Archives pour la catégorie Le Maître de l’eau

À propos de mon premier « vrai » roman (suite 07)

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À propos de mon premier « vrai » roman (suite 07)

En principe, je tiens toujours mes promesses. Les rares fois où je n’ai pas pu le faire, c’est parce que j’étais immobilisé sur un lit d’hôpital à la suite d’une opération.

Cette précision donnée, je viens te parler du personnage qui va s’avérer être « l’ennemi »  – disons tout relatif – de Francis Colpo, « le savant fou ».

Il se nomme Luc Lavignac,  plus exactement j’ai décidé de le baptiser ainsi.

Ce personnage exerce la fonction de journaliste indépendant,  ce que,  à la suite de la mode américaine, on a décidé de baptiser « freelance ».

Après une formation initiale de journaliste au CFJ (centre de formation des journalistes de la rue du Louvre à Paris) suivie d’un travail au CFPJ (même adresse mais formation plus approfondie et spécialisée), il s’est fait connaître dans ce milieu d’une part en s’appuyant, entre autres, sur les recommandations des anciens de cette école, d’autre part en réalisant des enquêtes de fond qui lui ont valu une belle réputation dans ce domaine.

Le dernier grand reportage qu’il a conduit, à propos des sectes et des dérives sectaires, lui a  demandé près d’une année complète de travail. Sa ténacité a été récompensée puisque son reportage complet a été primé à plusieurs reprises et lui a valu une superbe notoriété à la fois dans le milieu du journalisme et dans celui de la littérature, étant donné qu’il a été sollicité pour rédiger un ouvrage à ce propos.

Son meilleur ami, camarade de promotion, s’appelait Marc, Marc Essey. Luc est d’ailleurs le parrain de son fils, Lucas, né du mariage de Marc avec sa femme Françoise. Malheureusement, Marc Essey est décédé dans un stupide accident de voiture alors que Lucas venait tout juste d’atteindre ses cinq ans. Au nom de cette ancienne amitié et des liens qu’il entretient avec son filleul, Luc s’intéresse toujours à ce que devient Lucas, qui a maintenant vingt ans.

Françoise a trouvé en Luc Lavignac à la fois un soutien et un confident sûr. Elle vient le trouver pour lui demander conseil à chaque fois qu’elle se heurte à un problème important.

Elle se trouve confrontée à une difficulté inédite : son fils Lucas a adopté depuis quelque temps une attitude qui lui semble bizarre. Il est toujours le Lucas qu’elle connait, son fils en qui elle a une totale confiance, mais il lui semble que quelque chose a changé en lui. Elle se demande s‘il n’est pas influencé par une secte quelconque.

Elle observe attentivement son fils. Apparemment, il n’a pas changé, il est le Lucas qu’elle connaît depuis toujours. Elle pense déceler toutefois un malaise dans certains de ses comportements.

Pour en avoir le cœur net, elle décide de demander de l‘aide à Luc. Celui-ci la lui accorde bien volontiers, d’autant plus qu’il continue à s’intéresser au sort de son filleul et que les confidences que lui font Françoise le conduisent à s’interroger.

Il décide de trouver la raison qui expliquerait le changement du comportement de Lucas. C’est ainsi qu’il est entraîné dans une véritable enquête policière qui le met sur la piste de Colpo et de ses agissements.

Tu devines bien qu’il va y avoir, à un moment ou à un autre, un véritable affrontement entre, d’un côté, Colpo (quoique…) et son « sponsor » (dont je te parlerai vendredi prochain) et, de l’autre, Luc allié à Françoise.

Tu es pressé(e) d’en savoir plus ? Désolé, chez toi comme chez moi, une semaine dure sept jours, il te suffit, pour t’en persuader, d’étudier l’étymologie du mot. Alors, il va te falloir patienter jusqu’au vendredi 24 juillet 2015 pour lire la suite et comprendre un peu les bases de mon roman, au moins en ce qui concerne ses personnages. Ça s’intitulera : « Comme promis, à propos de mon premier « vrai » roman (suite 08) ». Un vrai feuilleton, ce roman !

Allez, patience ! A vendredi.

