À propos de mon premier « vrai roman » (suite 05)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 05)

Je continue à t’expliquer la genèse de mon roman « Le Maître de l’eau ».

D’abord à propos d’un point précis : les personnages.

Je dissipe immédiatement mon erreur de départ.

Au début de ce projet, je m’étais incrusté dans la tête l’idée suivante : je vais d’abord trouver une idée, je vais la suivre et, normalement, tout va découler de ce point de départ.

Mes trois premiers essais ont été contruits à partir de cette idée dominante : je crée une bonne histoire et, à partir de cette histoire qui tient debout, je vais ajouter un tas de choses, y compris les personnages.

C’était ce que je croyait mais, à l’usage, je me suis rendu compte que ça n’allait pas de soi. Une discussion avec Fred m’a convaincu de revoir ma position et de m’intéresser en premier lieu aux personnages.

C’est un peu normal : ce sont eux qui, par leurs actions, leurs sentiments, leurs attitudes, font évoluer l’action, donc l’histoire et son récit, dans un sens ou dans un autre.

Pour te faire comprendre précisément ce que je veux dire, je vais examiner devant toi mes deux personnages principaux.

En tout premier lieu, celui que j’ai appelé « le savant fou ».

Qui est-il donc ?

Il s’appelle Francis Colpo. Il a décidé d’approfondir les travaux de Jacques Benveniste à propos de  ce que ce dernier a nommé « La mémoire de l’eau ». Résumée brièvement, cette hypothèse, qui date de 1981, explique ceci : l’eau qui a été en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés des dites substances alors même qu’elles ne s’y trouvent statistiquement plus, en raison du grand nombre de dilutions auxquelles l’eau « mémorielle », j’ose encore un néologisme, a été exposée.
Approfondir les travaux de Benveniste expose immédiatement Francis Colpo à la géhenne du monde scientifique, pas particulièrement accueillant aux idées nouvelles, contrairement à ce que l’on pourrait penser : ainsi, par exemple, le professeur Luc Montagnier, s’est exilé en Chine pour « échapper à la terreur intellectuelle » entourant Jacques Benveniste, un « Gallilée des temps modernes » selon lui et la mémoire de l’eau.
À l’Institut Montagnier de Shangai, il poursuit ses recherches sur les modifications dans la structure de l’eau causées par l’ADN et persistant à de très hautes dilutions.

On comprend aisément que Colpo, aigri par l’hostilité du monde scientifique, cherche à se venger de celui-ci. Il se heurte à de nombreux problème qui n’ont rien de théorique et en tout premier lieu à celui des finances : les expériences qu’il veut poursuivre coûtent cher. Comment les financer ? Il faut impérativement qu’il trouve un « sponsor ».
Or, un « sponsor » n’agit jamais par désintérêt, mais parce qu’il pense que les résultats pourront par exemple asseoir son autorité dans un domaine.

Colpo comprend très vite que les recherches entreprises par le Pr Montagnier et ses collaborateurs, même si elles sont couronnées de succès, n’aboutiront qu’à un résultat pratique, certes , mais inutile dans l’esprit d’un éventuel « sponsor ».
En revanche, s’il cherche à obtenir un moyen pour transformer l’esprit de nombreuses personnes de telle manière que celles-ci deviennent de parfaites collaboratrices du sponsor, lui obéissant aveuglément,  il a bien plus de chances de trouver une personne ou une société qui prenne les dépenses de ses recherches en charge.

A partir de ce constat, il n’a plus qu’à obtenir des résultats valides et à les tester. C’est ce qu’il va faire.

Il obtiendra des résultats valides, autrement mon roman n’aurait aucune raison d’être. Pour les tester, il met au point une sorte de « procédure de recrutement de volontaires ».

Plus de détails et la suite vendredi prochain, le 10 juillet 2015.

L’article sera intitulé : « Comme promis, à propos de mon premier « vrai roman » (suite 6) ». Original et inattendu, non ?

Guy

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10 réflexions au sujet de « À propos de mon premier « vrai roman » (suite 05) »

    1. Bonjour, Bernard,
      Oui, je l’ai vu et revu (durée presque une heure).
      D’après le Pr Montagnier et d’autres, cette « mémoire de l’eau » serait la caution de l’homéopathie.
      Personnellement je ne me prononcerai pas sur ce sujet mais je sais que le principe a inspiré ma réflexion qui a abouti aux premiers balbutiements de mon roman.
      Je suis persuadé, comme toi, que c’est une bonne idée parce que je me suis aperçu que c’était inimaginable ce que je pouvais inventer à partir de ça !

  1. Merci pour ton article Guy.

    Ton premier « vrai roman » s’annonce passionnant.
    Rien d’étonnant à ce que l’eau conserve la mémoire des corps qui l’ont « touchée » en quelque sorte, quand on s’intéresse à la physique quantique, à la création du monde montrant que toute particule ayant été en contact avec une autre, continue à réagir en résonance avec la première particule.

    Et comme le principe de l’homéopathie est basé sur ce constat, ça ne peut pas plaire aux laboratoires pharmaceutiques évidemment.

    Hâte de découvrir ton roman forcément passionnant. Et en plus avec l’humour que je te connais !

    http://danny-kada-auteure.com/

    1. Merci, Danny,
      Je me suis rendu compte qu’en me concentrant uniquement sur l’histoire comme je l’avais fait, je n’avançais pas.
      Alors que si je m’intéresse uniquement aux personnages, c’est comme dans la vraie vie !

    1. Je l’ai un peu cherché. Tu va voir vendredi prochain, je développe davantage sa biographie.
      Il est un scientifique de grande valeur, malheureusement très rancunier.
      Pour avoir un peu fréquenté ce milieu, je peux te garantir que tout n’est pas rose dans ce monde-là !

  2. C’est top, Guy !
    Passionnant comme tu abordes ton personnage et nous le présentes.
    Tu as très bien choisi son nom !!!
    Et en effet, on est beaucoup d’auteurs, quand on débute, à se focaliser uniquement sur les idées et l’histoire, au lieu des personnages qui sont le cœur du récit !
    Comme je suis en retard, je m’en vais lire illico la suite tralala 😉

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