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Encore quelques autres définitions de mots commençant par A

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Encore quelques autres définitions de mots commençant par A

ABANDONNIQUE : cet adjectif (c’est aussi un nom) s’utilise à propos d’un sujet (attention, ni   un verbe ni un complément), généralement un enfant, qui vit dans la crainte d’être abandonné, sans qu’il existe obligatoirement des raisons objectives pour justifier cette crainte.
Ça n’a rien à voir avec un homme dont le nom serait abandon et qui passerait sa vie à faire des choses aux femmes.

ABÎME : c’était un mot très célèbre, jadis, à l’époque où les enfants faisaient de vraies dictées, bien connu depuis qu’on s’est rendu compte que le chapeau de la cime était tombé dans l’abîme

ABOIEMENT : c’est le cri du chien ; on utilise aussi ce mot, le plus souvent au pluriel, pour désigner des paroles violentes.
Personnellement, je pense qu’un certain Aboi est un bluffeur professionnel.

ABRACADABRANT : selon des sources officielles, ce mot signifie extraordinaire, incohérent., extravagant. Lorsque j’ai entendu M. Chirac utiliser l’expression « abracadabrantesque »,  je me suis dit que j’avais lu ce mot quelque part.
J’adore me lancer des défis de ce type.
J’ai gagné : c’est Arthur Rimbaud, poète (vous savez, « Le dormeur du Val », « Voyelles », etc.), qui a utilisé le premier, semble-t-il, l’adjectif « abracadabrantesque », dans son poème « Le cœur supplicié », composé en mai 1871 et qui est connu sous trois titres différents, « Le Cœur supplicié » (13 mai 1871) , « Le Cœur du pitre » (10 juin 1871) et « Le Cœur volé » (7 juin 1886), version la plus souvent retenue.

ABRÉGER : ce verbe signifie « rendre bref ».
Rendre bref, c’est aussi raccourcir.
Un exemple : l’invention du docteur Joseph Ignace Guillotin est, en quelque sorte, un abrégé, une abréviation de la hauteur d’une femme ou d’un homme.

ACCORDÉON  : instrument de musique qui, avec la baguette de pain, le béret et le vin rouge, ainsi que quelques autres éléments, a fait la réputation de la France.
Cette réputation n’est pas usurpée : un certain Charles de Beaumont, dit le chevalier d’Éon (1728-1810), a, en accord avec lui-même, été tantôt femme tantôt homme (il sera autopsié après mort où un découvrira qu’il était bien un homme), condamné par Louis XVI, le roi abrégé (voir ci-dessus) à porter des vêtements féminins pendant les trente dernières années de sa vie. Ça n’a pas allongé pour autant la durée de  l’espérance de vie du monarque !

Quelques autres définitions de mots commençant par A

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Quelques autres définitions de mots commençant par A

Adultérin : c’est le symptôme numéro 1 de l’adultère.
Si l’on se réfère à la classification généralement admise par le cinéma (Rambo I, II, III, Freddy I, II, II, IV, Terminator I, II, etc.) il devrait exister des «adultèredeux», «adultèretrois», «adultèrequatre», etc..
Plus généralement, se dit d’un enfant qu’on se fait faire «dans le dos», signe d’une remarquable souplesse et d’une indubitable myopie, ainsi que d’une curieuse conformation ! On dirait l’Histoire !

Aéromètre : sorte d’instrument capable de dispenser les bienfaits de l’air pur des montagnes sur une distance de un mètre.
Un aérohectomètre est actuellement en construction dans le cadre des recherches du Centre National d’Etudes Aérospatiales. Il avait été envisagé un aérokilomètre, mais le budget de base était trop important pour l’ensemble des Français réunis (l’assemblée des Français réunis s’appelle les contribuables – voir ce mot). Peut-être les choses seront-elles différentes lors de la construction réelle de l’Europe scientifique.

Aérosol : appareil utilisé dans les hôpitaux pour permettre aux malades couchés dans des lits très bas de respirer sans craindre les odeurs des pieds de leurs visiteurs.

Affaire : se dit de tout ce qui touche aux inutiles.
Exemple : affaires politiques
Est parfois passible d’une lourde condamnation, l’amnistie (voir ce mot).

Affin : c’est un adjectif souvent employé comme nom, généralement précédé de «qui». S’utilise pratiquement surtout dans les pays du Tiers Monde.

Affranchi : se dit d’une lettre qui prend son envol vers la liberté.

Agame : s’utilise à propos des champignons qui font de la musique

Agape : repas alpin

Age : on a dit beaucoup de folies à son propos.
Si les physiologistes distinguent l’enfance, l’adolescence, l’âge mûr et la vieillesse, il est pourtant plus facile et au moins aussi scientifique de distinguer l’âge ingrat, jusqu’aux alentours de 14 ans, de l’âge ingrat double, après 28 ans, la portion de temps comprise entre 14 et 28 ans constituant l’âge ité.

Agriculture : c’est une forme de culture de l’esprit particulièrement nourrissante.
A bien y réfléchir, elle est la seule forme aussi nourrissante. Selon Jean-Marie Arouet dit Voltaire, ce serait l’unique activité philosophique réellement utile si l’on en croit ce qu’il fait dire à Candide.

Aimant : homme de fer, mais très attirant.

Ajut : se dit d’un nœud particulièrement riche en sauce (ah la littérature porno !)

Albite (même chose que ci-dessus) : comme son nom l’indique, désigne le siège de la douleur.
Exemple : j’ai mal…

Alcool : substance liquide qui, bien qu’utilisée le plus souvent en France, porte un nom originaire d’Arabie.
Ce simple fait tendrait à prouver que toutes les légendes concernant le Coran et les obligations musulmanes sont fausses. Une autre preuve est fournie par le fait qu’aujourd’hui encore, on dit, à propos d’un homme qui a plusieurs femmes sans être marié avec aucune d’entre elles, qu’il vit «alcool».