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 06)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 06)

Ainsi que je te l’ai promis, je continue à t’exposer la genèse de mon roman « Le Maître de l’eau », d’abord à propos des personnages.

Vendredi dernier, souviens-toi, après t’avoir brièvement présenté Francis Colpo, celui que j’ai nommé « le savant fou », je t’ai expliqué pourquoi il  cherchait à se venger du monde scientifique. 

Dès l’instant où il a imaginé une solution, il s’est  trouvé confronté en tout premier lieu au problème de l’argent. Les expériences qu’il veut poursuivre, le matériel qu’il souhaite utiliser, tout cela coûte cher. La solution qu’il envisage finalement, après mûre réflexion, est de faire appel à un « sponsor ».

La question, pour lui, est maintenant de trouver une piste suffisamment intéressante pour  « aguicher » le futur sponsor.

Que peut-il lui expliquer ?

Il peut imaginer que le sponsor veuille par exemple asseoir son autorité, dans un domaine précis, sur l’esprit de nombreuses personnes. Ainsi, elles deviendront de parfaites collaboratrices du sponsor, lui obéissant aveuglément. Il décide de chercher dans cette direction.

Il entreprend systématiquement une prospection suivie auprès grandes entreprises qu’il connaît, il met même au point des arguments variables en fonction de la spécificité de ces entreprises.

A partir de cet instant, il se rend compte que de nombreuses possibilités s’ouvrent à lui, d’autant plus qu’il a présenté habilement son affaire et le but de ses recherches.

Le problème auquel il se heurte, c’est que les entreprises ne se bousculent pas pour répondre à ses attentes.

Au moment où il allait abandonner, une solution s’ouvre à lui. Elle émane d’une société de traitement de l’eau.

Il prend contact avec le PDG de cette société qui lui laisse toute facilité de poursuivre ses recherches, moyennant l’assurance absolue de leur efficacité. Cette personne, qui engage une parte de sa fortune personnelle dans cette aventure (pour des raisons à découvrir dans mon roman), exige évidemment d’être tenue au courant quasi quotidiennement des découvertes de Colpo et de leur évolution.

A partir de ce résultat, le « chercheur fou » n’a plus qu’à obtenir des résultats valides et à les tester. C’est ce qu’il va faire.

Il obtiendra des résultats valides, autrement mon roman n’aurait aucune raison d’être. Pour les tester, il met au point une sorte de « procédure de recrutement de volontaires ».

J’ai repris cette procédure de l’un des premiers projets que j’avais conçus. Je te la rappelle ci-dessous (c’est un simple « copier/coller de la suite 03) :
Colpo décide  de faire appel à des esprits encore influençables, ceux des personnes d’un âge compris entre 16 et 20 ans.
Il fait passer des petites annonces dans des journaux gratuits, mais le résultat est assez décevant à ses yeux.
À l’issue d’une enquête rapide,  le « savant fou » constate que les personnes qu’il recherche fréquentent, pour la majorité  d’entre elles,  le site de Facebook (publicité gratuite mais correspondant à la réalité si j’en crois ce que je constate). Il change donc son fusil d’épaule et réserve à ce site les annonces de recherche de « cobayes » en créant une page spécifique destinée exclusivement à cet usage.

Tu trouveras plus de détails et en particulier la présentation de la personne qui deviendra
« l’ennemi » de Francis Colpo, vendredi prochain, le 17 juillet 2015.

L’article sera intitulé : « À propos de mon premier « vrai roman » (suite 07) ». Incroyable, non ?

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 05)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 05)

Je continue à t’expliquer la genèse de mon roman « Le Maître de l’eau ».

D’abord à propos d’un point précis : les personnages.

Je dissipe immédiatement mon erreur de départ.

Au début de ce projet, je m’étais incrusté dans la tête l’idée suivante : je vais d’abord trouver une idée, je vais la suivre et, normalement, tout va découler de ce point de départ.

Mes trois premiers essais ont été contruits à partir de cette idée dominante : je crée une bonne histoire et, à partir de cette histoire qui tient debout, je vais ajouter un tas de choses, y compris les personnages.

