Archives mensuelles : juin 2016

Dernières informations à propos du « Maître de l’eau »

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Dernières informations à propos du « Maître de l’eau »

Je te donne les dernières nouvelles.

Sur amazon.fr, mon roman se trouve ici :
Le Maître de l’eau

Si tu cliques sur ce lien, tu vas te retrouver juste en face de la couverture de mon livre (pour l’instant seulement en version électronique)

Tu sais quoi faire ? Y’a pu ka, comme me dit toujours un vieil ami !

Si tu préfères la version papier, comme moi, c’est ici :
Le Maître de l’eau

 

Guy

 

« Sacré Christophe ! » (partie 23)

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« Sacré Christophe ! » (partie 23)

INTERLUDE

Je vous devine tendu(e), impatient(e), amie lectrice, ami lecteur.

Que se passe-t- il ? Vous voulez savoir si Cristobal a bien découvert l’Amérique ? Oui, oui, je vous l’affirme.

D’accord, il a commencé par découvrir les îles qui sont devant, par rapport à nous, à gauche quand vous regardez sur une carte, si vous voulez.

Oui, il lui a bien fallu quatre voyages avant de finir par toucher réellement le continent américain. Mais quand même, je vous certifie qu’il y est arrivé. En personne !

Lorsque j’écris « en personne », vous me comprenez.
Qu’il soit bien entendu que si la chair et les os d’un certain Cristobal se sont chargés de cette affaire, c’est bel et bien l’esprit d’un extraterrestre, venu d’une planète inconnue à bord d’un vaisseau spatial, l’« Amaire-Rique », qui l’a conduite de A à Z.
Voulez-vous reprendre un peu de rhum ou de madère ? Non ? Vous avez tort ! Parce que maintenant je vous conduis sans escale jusqu’à la découverte, dans le Lude III. Lisez les pages suivantes : vous en serez convaincu(e) !

« Sacré Christophe » (partie 22)

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« Sacré Christophe » (partie 22)

LUDE II

Cristoforo décida alors de passer à l’action. Il réunit autour de lui un commando de choc, composé de son frère de sang Bartholomé, qu’il consultat longuement afin de savoir à quoi il devait prétendre en remerciement de ses services, de son ami tonneau Marcello, du beau-frère du capitaine Dias, prénommé Fernao et de deux autres tonneaux amis de Marcello, auxquels ce dernier avait su inculquer sa très efficace technique maritime.
Cristoforo leur apprit son projet en ces termes :
Mes amis, vous savez à quel point je désire,
Et vous me connaissez, avoir un bel empire.
Pour ceci, mes amis, je vous le dis tout net,
J’ai besoin d’un appui qui me soit une fête.
Vous savez qu’il me faut trouver beaucoup d’argent
Pour louer des bateaux et vaincre l’Océan.
C’est pourquoi je vous prie de tous vous joindre à moi
Et vous tous mes amis, vivrez comme des rois.

Au nom de tous, Marcello lui fit cette réponse frappée au coin du bon sens :
Cristoforo ami, tu me connais très bien,
Et tu sais que je suis loin d’être un vaurien
De mon pas de tonneau, j’emboîterai le tien,
Et tous ces damoiseaux viendront suivre le mien.

Cette marque de confiance aveugle enchanta Cristoforo. Il expliqua alors longuement son plan qu’il qualifia de « mécénisation » à ses amis. Lorsque le dernier détail fut réglé, il leur proposa d’aller se reposer car la route qu’ils devraient parcourir serait certainement très longue.

Pendant une dizaine d’années, il voyagea incessamment avec ses amis. Tous se rendirent dans plusieurs grandes cours d’Europe pour proposer aux responsables politiques les plus en vue le projet que Cristoforo avait en tête : enrichir le trésor royal en ouvrant une nouvelle voie maritime vers les richesses mystérieuses de l’Orient, en passant par l’Ouest.