Alène : l’important, c’est de l’avoir bonne.

Alépine : ne s’emploie que lorsque plusieurs hommes sont présents dans une même pièce dans une tenue légère, par exemple lors des défunts conseils de révision.

Alèse (ou alèze ou alaize) : s’emploie uniquement au début d’une expression dont le second terme est « et décontracté ».
Désigne parfois un fantôme, individu recouvert d’un drap, versé dans l’humour urologique.

Alevin : nom masculin employé exclusivement lors du troisième jeudi du mois de novembre, au moment de la dégustation du Beaujolais nouveau.
Sinon, s’accompagne toujours d’un ou plusieurs adjectifs, comme « petit » et « blanc », par exemple.

Alexandrin : chacun sait qu’il s’agit d’un vers de douze syllabes, employé pour la première fois au XIIe siècle dans « Le Roman d’Alexandre ».
Dans ce domaine, une syllabe s’appelle un pied. Cela prouve à l’évidence que la poésie a des racines bien terre à terre.
Rappelons que l’un de nos plus grands poètes épiques, Hector Vigo, a particulièrement utilisé l’alexandrin. Au cours des nombreuses recherches que j’ai effectuées pour cet ouvrage, j’ai retrouvé ce poème inédit et terriblement prophétique :
Ce siècle avait douze ans, dieu devenait icône,
Déjà « the big Léon » perçait sous gros Zitrone,
Et du grand ridicule, déjà, par maint endroit,
Le front du gros vantard perçait le masque étroit
la suite était illisible ; dommage, on aurait cru Nostradamus !

Aliment : se dit d’un musulman prénommé Ali qui présente le défaut de ne jamais dire la vérité, comme recommandé dans le Coran.

Alléger : se dit de la variété de vin A qui possède cette qualité.

Allégresse : encouragement à ceux qui veulent à toute force prendre du poids.

Allié : se rapporte souvent aux politiciens. Ne dit-on pas, par exemple : « fou allié » ?

Altesse : titre grotesque dont certains journalistes prétentieux affublent de soi-disant héritiers de soi-disant rois alors qu’une révolution a été faite en France, en 1789, au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité … et surtout au nom de Michel de Montaigne (1533-1592) qui s’écriait que « Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ! »
Si on veut être poli, il suffit d’utiliser « Monsieur » ou « Madame », selon le sexe.

Amant : catégorie spéciale d’homme qui est tellement passionné par la chose qu’il en arrive à nier la vérité pour elle.

Ame : qualité particulière, selon le poète, d’un objet inanimé.

Ami : ça, c’est un mot qui me plaît.
D’abord pour une raison très simple : à l’évidence, nul ne choisit sa famille, mais a le pouvoir de choisir ses amis.
Choisir ses amis, c’est bien vite dit ; en fait, on se choisit mutuellement. C’est pourquoi, pour moi, un ami peut faire ce qu’il veut chez moi. Je me moque complètement de ses opinions politiques, de sa profession, bref de ce qu’il fait ou qu’il dit ; la seule chose qui m’intéresse, c’est ce qu’il est. Et il est d’abord et avant tout mon ami, c’est-à-dire quelqu’un que je défendrai bec et ongles s’il le fallait.
Un ami, c’est le seul mec que j’autorise à me dire en face que j’ai triché en jouant aux cartes (je n’y joue jamais, mais si j’y jouais ça serait ça) ; un ami, c’est le gars que j’appelle au téléphone et à qui je demande s’il peut quelque chose pour moi, qui me réponds aussi sec : « OK ». Notez bien qu’un ami, c’est aussi quelqu’un qui me téléphone en me demandant de venir pour l’aider et je lui réponds immédiatement : « J’arrive ». Et ça n’est pas qu’une vue de l’esprit, j’ai des amis qui peuvent en témoigner !
Je vous ferai bien la liste de mes amies et amis, mais outre que ce serait long, je ne voudrais pas que vous les embêtiez en les appelant de ma part. Aussi m’en abstiendrai-je !

Amidon : c’est le cadeau que fait régulièrement une relation collante.

(à suivre)

Guy

Quelques définitions de mots commençant par A

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Abbesse : quelques-unes furent de fieffées salopes, permettez à un grand admirateur de François Villon et de Georges Brassens de vous le rappeler. Peut-être est-ce dû à une constitution physique particulière du mot qui désigne leur fonction : ne dit-on pas :
« Abbesse ton slip ?».

Aboucher : joindre bout à bout. Ce verbe provient du nom commun bouche.
Si l’on réfléchit bien, il désigne parfaitement la respiration artificielle.

Abstème : c’est un malheureux qui ne risque pas de se trouver un jour dans les vignes du Seigneur, bien que les voies en soient impénétrables. En effet, il est obligatoirement membre d’une ligue antialcoolique, plus précisément anti-vinique

Abus : le A est une variété de vin, qui rend mauvais quand on en boit trop.
Un vieux proverbe précise même « Qui a bu aboiera ! »

Accoler : c’est l’action qui précède le fait d’aboucher

Accoupler : c’est une variété de A que l’on met entre deux refrains.
Elle est généralement de sexe féminin puisque les refrains sont masculins