C’était ce que je croyait mais, à l’usage, je me suis rendu compte que ça n’allait pas de soi. Une discussion avec Fred m’a convaincu de revoir ma position et de m’intéresser en premier lieu aux personnages.

C’est un peu normal : ce sont eux qui, par leurs actions, leurs sentiments, leurs attitudes, font évoluer l’action, donc l’histoire et son récit, dans un sens ou dans un autre.

Pour te faire comprendre précisément ce que je veux dire, je vais examiner devant toi mes deux personnages principaux.

En tout premier lieu, celui que j’ai appelé « le savant fou ».

Qui est-il donc ?

Il s’appelle Francis Colpo. Il a décidé d’approfondir les travaux de Jacques Benveniste à propos de  ce que ce dernier a nommé « La mémoire de l’eau ». Résumée brièvement, cette hypothèse, qui date de 1981, explique ceci : l’eau qui a été en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés des dites substances alors même qu’elles ne s’y trouvent statistiquement plus, en raison du grand nombre de dilutions auxquelles l’eau « mémorielle », j’ose encore un néologisme, a été exposée.
Approfondir les travaux de Benveniste expose immédiatement Francis Colpo à la géhenne du monde scientifique, pas particulièrement accueillant aux idées nouvelles, contrairement à ce que l’on pourrait penser : ainsi, par exemple, le professeur Luc Montagnier, s’est exilé en Chine pour « échapper à la terreur intellectuelle » entourant Jacques Benveniste, un « Gallilée des temps modernes » selon lui et la mémoire de l’eau.
À l’Institut Montagnier de Shangai, il poursuit ses recherches sur les modifications dans la structure de l’eau causées par l’ADN et persistant à de très hautes dilutions.

On comprend aisément que Colpo, aigri par l’hostilité du monde scientifique, cherche à se venger de celui-ci. Il se heurte à de nombreux problème qui n’ont rien de théorique et en tout premier lieu à celui des finances : les expériences qu’il veut poursuivre coûtent cher. Comment les financer ? Il faut impérativement qu’il trouve un « sponsor ».
Or, un « sponsor » n’agit jamais par désintérêt, mais parce qu’il pense que les résultats pourront par exemple asseoir son autorité dans un domaine.

Colpo comprend très vite que les recherches entreprises par le Pr Montagnier et ses collaborateurs, même si elles sont couronnées de succès, n’aboutiront qu’à un résultat pratique, certes , mais inutile dans l’esprit d’un éventuel « sponsor ».
En revanche, s’il cherche à obtenir un moyen pour transformer l’esprit de nombreuses personnes de telle manière que celles-ci deviennent de parfaites collaboratrices du sponsor, lui obéissant aveuglément,  il a bien plus de chances de trouver une personne ou une société qui prenne les dépenses de ses recherches en charge.

A partir de ce constat, il n’a plus qu’à obtenir des résultats valides et à les tester. C’est ce qu’il va faire.

Il obtiendra des résultats valides, autrement mon roman n’aurait aucune raison d’être. Pour les tester, il met au point une sorte de « procédure de recrutement de volontaires ».

Plus de détails et la suite vendredi prochain, le 10 juillet 2015.

L’article sera intitulé : « Comme promis, à propos de mon premier « vrai roman » (suite 6) ». Original et inattendu, non ?

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 04)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 04)

Chose promise, chose due.

Je vais donc t’expliquer, amie lectrice, ami lecteur, comment mon contact avec Fred et sa formation a changé mon point de vue.

Je te remercie de prendre connaissance, ci-dessous, ce que j’ai préparé, ma version finale, en quelque sorte, pour l’instant :

1 – J’ai d’abord répondu aux questions de base ci-dessous :
1-1 – Qui est le protagoniste ?
1-2 – Qui est l’antagoniste ?
1-3 – Quel est le cadre ?
1-4 – Quel est l’enjeu ?
1-5 – Quel est l’élément déclencheur ?

