis, donc, se leva et alla voir Rémi. Celui-ci s’écria :
Clovis, j’ai trouvé ! Non seulement mes moines seront habillés de la même manière, avec un froc (et non un pantalon, ce sera pour beaucoup plus tard, aux alentours de 1789), mais de plus ils pénétreront dans chaque village en criant « Patri ».
Que voilà une bonne idée, mon cher Rémi ! répliqua Clovis. Mais permets-moi de me retirer sous ma tente afin de l’exposer à ma tendre épouse dont
« Je le confesse, J’aime les fesses »
(et non pas, comme l’a prétendu un traducteur ignare : « J’en suis confus, Mais j’aime son c++ »)
Laissant Rémi coi, Clovis alla rejoindre Clothilde qui l’attendait dans son boudoir, telle Charlotte (vous savez, la petite de la chanson qui, n’ayant pas d’homme à portée de la main, trompait sa solitude en se penchant avec véhémence sur l’invention des carottes à la crème), prête à tout, ce qui valait mieux pour deux raisons :
1 – Clovis venait de lui inventer un petit poème de circonstance qui a eu par la suite beaucoup de succès :
Oh toi, ma belle Clothilde,
            Toi dont je serai le guilde (actuellement, on parle de guide)
Si quand j’avance tu recules,
            Comment veux-tu que je t’enc+++ ?
les +++ correspondant à des lettres effacées
2 – l’étymologie du nom propre « Clovis » prouve à l’envi que c’est une contraction de « Klaus » et de « vice ». Autrement dit, on devrait parler de « ce vicieux de Klaus » plutôt que de « Clovis ». Après, on a eu des « rois fainéants », alors ça va bien comme ça ! Clovis a tout de même une autre allure, non ?
Revenant de sa coitude (ce mot est un néologisme, un mot nouveau, si vous préférez, pour désigner ce qui est coi, une chose coite, quoi ! ATTENTION : ne pas confondre avec le coït de Clovis !), Rémi réunit les futurs moines. Il leur apprit leur mission officielle, qui était de répandre la nouvelle du mariage de Clovis et de sa conversion. Il leur apprit aussi leur mission officieuse en ces termes :
En même temps, vous allez me convertir ces noms de dieu de païens qui peuplent ce putain de dieu de pays en parfaits catholiques qui obéiront à notre mère la sainte Église, bordel ! Et que ça saute !
Illico presto – à toute vitesse – les moines partirent pour une sorte de diaspora comme qui dirait celle des Hébreux fuyant la Palestine à la suite de la conquête romaine. Mais ils n’avaient pas tout prévu !
En, effet, à force de les voir, les Francs associèrent leur cri de « patri » et leur froc de « moine ». Petit à petit, dans toutes les régions du royaume franc, on les désigna sous le sobriquet (voir ce mot) de « patrimoine ».
Peu à peu, le sens dérapa et le nom désigna en quelque sorte le bien commun de tout le monde. En effet, au départ, les moines étaient un peu des apprentis saints. Or, ils se débauchèrent au fil des jours. Beaucoup firent des enfant à tort et à travers et aussi à Hermeline, à Justine, à Caroline, à Aliénor, etc.. Ceci explique pourquoi, au Moyen-Age de notre histoire, les seigneurs, s’imaginant que toutes les femmes faisaient partie du « patrimoine » commun, en usaient et en abusaient. Ceci explique aussi pourquoi Rabelais a dû créer une abbaye destinée à juguler les excès des moines, ou plus exactement à les circonscrire.
NOTE : j’ai bien écrit « circonscrire les excès » et non pas « circoncire les moines » !
Le mot, devenu commun au fil des ans, passa dans le langage le plus courant qui soit. On prit l’habitude de parler de « patrimoine » pour désigner quelque chose que tous les habitants de la France avaient en commun. Comme la France est un guide pour l’humanité, comme Clovis en avait été un pour Clothilde, il y a même eu une « année du patrimoine » sous l’égide de l’UNESCO.
On peut donc sans rougir, en faisant référence à Clovis, mais aussi à Rabelais – surtout à Rabelais – parler de « patrimoine ». Ce mot n’a d’ailleurs jamais soulevé d’objection, ni chez les « patri-hot » (les quelques anglo-français chaudement partisans de la Révolution de 1789) pas plus que chez les « anti-moines » (ce sont des imprimeurs qui ont du caractère).
En revanche, la France n’est plus la fille aînée de l’Église. Tout au plus est-elle la cadette de l’Islam.

Guy

 

Le DicogagàGuy

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Le DicogagàGuy

Je ne savais pas trop où mettre ceci. Finalement, je me suis décidé pour une page d’article, renvoyant à plusieurs autres articles probablement, la structure n’étant pas clairement définie encore dans mon esprit.
En voici la genèse : en 1992, riche année pour moi sur le plan de la création, j’ai décidé de rejoindre MM. Littré, Larousse, Robert et bien d’autres au pays des dictionnaires. Pourquoi ne parlerait-on pas du « Guy » comme on s’exprime déjà à propos du « Larousse » ou encore du « Robert » ?
Le mien a tout de même une différence fondamentale avec ceux de ses prédécesseurs : il ne prétend pas être un parangon du langage, il ne veut qu’exprimer mon point de vue à propos de certains mots dont vous découvrirez que, parfois, ils réservent bien des surprises. N’oubliez pas son titre !
Tenez, puisqu’il y a eu une année entière qui lui a été consacrée, je vous propose de découvrir ce que m’a inspiré le mot  « patrimoine ».
Si vous cliquez sur le lien, vous allez en principe trouver la définition de ce mot,
 selon moi.
Guy