L’extraordinaire intelligence extraterrestre de Cristoforo lui avait fait découvrir à quel point les hommes qui peuplaient la Terre savaient peu de choses. Il s’était notamment aperçu que, grâce à la religion dominante de l’époque en Europe, la plupart de ses contemporains croyaient que le monde était plat. Bien malin qui aurait pu dire ce qui pourrait se passer quand on en atteindrait les limites !

Pour lui, qui avait l’habitude de voir cette planète, où il savait qu’une mission l’attendait, depuis les hublots de son vaisseau spatial, cette théorie était complètement absurde. Néanmoins, il leur pardonnait car après tout jusqu’alors personne ne s’était élevé aussi haut que lui pour dominer complètement le sujet.

Leur terre, naturellement, était beaucoup plus petite que la réalité.

Pour eux, elle était centrée autour de la Mer Méditerranée ; elle se limitait en fait à l’Europe, à l’Afrique du Nord et au Proche-Orient
(note 59 – soyez tout de même indulgent(e) à l’égard de nos ancêtres. Après tout, lorsque vous étiez plus jeune, sinon tout(e) petit(e), amie lectrice, ami lecteur, n’avez-vous jamais pensé que les habitants des antipodes avaient la tête en bas ?).

Seuls quelques esprits audacieux avaient eu le courage de reprendre deux ou trois idées venues de l’Antiquité. Ils étaient persuadés que la Terre, en réalité, était un globe. Quelques-uns, dans le secret de leur âme, pensaient sûrement qu’il tournait autour du soleil mais n’osaient pas le dire : les ravages que causaient déjà l’Inquisition en Espagne étaient connus et la religion catholique avait décidé une bonne fois pour toutes que, la Terre étant le centre du monde, tout tournait autour d’elle.

En 1484, il réussit, grâce à un juif de l’entourage royal, à parvenir devant Jean II, roi du Portugal. Leur entrevue fut brève mais significative.
– Sire, dit Cristoforo-Cristobal, je vous apporte la preuve que vous pouvez devenir le maître de Cipango et vous emparer de toutes ses richesses en or et en épices de toutes sortes.
Ah bon ! s’interloqua le roi
(note 60 – amie lectrice, ami lecteur, je vous entends d’ici. Vous vous dites : ça y est, le mec, il déraille complètement. Il est nul en grammaire, il ne sait même pas qu’on ne peut pas s’interloquer soi-même. Ah bon ? Et depuis quand ? Interloquer, ça vient du latin « interloqui » qui signifie interrompre. Et alors, on ne peut pas s’interrompre soi-même ? Ça, une fois, comme diraient mes amis belges de Ganshoren ! Tenez, pour vous le prouver, je vais vous faire un cadeau culturel ; à vous de reconnaître qui me l’a inspiré :
« Je m’interloque moi-même avec assez de moques,
Mais je ne permets pas qu’un autre m’interloque ! »
Peut-être convient-il que je vous apprenne qu’une moque, c’est un pot de terre vernissée que l’on utilise pour boire. Dès lors, si j’ai une moque aux lèvres et que j’en déguste le contenu, il me paraît évident que je suis obligé de m’interrompre moi-même ! Je ne peux plus parler, donc je m’interloque. Si vous connaissez un grammairien, vous pouvez lui signaler ceci de ma part).
Mais… comment ?
– Tenez, sire ! Regardez ces documents !
Et Cristoforo
(note 61 – c’est la dernière fois que je l’appelle ainsi. A partir de maintenant, je le nommerai Cristobal, puisque c’est lui-même qui a choisi ce nouveau prénom) de montrer au roi les vrais faux documents qu’il avait fabriqués lui-même en personne avant de les faire vieillir artificiellement grâce à un procédé ultra-secret venu de l’espace
(note 62 – j’ai fort heureusement découvert ce procédé que je vous livre sous le sceau du secret le plus absolu, bien entendu. Il avait frotté de terre les dits documents après les avoir chiffonnés, puis il les avait secoués pour ôter le limon et les avait enfin fait vieillir près d’une fenêtre, non loin d’un poêle pour que le tout sèche. Surtout, surtout, ne répétez à personne cette méthode artistique pour faire vieillir artificiellement un document. J’aurais l’air de quoi si vous alliez trouver un égyptologue distingué en lui racontant que vous avez trouvé un parchemin exposant un extrait de la vie du célèbre pharaon « Kih-Oskh » ? Les mânes d’Hergé feraient certainement un bond !).
Jean II fut secrètement intéressé mais il ne le montra pas. Il s’attendait à tout, mais il fit un véritable bond quand Cristobal lui exposa ses prétentions, à lui soufflées, rappelez-vous, par son frère : le roi pensa qu’il était dément.
Quoi ? Ce personnage qui n’avait pas de caution à lui présenter, qui n’avait qu’une expérience plutôt limitée du commandement en mer voulait le titre héréditaire de Grand Amiral de l’Océan ? Rien que ça ? Et de plus il exigeait une participation d’un dixième sur les profits de l’expédition ? Mais pour qui se prenait-il ? Et il voulait par dessus le marché soi-disant introduire le christianisme aux Indes ? Il y a des spécialistes pour ça, pensa Jean II qui haussa les épaules.
Il n’empêche, il était bien intrigué, le roi. Un roi, vous le savez, a plus d’un tour dans son sac. Dès que Cristobal eut tourné les talons, Jean II fit venir deux spécialistes de sa propre police secrète, Diego Montant-Laire et Francisco Piède-Biche. Il leur confia une mission secrète en ces termes, que je tiens de la bouche même de leur auteur via une consultation unique des archives de Jean II, qui ont disparu depuis :
– Mes petits, vous avez fait preuve jusqu’ici d’une maladresse incroyable. Je vous offre une occasion de vous racheter. Vous allez me suivre cette espèce d’Italien mâtiné d’Espagnol qui vit au Portugal. Vous allez trouver précisément son adresse. Dès qu’il sera parti pour faire ses courses, vous me fouillerez sa chambre de fond en comble.
– Mais sire, s’inquiéta Montant-Laire, il n’est jamais seul ! Il est toujours entouré de plusieurs accompagnateurs !
– Eh bien, répliqua le roi, vous attendrez qu’ils partent tous.
– Certes, sire, certes, intervint à ce moment Piède-Biche. Vous avez parfaitement raison. Mais que devrons-nous trouver, majesté ?
– C’est très simple. Vous avez vu cet homme partir tout à l’heure avec un gros paquet de cartes et de documents. Il me les faut.
– Parfait, sire ! répondirent en chœur les deux spécialistes.