Accroche-coeur : sorte de Don Juan qui séduit les femmes par les cheveux

Acquêt : il s’agit de tout bien acheté par une femme et un mari ensemble, alors qu’ils sont mariés.
Quand l’un des deux décède, le survivant (qui est le plus souvent la survivante, puisque les femmes semblent avoir une plus grande capacité de résistance à la mort que les hommes, probablement parce que cette dernière est de sexe féminin et qu’il y a moins d’homosexuelles que d’hétérosexuelles) est parfois obligé, en raison de la diminution de ses revenus, de faire la manche à la sortie des églises, afin de pouvoir subsister. On dit alors « L’acquêt quête ».
Il semble que ce mot ait connu une certaine fortune au début du XXe siècle, très précisément depuis que Sigmund Freud (1856-1929), psychiatre autrichien, ait prétendu, probablement en raison des possibilités d’héritage, que « C’est l’acquêt quête qui mène le monde »

Une nouvelle définition

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Une nouvelle définition

Sobriquet : voilà bien un mot qui prête à confusion(s).
Car enfin, je vous demande un peu :
– avez vous déjà vu un sceau briqué ? Un pont, si vous avez fait votre service militaire dans la marine, peut-être, mais un sceau ? Même Charlemagne (Carolus Magnus en latin, Charles Le Grand en Français, à ne pas confondre avec le grand Charles dit de Gaulle) avait un sceau mais pas briqué du tout ; il était plus usé que briqué ;
– avez-vous déjà vu un sot briqué ? D’accord, il existe bien des sots entouré de briques, par exemple dans les hôpitaux psychiatriques, mais un sot constitué de briques ? Ils ont comme tous les êtres humains, faits de chair et de sang. Tu vas dire que parfois on parle d’un sot friqué, mais c’est autre chose : c’est par exemple l’héritier américain très fortuné qui, paraît-il, s’est envoyé en l’air avec la bru de la reine d’Angleterre. avant qu’un accident malheureux les raye définitivement de la liste des vivants !

Guy

Une définition très importante.

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Inutile : il y en a beaucoup. Selon moi, il y en a même de plus en plus.

Tiens, prenons un exemple d’inutile-type, l’homme politique (voir ce mot).

Le mec (la nana, ne soyons pas sexiste) se prétend utile pour gérer la France à la place des Français, sous couvert de démocratie représentative. Moi, je ne crois pas pour au moins trois raisons :

1 – l’homme politique n’en a « rien à secouer » de la France, comme disait si aimablement un météore femelle premier ministre. La seule chose qui l’intéresse, c’est sa réélection et donc son portefeuille (même s’il n’est pas ministre) ;

2 – je n’ai jamais entendu un homme politique déclarer exactement ce que moi je pensais à propos d’un problème. J’en déduis qu’aucun homme politique n’est capable de parler à ma place. Si donc aucun n’est capable de parler à ma place, je ne vois pas au nom de quoi il me représenterait. Balançons gaiement aux orties la démocratie représentative et remplaçons là par la démocratie directe ;

3 – tu vas dire par Internet c’est simple : les spécialistes qui font les lois (parce que ne
t’ inquiète pas ce ne sont pas les abrutis qui siègent dans les assemblées ou sur les fauteuils des ministères qui font les lois, il y en a même quelques-uns dont on peut se demander s’ils savent lire et écrire) préparent un texte ; tu prends ton micro-ordinateur, tu te branches sur Internet, tu tapes ton code, admettons ton numéro de sécurité sociale ou un autre spécifique et tu tapes ensuite O pour oui et N pour non, par exemple. Et ça marche, c’est comme ça que ça fonctionne pour la SACD mais aussi pour plein d’autres organismes

Et ça, c’est de la vraie démocratie, à condition que le système soit bien sécurisé. Il n’y a qu’à demander à des hackers, au lieu de les mettre en prison !

Guy

Deux nouvelles définitions liées, les 10

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Deux nouvelles définitions liées, les 10

A : c’est, paraît-il, la première lettre de l’alphabet utilisé en France.

Lorsque j’étais petit, ma mère chantait – presque aussi faux que moi aujourd’hui – une chanson prétendument bourguignonne qui disait :

« A(h) que l’envie me démange
D’aller en vendange, d’aller en vendan-an-ge
Et de grappilloner
De grappilloner dans mon p’tit chapeau percé »

J’ai alors compris qu’en fait le A était une variété de vin. La suite me donne raison.

Abiotique : au sens propre (j’adore aussi cette expression, parce qu’on ne m’a jamais appris ce qu’était un sens sale. Un sens interdit, oui, mais un sens sale, non !), le mot biotique, qui provient, comme nombre de mots français, du latin bioticus. Ce mot  signifie « ce qui est en rapport avec la vie ou les êtres vivants d’une manière générale ».
Vous pourriez donc en conclure que « abiotique » a un rapport avec la mort ? Ce n’est pas du tout ça.
Souvenez-vous : le A est une variété de vin.
Un A biotique, ce n’est rien d’autre que du vin qui, rapidement, vous fait un tel effet que vous vous trouvez ivre-mort, voire tout à fait mort si vous insistez lourdement sur la quantité à ingurgiter.

Encore deux nouvelles définitions pour le prix d’une, les 09

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Abat-son : contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue, il ne s’agit nullement de la célèbre chasse aux çons (l’orthographe du mot a évolué dans le temps puisqu’au départ il s’agissait de la chasse aux nocs – voir Patrimoine), parce qu’il n’y aurait alors plus de çons dans notre univers ou tout du moins sur notre bonne vieille terre. Or, ils se multiplient encore plus vite que les homosexuels, ce qui n’est pas peu dire.
Note bien que je n’ai rien contre les homosexuel(le)s, j’ai mêmes des amies et des amis qui le sont, mais j’ai toujours été étonné par le mystère de leur reproduction.
Depuis que, enfant, j’ai appris que la génération spontanée n’existait que dans l’imagination, je suis en émerveillement quasi mystique devant ce processus (voir ce mot) : mais comment font-ils donc ?
A propos de cette génération spontanée, je te rappelle qu’elle fit l’objet d’une controverse au moins aussi célèbre que celle de Valadolid, à l’Académie des Sciences, entre Louis Pasteur, le père de la vaccination et le célèbre inconnu Félix-Archimède Pouchet (entre nous, ça c’est un prénom !)