2 – Voici les réponses que j’ai formulées  :
2-1 – Le protagoniste, le héros de l’histoire, si tu préfères, est le journaliste free-lance.
2-2 – L’antagoniste, son ennemi, donc,  est non pas le savant fou, comme je le pensais au déprt, mais le patron de la S.I.E.. Note bien que j’ai hésité longtemps avant d’établir ce classement relatif.
2-3 – Le cadre est la lutte pour le contrôle des pensées humaines, d’une manière générale, puisqu’il s’agit de savoir si oui ou non il est possible de les influencer.
2-4 – L’enjeu de la partie est, en fait, la récupération du libre-arbitre de chacun.
2-5 – L’élément déclencheur est le fait que le savant fou, mis au ban de la société, cherche à se venger de celle-ci. C’est du moins ce que je pensais au départ. En réalité, j’ai un peu approfondi cette question, avec l’aide de Fred et je me suis rendu compte que l’élément déclencheur, c’est-à-dire ce qui permet la naissance de cette histoire, est la disparition du fils d’une amie du journaliste. L’élément déclencheur est un fait.

3 – J’ai mis au point quelques petites précisions pour mieux cerner cette histoire, je te les indiquerai le moment venu.

4 – J’ai surtout créé quelque chose dont j’ignorais l’existence, que Fred a nommé « le high concept » de l’histoire.
De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de résumer, en deux phrases, l’histoire, son concept, ce qui sert de fondement à tout ça.
Je dois te dire tout de suite que c’est le moins évident.
Tous ce que je t’ai exposé jusqu’ici à propos de cette histoire consiste en une série de synopsis, comme au cinéma, c’est-à-dire un (des dans mon cas) résumé un peu détaillé de l’histoire et de son évolution.
Le « high concept », c’est en quelque sorte ce dont François Rabelais a parlé dans le prologue de Gargantua, en invitant son lecteur à approfondir le sens du récit, selon la formule très connue dans laquelle il lui demande de « rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».
En m’appuyant sur ces références, j’ai créé mon « high concept » qui se résume de cette manière : « Un savant fou, brillant chercheur qui a perfectionné la théorie de la mémoire de l’eau, utilise, sous l’emprise du patron de la S.I.E.,  les résultats de ses recherches pour tenter d’influencer les pensées de toute l’humanité.  Un journaliste essaie de l’en empêcher. »

Voici donc, résumée en quelques lignes, la pensée fondamentale sur laquelle je m’appuie pour rédiger mon roman « Le Maître de l’eau ».

Naturellement, ceci sera à suivre le vendredi 3 juillet 2015.

En attendant cette date, je t’invite à réfléchir à la manière dont toi,  tu aurais traité ce high concept.

Je te souhaite une bonne journée.

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 03)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 03)

Comme promis, voici la troisième et actuellement dernière version du « Maître de l’eau ». Ainsi que je te l’ai dit,  elle n’est pas terminée, puisque j’ai décidé de revoir mes trois histoires.

Entretemps – détail très important –  j’ai appris qu’une personne du nom de Fred Godefroy lançait une formation, la première de ce type en France, en français qui plus est, ce qui m’arrange beaucoup, à propos de l’écriture d’un roman. Si tu es intéressé(e), tu peux aller voir ici http://lesstudiosgodefroy.com/ pour avoir des renseignements à propos de la Méthode Godefroy.
Ceci t’explique, entre autres, la présence du logo que tu as pu apercevoir ici, 
la
« Promotion Phoenix » en question désignant simplement la promotion des premiers inscrits à cette formation.

Pourquoi me suis-je inscrit ?

Pour deux raisons.


La première, c’est que je connaissais un ouvrage de la personne en question, un polar intitulé « Crapules Connexion » et que je l’ai bien aimé. Nous avions échangé à ce propos et je lui avais laissé un commentaire assez flatteur sur la partie réservée à la chose sur le site d’Amazon-France. Il faut que je te précise que dans le domaine des commentaires, j’ai une politique simple :
– ou bien le bouquin m’a plu et je peux devenir carrément dithyrambique (si tu en doutes, va voir mon commentaire sur le livre de Joël Dicker intitulé « La vérité sur l’affaire Harry Québert »), 

– ou il m’a disons ennuyé mais, par respect pour le travail fourni par l’auteur (je sais trop ce que ça signifie, écrire, en termes de sueur et parfois de larmes, pour le démolir), je n’écris rien.