Les voleurs royaux examinèrent le moindre millimètre carré de la chambre de Cristobal. Ils ne trouvèrent pas ce qu’ils venaient chercher, à savoir les fameux documents. C’était normal : depuis leur fabrication, Cristobal avait pris l’habitude de les enfermer dans un coffre invisible, puisque situé dans la quatrième dimension, d’où il ne les sortait que secrètement, juste avant de les montrer à ses interlocuteurs.

Cristobal, par son essence extraterrestre, savait qu’il devait passer par l’humiliation de ce refus. Tous ses amis s’imaginaient qu’il allait s’arrêter là. C’était mal le connaître… d’autant plus que lui savait que cette recherche serait couronnée de résultat !

Il continua. En 1489, après avoir réellement mis au point sa tactique à l’aide de Marcello et de Bartholomé, principalement, il se tourna vers la Castille. La reine Isabelle consentit à le recevoir. Elle lui fit entendre que c’était là une grâce exceptionnelle, car elle passait son temps à prier pour les pauvres victimes de l’Inquisition, dont elle avait entendu une fois les cris de douleur alors que Tomas de Torquemada s’entêtait à vouloir les convertir par la force.

Si elle eut l’élégance de ne pas tenter de faire dérober ses documents secrets à Cristobal, du moins elle ne lui accorda rien de ce qu’il demandait. Cristobal, qui savait comment tout cela allait se terminer, n’en fut pas très affecté. Son entourage le remarqua et s’interrogea. Pour rassurer ses amis, il quémanda leur aide en leur demandant ce qu’il devait revendiquer, car il ne savait pas trop quoi faire dans ce domaine.