Du coup, je me vois contraint, voire absolument obligé, à te donner une autre définition, celle du mot « processus ».

Processus : phonétiquement, ce nom commun a une résonance certaine laissant penser qu’un nommé « Procès » suce quelque chose.
En fait, il ne s’agit pas du tout de cela, même si quelques esprits chagrins donneraient volontiers ce nom aux bouches féminines spécialistes de ce que les journalistes nomment traditionnellement « les soldats du feu », probablement pour cacher d’un voile pudique l’activité réelle des bouches en question.
Processus, grosso-modo, signifie « progrès » ; il désigne effectivement un ensemble d’opérations qui aboutissent à un résultat que je qualifierai, exprès pour toi et parce que c’est dans l’air du temps, de « final ».  Tu imagines si les communistes chantaient en levant le bras droit : « c’est la lutte processus » ?Je vois ça d’ici !
Ce mot a été créé à partir de la préposition latine « pro » qui signifie devant, à la place de, pour ; alors, par pitié, ne laissez pas les incultes détruire le latin !
Si je reviens au processus, tu imagines que les incultes dont je te parlais précédemment détruisent effectivement le latin ? Processus deviendrait cessus ; « c koi » me demanderait ma petite-fille qui a tendance à abuser du langage sms ?

Deux nouvelles définitions, les 08

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Exceptionnellement, vous trouverez ce jour, vendredi 10 juillet 2015, deux définitions.

Pourquoi ?

J’ai décidé d’adjoindre, à celle d’un néologisme à moi, celle, très courte, d’un mot déjà existant.

Anglisine : attention, ceci est un mot nouveau, un néologisme, si vous parlez bien, de mon invention, bien sûr. Je l’ai utilisé pour la première fois en écrivant le début d’un projet d’ouvrage intitulé : « Et si on exégétait un peu ? »

En vertu du principe qui dit qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, je vous prie de trouver ci-dessous un petit extrait de ma prose religieuse. 

Voici donc ce que j’ai écrit dans l’ouvrage en question :

«… Américain et analphabète sont loin d’être incompatibles, comme par exemple Anglais et incapable de faire de la bonne bouffe. D’ailleurs c’est simple : à Londres, si tu manges bien, ou tu es dans un restaurant français ou alors c’est que tu tombes dans le Mac Do du coin. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait à leur dieu, mais il s’est vengé d’eux dans le domaine de la cuisine, que ne savent pas faire les Anglais. A mon avis, il faudrait qu’on invente un mot qui signifierait quelque chose comme « bouffe pire qu’archi-dégueulasse ».

Tiens, une suggestion : si on appelait cette particularité une anglisine, admettons ? Je vois d’ici le mot entrer dans le Robert ou le Larousse, avec la définition suivante :

anglisine : n.f. (nom féminin, mais après tout pour une fois on pourrait aussi écrire norme française) désignant le summum de la non-cuisine.

Ca ne serait pas une belle manière de venger à la fois Jeanne d’Arc, Dunkerque et Mers-el-Kébir, ça ? Hein ? Alors, qu’en dis-tu ?

Quoiqu’il en soit, dieu a certainement voulu qu’il y ait une référence zéro dans la cuisine, en-dessous de laquelle il est impossible de descendre, comme le 0°K dans l’échelle des températures, si tu veux.

Il faut que je te dise qu’un jour je suis allé à Londres. D’abord, le seul Anglais aimable sur lequel je suis tombé venait en droite ligne de Lyon (Lugdunum, comme disaient les Gallo-Romains). J’ai été inquiet, voire perturbé : après avoir cherché en vain un restaurant où il y avait de quoi nourrir correctement un descendant de bourguignons pure souche, j’avais dû me contenter de la saloperie américaine dont je vous causais précédemment, because ma bourse était aussi vide que mon estomac. Or, un Lyonnais, également originaire d’un pays de la bonne bouffe, égaré en Grite Brittaine, même en y ayant de la famille : que venait-il faire dans cette galère ? OK, compris, c’était lui qui faisait la cuisine. Me voici rassuré sur son sort !


Aboulique
: en grec, le a est privatif. Il s’agit donc d’une personne qui n’a plus de boule.
Ex : un eunuque.

Une nouvelle définition, la 07 : celle du mot télévision

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Une nouvelle définition, la 07 : celle du mot télévision

Télévision : ce nom signifie mot à mot « vision de loin », ce qui n’est pas complètement faux.

Toutefois, à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il s’agit de l’un des sujets de controverse les plus fréquents entre les Français.

Une remarque préalable  : ce petit texte, comme bien d’autres, date de 1992, année où j’ai certainement eu plus de temps que d’habitude pour écrire ce qui me plaisait sans m’occuper d’écrire pour d’autres.

Pour ma part, à cette époque, j’avais dit adieu à mon vieux poste et je ne l’avais pas remplacé, ce qui m’a évité d’une part de payer une taxe dont je n’ai jamais saisi l’utilité, d’autre part de  ne pas céder à l’abrutissement massif des foules.

J’ai dû me résoudre à en acheter un autre pour cause de petits-enfants.

L’une des dernières fois, à l’époque dont je t’entretiens, où je l’ai regardé, ce petit poste à images m’a inspiré un article que j’ai le plaisir de te reproduire ci-dessous in extenso (ce qui signifie, à l’attention des incultes qui liraient cet ouvrage par hasard, « en entier » et non pas « avec des extenseurs »).