La seconde, c’est que si je sais écrire (je me suis arrêté de compter à 214 ouvrages divers, dans un domaine précis, mais je dois bien en être en fait à 220 ou 230 avec les lives électroniques que d’aucuns qualifient d’« ebooks », terme que j’ai en horreur), je n’ai fait que rédiger des ouvrages pratiques du type « Comment faire ceci ou cela », etc.

Ça n’a rien à voir !

Revenons donc à nos moutons.

 J’ai retenu les éléments suivants :
– l’eau semble capable de conserver le souvenir des molécules dissoutes qu’elle a connues, d’où « la mémoire de l’eau ».
– la dernière évolution des travaux du Professeur Montagnier dans ce domaine (voir la vidéo que je t’ai citée)
–  quelques autres réalités scientifiques de moindre importance.

Auparavant, j’avais identifié quelques ressorts dramatiques « primaires » tels que  :
– le dépit,
– le désir de vengeance,
– la recherche avec un objectif très spécifique, l’aide à la vengeance,
– la découverte du « chercheur fou »,
– le nouveau concept que j’ai baptisé « l’influence de l’eau »,  qui repose sur la possibilité informatique de faire pénétrer des idées dans les molécules de l’eau et, par ce biais, d’influencer les pensées et les rêves des buveurs d’eau,
– le journaliste free-lance célibataire.

Tout ça m’a conduit à ce qui suit.

Troisième version :

Je t’en livre  un petit aperçu ci-dessous.

Un chercheur (le « savant fou »), qui s’est passionné pour les recherches sur la mémoire de l’eau tente d’utiliser les résultats pour faire pénétrer des idées dans les molécules de l’eau.
Il pense y être arrivé. Comme tout bon chercheur, il décide de contrôler la validité du résultat de ses recherches en les mettant en application.

Comment faire ?

Il décide  de faire appel à des esprits encore influençables, ceux des personnes d’un âge compris entre 16 et 20 ans.
Il fait passer des petites annonces dans des journaux gratuits, mais le résultat est assez décevant à ses yeux.
Néanmoins, un journaliste free-lance a repéré ces annonces et se demande bien de quoi il s’agit. Il décide de suivre leur piste.
À l’issue d’une enquête rapide,  le « savant fou » constate que les personnes qu’il recherche fréquentent, pour la majorité  d’entre elles,  le site de Facebook (publicité gratuite mais correspondant à la réalité si j’en crois ce que je constate). Il change donc son fusil d’épaule et réserve à ce site les annonces de recherche de « cobayes ».

Le journaliste constate  ce phénomène, qui renforce sa détermination à savoir ce qui se cache derrière tout cela.
De son côté, le « savant fou » s’entretient avec les candidates et candidats qui ont répondu à ces annonces en leur demandant s’ils seraient intéressés à participer à une expérience scientifique destinée à valider l’existence de cette mémoire de l’eau, à propos de laquelle il  leur fait visionner la vidéo du professeur Montagnier, parue sur la 5.
La plupart des jeunes gens répondent positivement et c’est ainsi que, en fait, le «  savant fou » crée  une véritable secte.
Les jeunes gens reçoivent quotidiennement, par l’intermédiaire de l’eau qu’ils boivent au  cours des repas pris ensemble, leur « dose d’influence ».
Au bout d’un certain temps, le « savant fou » décide de passer à l’action afin de constater l’influence réelle de son hypothèse, dont il saura ainsi si elle est valide ou non.

La question qu’il se pose est de savoir comment il peut valider les résultats. Après avoir longtemps tergiversé, il décide de faire faire aux jeunes gens des actions qu’ils n’auraient jamais entreprises sans  influence.
Il leur insuffle ces idées par l’intermédiaire de leurs rêves et c’est ainsi  qu’il  les fait marcher à la queue leu leu sur les câbles d’un pont suspendu, qu’il les utilise pour créer une manifestation dont ils disparaissent très rapidement et, enfin, pour témoigner publiquement de l’existence de cette mémoire de l’eau.
[j’avais imaginé beaucoup d’autres possibilités, comme par exemple celle de faire faire à ces « témoins »  un hold-up dans une banque ou quelques autres coups du même genre, mais je me suis abstenu].
Le journaliste, pendant ce temps-là, persévère dans son enquête parce qu’il s’imagine qu’il a affaire à « un gros scoop ».
J’en étais à ce stade de l’histoire, après ma dernière sortie hospitalière, lorsque je me suis inscrit à la formation de Fred dont je vous ai parlé.