Ce fut son frère Bartholomé (par le sang et non par la nature spirituelle) qui lui avait appris ce qu’il devait exiger, avant même d’aller voir Jean II, le roi du Portugal.
Il lui rappela :
– C’est très simple, Cristoforo. Tu dois, en remerciement de la découverte des nouvelles terres que tu envisages, obtenir pour toi le titre héréditaire de Grand Amiral de l’Océan et une participation d’un dixième aux profits de l’expédition.
Cristoforo se serait volontiers passé de tous ces honneurs, voire de cette participation : ne savait-il pas qu’il repartirait dans l’espace aussitôt qu’il aurait touché le continent nouveau qu’il s’apprêtait à découvrir ?
Néanmoins, par égard pour celui dont il occupait le corps, il accepta de soumettre ces deux exigences à tous ceux à qui il présenterait ce projet.
Il répondit :
C’est d’accord, mes amis, vous m’avez convaincu.
Amiral je serai comme vous le voulez
Mais vous aussi aurez une part du tribut
Puisque c’est grâce à vous que nous pourrons voguer.
Enfin, Cristoforo, qui savait comment tout allait se terminer, perfectionna sa propre évolution.

Il commença par changer de femme. Il remplaça sa belle Portugaise amoureuse par une Espagnole qui le devint encore plus quand elle apprit ce qu’il voulait faire (ce qui prouve à l’envi qu’il connaissait réellement le futur). Il faut toutefois reconnaître qu’il honora cette seconde épouse d’une quéquette souvent distraite, car d’une part Cristoforo était parfois quelque peu anxieux au sujet de son projet et passait presque tout son temps à le peaufiner, d’autre part sa nouvelle femme avait le coup de reins beaucoup moins nerveux que la Portugaise, qui de surcroît chantait et dansait le fado à merveille.

De plus, Cristoforo, qui savait décidément comment toute cette affaire allait se terminer, changea de nom. Il demanda que, désormais, on ne le prénomme plus que Cristobal. Il était maintenant fin prêt. Il ne lui restait plus qu’à passer à l’action. Il lança ses amis sur toutes les pistes possibles, avec un seul but : atteindre l’oreille d’un grand ami d’un roi ou d’une reine.

Ils lui obéirent dans l’enthousiasme le plus complet. Alors, déçu, Cristobal ? Lui, pas du tout, puisqu’il savait déjà comment tout cela allait se terminer. Ses accompagnateurs, certainement !

Il réussit à les entraîner dans un long périple européen.

Il leur dit :
– Mes chers amis, puisque les chefs de cette péninsule ne veulent pas de ce projet, je vous propose d’aller l’exposer ailleurs. Il n’y a pas que le Portugal et l’Espagne en Europe, quand même ! Tenez, si nous allions nous dégourdir un peu les jambes du côté de la France et de l’ Angleterre ?

Ses compagnons approuvèrent avec joie son choix, quand il leur eut expliqué qu’il songeait à offrir ses services aux rois de ces deux pays. Voilà notre petit groupe reparti par monts et par vaux.

Premier but : l’Angleterre.
Par malchance pour Cristobal, pensèrent ses amis, le roi était fort occupé par ailleurs. En effet, Henri VII Tudor
(note 63 – vous parlez d’un nom, pour un roi ! Quel travail il devait abattre dans une journée !)
venait de tuer son rival Richard III et se remettait de ses émotions en essayant de vaincre les révoltes et les complots qui éclataient contre lui.

– Ça n’a pas marché en Angleterre ? interrogea Cristobal. Tant pis, allons en France, nous verrons bien !

Et aussitôt la petite troupe franchit la mer du Nord pour se rendre à la Cour du roi de France. Charles VIII, quant à lui, sortait de la « guerre folle ». Il pensait souffler un peu, mais on lui préparait son futur mariage avec Anne de Bretagne. Aussi devait-il apprendre diverses choses concernant le maintien ; Cristobal lui aurait bien envoyé l’une de ses anciennes amies, mais, craignant que le roi n’apprécie pas le cadeau, il décida de s’abstenir de le lui faire.