Son titre était prometteur :

« OUI OU NON,
LES FRANÇAIS SONT ILS VRAIMENT AUSSI CONS
QUE LEUR TELE LE LAISSE CROIRE ? »

Le reste ne l’était pas moins. Juges-en sur pièce, puisque je te livre le texte incriminé :

« Voilà un sacré débat !

C’est un simple constat, enregistré par hasard, qui m’amène à poser cette grave question.

Les faits, d’abord.

Le lundi 6 novembre 1990, je crois, je m’installe par hasard devant mon poste de télévision, vers 18h45-19h à peu près (ceux qui en connaissent les horaires rectifieront d’eux-mêmes). Mon projet était simple : me délasser un peu en fumant l’un des cigares que ma belle-mère, présente pour cause d’hospitalisation de son mari (et avec laquelle je m’entendais fort bien) m’avait offert, tout en essayant de capter un peu des nouvelles du monde qui m’entoure. Ma raison profonde : j’étais installé depuis 4 heures du matin devant le clavier de ma machine à écrire, l’un des premiers Macintosh d’Apple (publicité absolument gratuite et crois bien que je le regrette) et je commençais à en avoir RAS-LE-BOL, si tu vois ce que je veux dire.

Ciel, ciel, ciel ! Enfer et damnation ! O rage, ô désespoir, ô vieillesse (relative) ennemie, N’ai-je donc tant vécu que pour (voir) cette infamie (sur mon écran de télé) ?

Et j’en passe et des meilleures même si elles sont moins connues.

Ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible, ce n’est même pas pensable, me dis-je in petto !

Dans un jeu débile, affligeant et consternant qui s’appelle « La famille en or », un bonimenteur inculte pose des questions imbéciles à des familles tarées.

Au début, j’ai demandé à ma belle-mère, histoire de me renseigner :

— De quoi qu’on cause, là ? C’est toujours comme ça ou c’est une soirée exceptionnelle ?

— Non, mon cher Guy, me répond-elle (forcément, c’est mon prénom), ce n’est pas exceptionnel ! C’est tous les jours ainsi !

— Ciel ! lui répliqué-je. Mais il faut être vraiment con pour demander à participer à une telle débilité.

— Oui, mais il y a trois millions (traduisez trente mille francs, ma belle-mère étant à l’époque relativement âgée) au bout.

— Même à ce tarif là (eh oui, moi, comme Cyrano, c’est moralement que j’ai mes élégances),  je ne participerai pas à ça !

Juste à ce moment arrive le plus beau des questions, le summum, le nec plus ultra :

Si vous alliez dans une île déserte, annonce l’inculte de service au sourire encore plus niais que Sabatier (vous savez, cet « animateur » dont Hervé Prudhon, nègre ou rewriter, a écrit un livre parce que l’éditeur pensait qu’il allait faire un tabac alors qu’il n’a fait qu’un bouillon ! J’ai vu qu’il est revenu à la télévision, sur Antenne 2 pardon, France 2), qu’emporteriez-vous avec vous ? Je vous rappelle que les réponses ont été données par un échantillonnage de cent Français.

Passons sur les réponses, encore que quelques-unes étaient appréciables : celle de la minette aux dents longues répliquant « un tube d’huile solaire » n’était pas mal, surtout si son île déserte est située au large du Groenland ; une autre, inspirée par icelle, a répliqué
« un maillot de bains ». Accessoire utile quand tu es tout seul à moisir sur ton île !

Le plus beau, c’était le sondage.

J’ai eu quand même une petite consolation culturelle : 24 sur 100, je crois, souhaitaient emporter un (ou des) livre(s) avec eux. Certains, 5 ou 6, ont répondu époux/épouse alors que ces hypocrites pensaient « mon harem » ou « une dizaine de beaux gars absolument infatigables du côté de la braguette ». Là, encore, ça va, tout est normal. Freud l’a bien dit que c’est la quéquette qui mène le monde ; il ne l’a peut-être pas dit comme ça mais ça revient au même. Mais le reste ! Alors là, le reste ! Sur 100 Français, il y en a au moins 70 qui sont plus cons que cons ! (J’aurais cru davantage, d’après mon expérience personnelle, mais je laisse aux chiffres le soin de prendre leurs responsabilités).

Non mais imaginez :

— « une voiture ou une moto ». Eh banane, où est-ce que tu avoir le carburant pour mettre dans le réservoir ? Ou alors, ta voiture, elle fonctionne à l’urine et tu pisseras dedans ? Ca ne va pas dans ta tête, non ?

— « un poste de radio ou de télévision – ou éventuellement les deux ». C’est une plaisanterie ou quoi ? C’est une île déserte où il y a l’électricité et tout le confort, que tu veux ? T’as fait naufrage mais tu veux être mieux loti, comme disait le navigateur du même nom, que Robinson ? Quand je te parle de Robinson, ignare, c’est de Robinson Crusoé dont je te cause, pas du poète anglais ou de l’acteur américain ou de l’actrice française ! Mais ils sont fous ces mecs !