J’ai pris alors la décision de tout revoir en fonction de ce qu’il m’avait appris.

P.S. : je te donne rendez-vous vendredi prochain, le 26 juin 2015, pour que tu juges de ce que Fred m’a appris.

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 02)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 02)

Je te l’ai promise (la suite, bien sûr) pour aujourd’hui, jour de la Saint Guy (pur hasard, c’est aussi un vendredi).

Voici la suite de ce que j’avais préparé dans ma tête, avec des interruptions dues à des séjours hospitaliers.
J’en étais à cette première version lorsque je me suis rendu compte que je devais faire fausse route.
J’ai donc tout jeté et tout recommencé à zéro. Je n’ai conservé que quelques éléments :
– l’histoire de la mémoire de l’eau,
– celle du « chercheur fou »
– et deux ou trois autres idées secondaire sans grande importance à vrai dire.
Voici donc ce que j’ai imaginé de nouveau.
Deuxième version :
Dans son bureau-appartement, un journaliste free-lance célibataire en mal de copie (je peux t’assurer que ça arrive,  j’ai fait ce travail pendant deux ans et c’est là que j’ai appris qu’il fallait se faire une petite réserve d’articles à conserver sous le coude pour les temps de vaches maigres), regarde d’un œil distrait la télévision. Il voit la rediffusion d’un film passé sur la cinq et intitulé : « On a retrouvé la mémoire de l’eau ». Il suit avec passion les tribulations du professeur Montagnier et de son collaborateur Jamal Aissa, qui se livrent sous les objectifs des caméras à une expérience en direct.  Il écoute avec beaucoup d’attention  les explications données qui aboutissent  à l’envoi d’un fichier informatique dans une université italienne dirigée par le professeur Vittorio Colantuani qui, avec l’aide du professeur Giuseppe Vitiello, reconstitue l’ADN contenu dans le fichier informatique alors que, au départ, la dilution était telle que toute trace de molécules autres que celles de l’eau avait disparu. Il s’intéresse aux propos du professeur Mac Henry, en France cette fois, qui expose, à l’aide des résultats de la chimie et de la physique quantique qu’il pratique quotidiennement, comment fonctionne cette mémoire de l’eau et surtout comment elle permettrait de mettre au point des médicaments à coût ridicule, ce qui mettrait en cause l’existence même de nombreux laboratoires chimico-pharmaceutiques.
Ébranlé  dans ses propres convictions, il décide de se lancer sur les traces de cette mémoire  de l’eau, pour savoir si on peut ou non l’utiliser.
Il va interviewer toutes les personnes qu’il a vues dans ce film et, au hasard d’une discussion avec une jeune et séduisante laborantine italienne, il entend parler d’une sorte de « savant fou » qui travaillerait, dans un laboratoire indépendant dont elle lui donne l’adresse, à une application non thérapeutique de cette mémoire de l’eau. Cette personne, qu’il va interroger, est persuadée qu’il est possible d’influencer le cerveau des humains en leur faisant prendre de l’eau contenant un ADN spécifique, qui permettrait, selon lui, d’améliorer le rendement du cerveau et aussi de l’influencer au gré de ce que lui-même souhaiterait glisser dans le fichier informatique.
C’est ici que je me suis arrêté, pour de nombreuses raisons chirurgico-médicales, mais je ne suis pas non plus pleinement satisfait, bien que j’envisageais parfaitement une suite logique à ceci : le journaliste et la jeune assistante se mettent ensemble, le reportage fait par le  journaliste à propos du « savant fou » le persuade que ce personnage est dangereux pour l’humanité et qu’il faudrait l’empêcher de nuire. Seul hic : comment conduire un grand nombre d’humains à boire de l’eau et uniquement celle qui contiendrait le fichier informatique en question ? La publicité subliminale produit des miracles, certes, mais il ne faut pas exagérer non plus.
Tu as donc compris que mon concept numéro 2 s’arrêtait là et, dans un prochain numéro, je te ferai part de la troisième version de cette aventure du « Maître de l’eau », qui est la dernière en date, que je n’ai pas terminée non plus.
J’espère ne pas t’avoir  ennuyé(e) et je reconnais que, pour moi, cette mini-série en quelque sorte, me permet de voir de plus près le processus de création de l’histoire. J’espère que, en ce sens, elle t’aidera aussi.
A vendredi prochain, le 19 juin, donc !