Finalement, Cristobal revint en Espagne avec ses amis.
Il avait compris, grâce à sa remarquable intelligence extraterrestre, qu’il fallait persuader directement, sans intermédiaire, quelques personnes de l’entourage royal d’intercéder en sa faveur ; c’était en effet le seul moyen efficace d’agir avec les princes qui gouvernaient l’Europe
(note 64 – à cette époque, bien sûr ! Il est évident qu’aujourd’hui tout est changé et que l’appui d’un puissant ou prétendu tel, par exemple un homme politique, ne sert absolument plus à rien, démocraties européennes obligent !).
Il exposa sa nouvelle stratégie à ses amis après l’avoir perfectionnée. Grâce à elle, il réussit à entrer en relation avec le duc de Médina Celi et surtout avec Juan Perez, le confesseur de la reine. Il sut tellement bien les persuader que, sans hésitation, ceux-ci promirent de convaincre à leur tour la reine Isabelle de Castille non seulement de le recevoir une seconde fois, mais aussi de lui accorder tout ce qu’il demandait.
Ils tinrent parole.
Il faut dire que la reine venait de terminer, grâce à son armée qui avait pris Grenade le 2 janvier 1492, une lutte sanglante et coûteuse, la Reconquista.
Cette fois-ci, elle s’intéressa – et même de très près – aux propos qu’elle entendit. Elle réfléchit beaucoup. En effet, elle devait peser tous les avantages et les inconvénients de ce qu’on lui avait présenté.

Finalement, elle accepta, car la proposition de Cristobal présentait à ses yeux trois avantages incomparables :
– en ouvrant une nouvelle route vers les pays encore païens pour les évangéliser, elle montrait son zèle catholique à l’Inquisition. Or, elle savait, pour les avoir vu agir, qu’il valait mieux être en bons termes avec Tomas de Torquemada et ses confrères ;
– si l’expédition aboutissait effectivement au pays de la soie et des épices, voire de l’or, elle pourrait renflouer très rapidement les finances royales. Celles-ci en avaient bien besoin, car elle avaient été mises à mal par la Reconquista ;
– elle ne risquait rien. Si Cristobal échouait, la concession qu’elle avait l’intention de lui accorder serait nulle et ses prétentions aussi.
Dès lors, tout alla très vite. Le 17 avril 1492, Isabelle de Castille et Cristobal signèrent leur contrat, en présence des amis du futur amiral, tout heureux de voir que leurs recherches avaient enfin abouti. La reine lui confia un passeport précisant en latin :
« Par les présentes, nous dépêchons le Très Noble Gentilhomme Cristobal Colomb avec trois caravelles sur la mer Océane, vers les régions des Indes, dans certains buts et desseins »
(note 65 – le plus fort, c’est que tout ce qui précède et tout ce qui suit est parfaitement authentique. Gonflé, le Cristobal, non ?).
Un simple papier, cela ne coûtait pas grand chose à la reine. De plus, l’expédition elle-même, avec ses trois bateaux, lui revenait vingt fois moins cher que l’armement d’un seul véritable navire de commerce. Les caravelles, à cette époque, étaient en effet des bateaux destinés aux pauvres. Cristobal se retrouva donc à la tête d’une mini-flottille.
Son navire amiral, s’appelait la Marie-Galante ; ça ne faisait pas très sérieux à ses yeux : pourquoi pas la « Marie-du-Port » ? Il décida de le débaptiser. Après avoir rempli mille et une formalités, il réussit à le nommer « Santa Maria ». L’équipage du navire-amiral, commandé par Juan de la Cosa, secondé par Rodrigo de Jerez, était composé entièrement de marins galiciens, très habiles.
Le second navire, la Pinta, appartenait aux frères Martin Alonso et Vincente Yanez Pinzon, armateurs. Ils faisaient le voyage en espérant trouver de l’or et en rapporter beaucoup. A bord, ils avaient embarqué leur équipage habituel.
Le troisième navire était la Niña de Juan Niño. Au total, Cristobal embaucha quatre-vingt sept gens de mer expérimentés. Beaucoup d’entre eux se doutaient de l’existence de l’Amérique puisqu’il y avait déjà, depuis la fin du Moyen Age, de la pêche dans les environs de l’Islande pour la morue. Ils s’attendaient à partir sur l’Atlantique Nord. Ils furent bien surpris de ce qu’ils ont trouvé.