— « de l’eau ». Admettons, c’est quand même un peu moins con. Seulement, t’en prendras 1 000 000 d’hectolitres avec toi, pour être sûr ? Parce que qui te dit que tu seras récupéré dans les huit jours ? En plus, une île, en principe, c’est une étendue de terre, petite dans le cas présent puisque déserte, entourée d’une grande étendue d’eau, n’hésitons pas à parler d’immensité. D’accord, cette eau-là, elle est salée. Mais dis-moi, Jules, si au lieu d’emporter ta télé tu prenais une grosse boîte d’allumettes, une casserole et un réchaud ? ou un briquet rechargeable ? ou de simples silex que tu frotteras les uns contre les autres comme nos ancêtres, du côté de la Préhistoire ? Avec ça, tu ne crois pas que tu pourrais la dessaler, ton eau de mer ? D’accord, tu ne pourrais pas en même temps te pavaner au volant de ta splendide auto ni honorer les unes après les autres les femmes de ton harem. Mais l’eau, il en faut pour vivre ! Remarque que si tu as la chance de tomber sur une île avec plein d’arbres fruitiers – et à fruits comestibles – tu as vraiment de la chance, parce que c’est plein d’eau, ces choses là. Et comme de plus dans les fruits il y a du glucose et que ce dernier est l’aliment numéro 1 du cerveau, si tu restes dix ans dans ton île, tu seras peut-être un peu moins con en revenant ! Non ? Mais si, mais si, je t’assure !

D’accord, les chaînes doivent faire de l’audience, d’accord, « TF1, c’est pas fin », d’accord il faut qu’il y ait une raison pour que la pub arrose de tant de fric les chaînes privées, mais QUAND MÊME !

Mon défunt père me disait toujours, même peu de temps avant de disparaître (à 87 ans),
« qu’on n’étonnait plus personne, même à Villechaud  » (petit lieu-dit situé à proximité du lieu de résidence de mon défunt papa). Je lui réponds posthumement, donc après sa mort : « Mais si, papa, on m’étonne encore, moi, ton fils aîné ! » Papa, te rends-tu compte que nous sommes environnés, encerclés, déjà presque défaits par les cons ! Toi qui pensais que la France était une terre de culture ! De cul, passe encore (et il y aurait des choses à dire sur les films pornographiques avec des titres même pas alléchants mais prétendus faire de la retape), mais de ture ? Tu rigoles, oui, mais c’est tout !

Je suis angoissé, d’une angoisse existentielle, comme aurait dit Jean-Paul (pas le pape polonais Jean-Paulski, mais notre Sartre national !) : les Français sont-ils vraiment, globalement, aussi cons que leur télé permet de le croire ? Parce que si c’est ça, je vais réellement me réfugier en Suisse. Eux, ils sont peut-être aussi cons que les Français, mais ils ont des coffres-forts dans leurs banques avec de l’argent dedans, des inspecteurs des impôts en peu moins voraces qu’en France et un sens de la démocratie peut-être un peu plus élevé  que chez nous.

Bien sûr, comme l’écrivait Ziegler (député européen mais aussi Suisse), ce n’est pas « Une Suisse au-dessus de tout soupçon » (ça s’appelle un détournement, mais pas de fonds, de titre), mais quand je vois les conneries dont on est capable « médiatiquement parlant » dans mon pays prétendu « Mère des arts, des armes et des lois », j’ai peur !

J’ai d’autant plus peur que « Santa Barbara », « Amoureusement vôtre », « Starsky et Hutch » « Deux flics à Miami » et j’arrête là l’énumération car ce sont à peu près les seuls titres que je connaisse, montrent une invasion insidieuse des Etats-Unis. Quand je pense qu’il y a des cons – encore plus cons que cons – qui prétendent que l’impérialisme américain est mort. Mais c’est ça, l’impérialisme : tu regardes le n° 1127 de « Côte Ouest » à Paris, le n° 1128 à Londres, le n° 1129 à Rome, le n° 1130 à Berlin, le n° 1131 à Tunis, le n° 1132 à Bombay, le n° 1133 à Sidney… et bientôt le n° 1134 à Moscou. Alors, là, t’as compris ou t’es vraiment CON ?»

Eh, mes lecteurs, ci vous en avez envie, vous pouvez répondre à cette grave question existentielle.

Un dernier exemple pour la route, pas triste non plus.

MIEUX : L’orthographe et la télévision.

Samedi 27 juin 1992, nous étions, Marie-Paule (ma femme) et moi, chez des amis. Nous regardions d’un oeil distrait la télévision, à la 1ère chaîne (décidément, c’est vraiment celle de la culture) parce que c’était une émission-souvenir des années soixante, présentée par un bonimenteur qui se pense culturel étanr donné qu’il sait dire sans reprendre son souffle, d’un seul coup : « Didon dîna, dit-on, du dos dodu d’un dodu dindon ». La seule chose qui lui échappe, c’est la nature même de Didon : était-ce un homme ? une femme ? un transsexuel ? un hermaphrodite ?

Si tu as répondu que Didon, qui avait changé de nom entre son départ de Tyr (elle s’appelait alors Elyssa et c’était la sœur d’un mec connu, dont tu as entendu parler, Pygmalion) et son arrivée à Carthage où elle fonda, paraît-il, la Tunisie – et que, sous le nom de Didon, elle a été non seulement la fondatrice mais aussi la première reine de Carthage, alors là tu as gagné toute mon estime, surtout si tu connais l’histoire de cette phénicienne d’origine. Super maline, la nana : elle débarque en Tunisie actuelle. Un seigneur local accepte de lui offrir une terre en précisant « autant qu’il pourrait tenir dans la peau d’un bœuf ». Tu sais ce qu’elle fait, la Didon, avant de dîner du dos dodu d’un dodu dindon ? Elle demande qu’on découpe la peau de l’animal en fines lanières. J’espère pour le bœuf qu’ils l’ont tué avant.  Les lanières ainsi obtenues sont mises bout à bout et encadrent ainsi une très grande surface. Du coup, le seigneur local dont j’ai oublié le nom lui donne un emplacement important, ce qu’elle voulait. Les compagnons de Didon y bâtirent une citadelle, appelée Byrsa (peau de bœuf), autour de laquelle s’éleva la ville de Carthage. Cette dernière devint rapidement une cité riche et luxuriante.