Guy

À propos de mon premier « vrai roman » (suite 01).

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 01).

Après une présentation relativement succincte, je vais t’expliquer le processus créatif que j’ai suivi pour aboutir à la conception de mon roman « Le Maître de l’eau ».

Ça me permet de fixer mes idées sur papier, si j’ose écrire parce qu’il n’y a pas de papier, ce qui est un avantage pour moi (moins de b… sur mon bureau).

Un petit rappel, d’abord.

Je t’en ai parlé précédemment, la revue scientifique « Nature » publia en 1988 un article d’un savant « nobélisable », ce qui est tout dire, Jacques Benveniste, directeur d’un laboratoire de l’INSERM. Il était intitulé (en anglais, of course) « La mémoire de l’eau ».

C’est là que tout commença.

Mon ami James, physicien et moi-même, géographe ayant fréquenté aussi la physique, lûmes cet article dès sa publication dans la revue « La Recherche », en bon français, James étant marié à une Allemande et moi-même n’ayant étudié que la langue teutonne.

Nous fûmes étonnés, sinon bouleversés, par cette théorie.

De quoi s’agissait-il, en fait ?

Benveniste a constaté, au cours de toutes ses expériences, que tout se déroulait comme si les molécules dissoutes dans l’eau pouvaient y laisser leurs empreintes. Celles-ci ne disparaissaient pas, bien au contraire elles persistaient et se reproduisaient au cours de dilutions successives. Une aubaine pour les théoriciens de l’homéopathie, évidemment, puisque ce phénomène semblait se poursuivre en l’absence des molécules qui avaient laissé des traces impossibles à quantifier. L’eau semblait donc capable de conserver le souvenir des molécules dissoutes qu’elle avait connues, d’où « la mémoire de l’eau ».

J’ai le souvenir de discussions mémorables entre nous, mais j’ai aussi le souvenir que, nourritures terrestres obligent, j’ai cessé de me consacrer à la mémoire de l’eau pour rédiger de nombreux ouvrages sur des thèmes fort différents comme le silicium organique, l’extrait de pépins de pamplemousse, la manière de faire fortune avec son micro-ordinateur, le chocolat, les mille et une manières de séduire les femmes, comment gagner en Bourse grâce à l’analyse graphique, la luminopédagogie (mon invention après avoir repris les travaux du Docteur Lefebure, le créateur du phosphénisme) et moultes autres choses, thèmes fort éloignés de l’eau. Tiens, ça me fait penser que je n’ai jamais écrit ne serait-ce qu’une ligne sur le vin !

Le temps passe, donc.

Au début de l’année 2014, mon ami Didier m’apprend au téléphone que France 5 venait de passer un document exceptionnel, exposant les travaux du professeur Luc Montagnier, co-prix Nobel de médecine obtenu grâce à la découverte du virus de sida. Dans ce film, intitulé « On a retrouvé la mémoire de l’eau », les réalisateurs exposaient les travaux de M. Montagnier, qui en fait a repris et poursuivi l’œuvre de Benveniste, en collaboration avec des laboratoires étrangers. En France, Benveniste a été littéralement banni par la communauté scientifique avant sa mort, ce dont il avait l’air de se moquer totalement et en ce moment le professeur Montagnier est victime du même ostracisme, comme d’habitude en ce qui concerne les chercheurs avancés ; ça n’a pas l’air de le troubler non plus.

Du coup, je fais un bond en arrière de plus d’un quart de siècle. C’est ça, cet événement déclencheur, qui m’a incité à préparer mon premier roman « sérieux » que j’ai intitulé « Le maître de l’eau ».

Et alors ?