« Sacré Christophe » (partie 21)

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« Sacré Christophe » (partie 21)

INTERLUDE.

Après le choc culturel terrible que vous venez de subir, amie lectrice, ami lecteur, en assimilant une leçon d’histoire à laquelle vous ne vous attendiez certainement pas en ouvrant cet ouvrage, je pense qu’il est bon de laisser votre esprit se reposer quelque peu. C’est pourquoi je vous invite, en ma compagnie, à marquer une petite pause.

Vous avez toujours votre verre de rhum ou de madère à portée de la main ? Parfait ! Trempez-y donc vos lèvres. Avez-vous constaté à quel point l’un ou l’autre de ces breuvages peut être rafraîchissant après ces instants palpitants que vous venez de vivre en compagnie de Cristoforo ? Allez, vous en reprendrez bien une petite goutte : si, si, j’y tiens ! C’est que le parcours est encore long, avant que la vigie crie « Terre ! » Alors, n’avais-je pas raison ?

Cet intermède m’a permis de reposer un peu mes doigts, fatigués d’avoir dû taper sur le clavier de mon Macintosh comme si j’avais été sourd (ça, c’est encore une expression qui m’amuse, car elle est totalement démentie par les faits : mon père était devenu un peu dur d’oreille avec l’âge, disons même qu’il était pratiquement sourd, mais je peux vous assurer qu’à quatre-vingt six ans il frappait beaucoup moins fort sur son enclume qu’à soixante treize, quand il a pris sa retraite !).
Puisque tout est maintenant en ordre, vous pouvez reprendre votre lecture. Sous le vocable de Lude II, vous allez apprendre comment Cristoforo Colombo a réussi à se faire « sponsoriser » par les Très Catholiques Souverains d’Espagne.

Guy

Dernières nouvelles de mon roman « Le Maître de l’eau »

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Voici les dernières nouvelles de mon roman « Le Maître de l’eau »

Si tu as lu mes dernières « Impressions » datées du vendredi 3 juin 2016, tu as appris qu’il est maintenant terminé et opérationnel (bientôt, quelques petits détails techniques à régler), comme disent les militaires troufions de l’armée.

Je t’ai montré la couverture, qui s’appelle en fait le plat de devant, dans mes impressions. Voici le texte de la « 4e de couv » (plus normalement nommée la « quatrième de couverture ») où figure le petit résumé suivant :

Une guerre sans merci s’engage entre un journaliste indépendant,
Luc Lavignac et un milliardaire, André Boulaur.
Pourquoi ?
Un chercheur, Francis Colpo, fils d’un des membres de l’équipe
de Benveniste, qui a introduit le concept de « mémoire de l’eau »,
découvre des applications inattendues de cette théorie.
Il la reprend et la perfectionne.
Bien vite, il est confronté au coût du financement de ses recherches.
Que faire ?
Il doit impérativement trouver un  « sponsor ».
Il le trouve en la personne d’André Boulaur,  P.D.G. de la S.I.E.
(Société Internationale des Eaux).
Boulaur, c’est aussi un  mégalomane prêt à tout pour satisfaire
toutes ses ambitions
Qui pourrait l’en empêcher ?
Il a la richesse nécessaire pour assouvir ses envies.
Il a des appuis dans tous les domaines, politiques, économiques
et financiers, ce dans le monde entier.
Grâce aux recherches de Colpo, il a les moyens techniques
de réaliser son projet.
Mais Luc Lavignac, journaliste notoire, se dresse contre lui.
Riche milliardaire contre journaliste impétueux : qui l’emportera ?
Quel sera le prix à payer ?

Bientôt sur amazon.fr, etc.

A bientôt si tu veux le lire !

Guy