J’adore les Grecs et les Phéniciens. Quand j’étais petit, je me précipitais sur les aventures bédéesques d’Alix le Carthaginois.

Mais j’en reviens à nos moutons, plus précisément à TF1.

Alors que nous nostalogions (néologisme inventé par moi à l’instant pour vous expllquer que nous cédons à quelques instant de nostalgie) nous avons vus, sous nos yeux étonnée, une bande défilante nous indiquer (cramponnez-vous) : « Le président de la République, (Tonton, si vous préférez, ainsi baptisé par son neveu Fredéric qui fut aussi ministre de la culture) avait attéri à Sarajevo. Oui, vous avez bien lu, deux fautes dans le même mot.

Pour l’ignorant inculte qui a rédigé la bande en question, je rappelle que :
1 – atterri s’écrit avec un e muet et non un e accent aigu
2 – atterri s’écrit avec deux r et non un seul                

Lorsque je constate les progrès des journaleux (je n’ose pas appeler ça des journalistes) réalisés depuis 1992, je m’ inquiète pour le devenir de la langue française. Remarque que, selon certains, le futur de notre langue serait l’arabe, mais ce n’est pas gravé dans le marbre, heureusement !           

Voici la définition 06 du « DicogagàGuy ».

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Voici la définition 06 du « DicogagàGuy ».

Nous sommes maintenant en été.

Aussi te proposé-je la définition d’une catégorie de personnes que je n’apprécie pas particulièrement, surtout en cette saison où ils avancent à découvert. Il s’agit de toute une famille.

Con : terme générique désignant toute une famille de mots et de personnes.

S’écrit parfois Com. Tu en trouveras les principales variétés ci-dessous. Songe que j’ai dû me livrer préalablement à un travail sérieux d’élimination, étant donné le nombre immense, incroyable, incommensurable même, de catégories diverses à l’intérieur de cette espèce.

Une petite remarque pour commencer. L’âge, qui apparemment ne fait rien à l’affaire, réserve néanmoins une surprise de taille : en effet, on pourrait croire qu’il existe des jeunes cons et des vieux cons. En fait, il existe des jeunes gens qui raisonnent comme des vieux cons alors qu’on pourrait les prendre, à en juger par le ton de leur voix, pour de jeunes cons. Il semblerait bien que le monde de la connerie soit réellement un monde à l’envers !

Combat : variété aux petites jambes.

Combattant : variété particulièrement virulente, qui prétend avoir raison par la force tout en s’imaginant que c’est grâce à son intelligence.
Exemples : jeune cadre dynamique, homme politique en général.

Combiné : variété qui se dit cultivée l’été et sportive l’hiver. Se trouve parfois dans les jardins.

Compact : variété particulièrement épaisse. En termes très familiers, on dit même d’elle qu’elle « en trimballe une sacrée couche ».

Compagne : variété féminine arborant une simple jupette.

Comparable : variété qui peut être facilement évitée.

Comparé : variété qui sort toutes ses décorations le jour anniversaire des fins de guerre. A tendance à disparaître.

Compas : contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas du tout une inversion qui pourrait faire croire que la personne en question ne l’est pas ! Certaines et certains membres de cette variété ont tendance à s’écarter du droit chemin en se déplaçant à grandes enjambées, tout en faisant des ronds de jambes…

Compassé : ouf !

Compassion : branche de la science qui s’occupe de l’ensemble de ces variétés. Elle est dite « conologie », à ne jamais confondre avec l’« œnologie », qui étudie un matériel autrement plus noble. Cette branche, donc, s’intéresse plus particulièrement à la naissance des sentiments chez cette famille pittoresque.

Compatriote : variété des plus dangereuses, car elle se croit partout chez elle !

Compensée : n’ayez aucune crainte, ils ne pensent jamais ! Se dit de la variété qui essaie de se grandir en chaussant les semelles des autres.

Compétent : à fuir comme la peste. Est à l’humanité ce que le skunks (ou sconce) et le putois sont aux animaux.

Compilateur : variété qui se pique de culture littéraire.

Complainte : variété qui émet un chant obscur comme la célèbre clarté qui tombe des étoiles, selon Pierre Corneille (Le Cid, acte IV, scène 3), cette figure de style constituant, je me permets de te le rappeler, un oxymore, forme française plus usitée qu’oxymoron, directement grecque.

Complet : variété absolue. Il ne lui manque rien.

Composant : variété qui adore se faire photographier

Composition : variété jeune, élève dans un collège ou un lycée, qui se tient très mal sur sa chaise.

Compotier : variété qui tente – en vain – de réparer le vase de Soissons.

Compresseur : variété qui se reconnaît à son attitude dans les files d’attente des cinémas.

Compressé : variété qui s’oppose à la précédente.

Comprimé : variété qui a remporté un prix aux éliminatoires pour le concours du « Roi de l’année ».

Compris : c’est la variété qui vole et se fait remarquer par le détective chargé de la surveillance du magasin, car elle croit qu’il est possible d’emporter une armoire normande en la cachant sous sa veste.

Compromis : variété qui a l’habitude de s’en rapporter aux décision d’un tiers, qui arbitre. C’est la variété la plus intelligente. Elle a parfois la fâcheuse habitude, lorsqu’elle est d’essence féminine, de crier à tout va que nul ne la fera revenir sur sa décision, se privant ainsi de nombreuses possibilités de variations de plaisirs.

Concassé : variété qui se brise souvent les os.

Concentré : variété qui essaie de faire de la politique sans se référer ni à une direction dextrogyre, ni à une direction sinistrogyre. J’avais envie de te citer quelques exemples, mais tu les trouveras certainement par toi-même.

Concerné : variété très entourée par les scientifiques qui l’étudient.