Permets-moi de tes citer le professeur Montagnier , pour bien poser le problème. Il a écrit, dans son ouvrage « Les combats de la vie » (février 2008, publié chez Lattès) : « La biologie moléculaire […] a atteint des limites et elle n’explique pas tout. Certains phénomènes, comme l’homéopathie, restent mystérieux. Je fais allusion à certaines idées de Jacques Benveniste (le scientifique qui a inventé la « mémoire de l’eau ») car j’ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d’observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu’on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l’on commence par nier l’existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. »

J’ai « grassouillé », c’est-à-dire mis en gras selon le vocabulaire utilisé par Guy moi-même (encore un néologisme), ce qui m’a paru important pour la suite.

En ce début d’année 2014, donc, je me suis mis, à partir des données que je t’ai exposées précédemment, à inventer des (oui, pas une, des) histoires.

Première histoire :
Dans le bureau du grand patron d’une société internationale d’exploitation de l’eau. Le responsable d’une des principales stations d’épuration, pourtant promis à un bel avenir, est en train de se faire engueuler par le big boss parce qu’il a lâché dans les conduits de l’eau polluée au lieu d’eau pure, tout du moins purifiée. Il comprend que son avenir a de fortes chances de se limiter au stade où il est et que toute possibilité d’évolution de carrière lui est désormais interdite.

Sorti furieux de cet entretien, il ne songe qu’à se venger. Il cherche sur Internet et finit par trouver la trace d’un chercheur maudit, croyant lui aussi à l’existence de la « mémoire de l’eau ». Il se met en relation avec cette personne et ils élaborent un plan machiavélique dans le but, grâce à ladite mémoire, de pouvoir influencer toutes celles et tous ceux qui boivent de l’eau (ce qui élimine d’office les alcooliques, au passage).

Le processus commence et ça fonctionne.

En même temps, en Afrique, une équipe de chercheurs du CNRS, dirigée par une femme, réussit à atteindre une vaste réserve d’eau pure, peu salée contrairement à ce qui avait été trouvé jusqu’ici sous le Sahara, corroborant ainsi les données du satellite GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment ) de la NASA et du centre aérospatial allemand.

J’en étais donc là, avec le retour de la mission du CNRS et l’étonnement provoqué chez ses membres par les premiers résultats de l’influence du mélange directeur + savant fou lorsque je me suis dit que je faisais fausse route.

Fausse route ? Qu’importe ! Je recommence à zéro, ce qui te vaudra la lecture du prochain épisode, le numéro 2, comme l’écrivaient les feuilletonistes du XIXe siècle.

À vendredi prochain, jour de la Saint Guy (tu sais, la danse…).

Guy

 

À propos de mon premier « vrai » roman.

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A propos de mon premier « vrai » roman.

Il s’intitule « Le Maître de l’eau ».

Je vais revenir ici chaque semaine, en principe le vendredi, je me le suis promis, pour t’en parler.

Il y a fort longtemps qu’il est en germe dans mon esprit, depuis 1988 en fait.

Cette année-là, pour la première fois j’ai entendu parler de ce que Jacques Benveniste, alors directeur de plusieurs unités de recherche de l’I.N.S.E.R.M. (Institut National d’Études et de Recherches Médicales) avait nommé « la Mémoire de l’eau ».

Un article avait été publié à l’époque dans la revue « La Recherche » qu’un ami et moi-même lisions avec passion.

Je suis incapable de te relater (le temps qui passe…) avec exactitude la teneur de nos conversations qui nous entraînaient fort loin dans la nuit (disons 3-4 h du matin alors que nos femmes respectives dormaient dans leur fauteuil) mais je me souviens bien de ce thème.

Le temps passe, évidemment, pour moi comme pour tout le monde.

Dans un coin de ma mémoire, j’ai noté ceci.

Et longtemps après, un second épisode me remet tout ça en mémoire.

C’est une vidéo, passée sur France 5, en juillet 2014, intitulée « On a retrouvé la Mémoire de l’eau » avec la participation de M. Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, codécouvreur du virus du sida.

Si tu es intéressé(e), elle se trouve ici :
https://www.youtube.com/watch?v=_2xInJFD23k

La suite au prochain numéro…

Guy, Auteur