Concerto : variété qui se distingue des autres par sa remarquable aptitude à le faire dès le petit matin, avec ou sans accompagnement musical.

Concierge : variété qui fréquente beaucoup les églises.

Concis : variété qui travaille surtout dans les professions du bois.

Concorde : variété qui s’est spécialisée dans l’alpinisme ou la marine à voile.

Concourant : variété sportive qui se déplace essentiellement à pied.

Concubin : variété vivant surtout à proximité de Fidel Castro.

Concupiscent : variété particulièrement souple et présentant des talents d’acrobate certains ainsi qu’une anatomie particulière. La preuve : essaie donc de le faire, toi, d’uriner par là ! Tu verras !

Condamné : variété religieuse qui n’a pas eu de chance au dernier moment. Pour elle, l’enfer ce n’est pas que les autres, comme le prétendait Sartre

Condensé : variété très compacte (voir ce mot). N’a aucun rapport avec la valse ou le tango, voire le disco.

Condescendant : variété qui tombe de plus en plus bas dans la déchéance pour de multiples raisons.

Condor : variété qui présente l’avantage sur toutes les autres de te laisser réfléchir en paix.

Confédéré : variété qui pense à se rassembler en vertu de ce vieux principe qui dit que « Qui se rassemble s’assemble ».
Exemple : hommes politiques

Conféré : variété qui va à la pêche et réussit assez bien de jolis coups.

Confessé : variété assez masochiste qui se plaint constamment d’être martyrisée.

Confins : variété inexistante. La preuve : on utilise toujours ce nom au pluriel ! Voilà qui est bien singulier, non ?

Configuré : variété qui s’imagine des choses.

Confondu : variété qui maigrit. Inutilisable en cuisine.

Conforme : variété qui dessine d’une manière plutôt bizarre.

Confort : variété qui présente des aptitudes physiques la rendant dangereuse pour les autres personnes, sauf pour celles qui appartiennent à la même variété.

Confrère : variété mâle produite par le même père et la même mère (la variété femelle s’appelle consoeur).

Confusion : variété qui soude.

Congelé : variété qui se vend en magasin. Froide de nature.

Congénère : il s’agit de la qualité principale de toutes les personnes qui engendrent les variétés examinées ici.

Congrégation : variété religieuse qui aime à se mettre en groupe. Représente pour la religion ce que les confédérés sont à la politique.

Conjoint : variété qui s’unit beaucoup.

Conjuré : variété que l’on convoque à chaque fois que l’on souhaite une erreur judiciaire.

Conquête : variété qui essaie de gagner sa vie grâce à ses manches.

Consacré : variété qui contient l’essence, la substantifique moelle de l’ensemble de toutes les variétés.

Consensus : variété d’ordre politique qui croit que l’ensemble des variétés présentées ici pourra un jour s’entendre avec les personnes intelligentes. Vaniteux, prétentieux et totalement désuet.
Attention : ne confondez pas cette variété avec un hémophile, qui aime le sang comme une sangsue.

Consentant : variété qui recherche la compagnie des compétents (voir ce mot).

Considérant : variété tellement bête qu’elle a de quoi vous faire perdre votre latin (et même votre français).

Considéré : attitude de chaque variété lorsqu’elle rencontre une personne intelligente.

Consommé : variété qui a toujours des ennuis, en particulier avec les huissiers.

Consonant : variété qui s’annonce à ta porte. Surtout n’ouvre pas.

Consort : la même variété que précédemment, après que tu aies eu l’imprudence d’ouvrir ta porte malgré mon avertissement.
Comme un homme averti en vaut deux, tu es de toute manière plus fort qu’elle et tu peux en conséquence la sortir aisément.

Contagieux : variété toujours malade, qui répand sa maladie mieux que Larousse ses fleurs de pissenlit et surtout plus rapidement.

Contenant : variété parasite qui s’agrippe partout.

Contenu : variété que l’on rencontre souvent dans les hôpitaux psychiatriques et les prisons.

Contexte : variété qui se pique d’écrire. Comme elle ne sait pas le faire, elle doit faire appel à des spécialistes de l’écriture, que les éditeurs français nomment des «rewriters », les anglais et les américains des « ghostwriters » et Jean-Marie des « nègres ».

Contractant : variété qui tire la suivante.

Contracté : variété qui se fait tirer par la précédente.

Synonymes : parasite, homme politique.

Contribuable : variété très particulière autant que très temporaire.
En effet, à un moment ou à un autre de sa vie, chaque Français a été, est ou sera un contribuable en puissance. La caractéristique du contribuable, en dehors de sa brièveté de vie (trois instants annuels) est le tic qui le pousse à acquitter un tribut, comme son nom l’indique phonétiquement, non pas à un certain Bleu, mais à un père de famille nombreuse, monsieur Cepteur, justement pour ne pas recevoir de bleus.

Convaincant : variété capable d’en battre une autre.

Convaincu : variété battue par la précédente.

Convers : variété colorée, particulièrement religieuse.

Convivial : variété d’obédience principalement dite « à dominante », prétendant faire passer les repas guindés, voire collets montés avec menu rédigé depuis fort longtemps, petits fours et appellation contrôlée « chers camarades » (si elle est « à dominante de gauche ») ou « chers amis » (si elle est « à dominante de droite »), en costume trois pièces-cravate ou noeud papillon quelle que soit la dominante, pour de sympathiques gueuletons entre amis autour d’une bonne bouteille de rouge.
C’est une variété qui ne connaît rien à la vraie vie, bien qu’elle se prétende « issue du peuple ».

Convoyeur : variété peu recommandable, que l’on rencontre généralement à proximité des sex-shops.

Et j’en ai encore plein, plein, plein sous le coude, tellement il en existe !

Guy