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Deux autres définitions : un mot et son contraire.

Deux autres définitions : un mot et son contraire.

Accru : c’est le contraire de Acquit (voir ce mot).

Acquit : je suis bon. Je ne vous dirai donc pas comme certains dictionnaires, parmi les plus réputés, ont le culot de l’écrire : contraire de accru (voir ce mot).

A l’issue d’une longue enquête quasi policière, j’ai trouvé que ce mot avait quatre acceptions
a – un sens typiquement policier, justement. Ne dit-on pas « Acquit profite le crime ? »
b – un sens culinaiıre qui a aussi un rapport au vin.
Vous vous souvenez que le A est une variété de vin dont il ne faut pas abuser. Or, lorsque l’on est fatigué, enrhumé, souffrant mille morts (plus une comme le prétendaient jadis mes professeurs de mathématiques qui s’exclamaient sans rire que « quel que soit un nombre N aussi grand que l’on veut, il en existe toujours un qui lui est supérieur et qui s’écrit N+1 – CQFD »), un bon vin chaud, avec de la cannelle, un peu de miel et pas trop d’eau (la quantité que met le curé dans son calice par rapport à celle de vin blanc), vous remet dans une forme éblouissante. Or, du vin chaud, c’est du vin cuit !
c – il existe aussi une expression que je vous cite simplement, sans commentaire : « Acquit’l est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous »
d – enfin, et pour mémoire, un proverbe prétend que « Bien mal acquit ne profite jamais ! »

Je me demande quel est (vous pouvez rayer ou cocher)
0 le ministre des finances
0 l’huissier
0 l’inspecteur des impôts
0 le percepteur
0 le TPG
0 le député
0 le sénateur
0 le conseiller régional
0 le conseiller général
0 le maire
0 etc. (la liste est trop longue)
qui a inventé ce soi-disant « proverbe » !

Si vous en avez une petite idée, je vous remercie de me la signaler en m’indiquant très précisément vos sources.

« Sacré Christophe ! » (partie 10)

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« Sacré Christophe ! » (partie 10)

A partir de ce moment, Cristoforo n’arrêta pas de naviguer.

Il fit ainsi la connaissance de tout le monde connu à l’époque. Il bourlingua même sur la mer du Nord, où il se hasarda jusqu’en Islande et sur l’Atlantique, où il se rendit jusqu’en Guinée. Mais entre temps, il avait fait de très nombreuses choses.

Ainsi, de nombreux témoins de son époque ont cru pouvoir assurer que, tout jeune, il était entré en relation avec l’astronome florentin Toscanelli.

Ce fut grâce à Marcello que Cristoforo fit la connaissance de cet illustre personnage. En effet, le « tonneau » du capitaine Dias était d’origine florentine
(note 29 – ainsi que l’un de ses descendants a pu me l’assurer au cours d’une très longue enquête qui m’a conduit aux quatre coins du monde. J’adore cette expression : avez-vous déjà vu un coin sur une boule ?).

Un soir de bordée, alors que la « Santa Maria di Gena » était amarrée à Venise, le capitaine Dias apprit à son équipage qu’il lui accordait généreusement un mois de congé, parce que son bateau devait être réparé en totalité
(note 30 – le radoub était lent à l’époque, bien qu’aucune grève n’ait été annoncée, ainsi que j’ai pu m’en assurer en fouillant dans les archives de la Confederazzione Generali di Tonnelli, dont Marcello était l’un des membres les plus en vue. La C.G.T. possédait en effet à cette époque le privilège de pouvoir embaucher les spécialistes dignes de contrôler et d’éventuellement réparer les « tonneaux » dans lesquels les personnes comme Marcello étaient installés au moment où, le vent étant calme et l’humeur de ses hommes quelque peu agitée, le capitaine décidait de faire un petit plaisir gratuit à son équipage afin de lui ôter toute velléité de rébellion éventuelle. Par la suite, cette confédération des marins italiens s’est chargée de l’embauche de tout le personnel des bassins de radoub, puis de l’ensemble de ceux qui travaillaient sur le port. Il semble que cette tradition d’embauche monopolisée par la C.G.T. se soit maintenue dans quelques pays, notamment en ce qui concerne les personnes chargées du chargement et du déchargement des navires de tous tonnages, ce mot se rapportant bien entendu au nombre de personnes exerçant la fonction importante de Marcello sur un bateau et absolument pas, comme certains esprits chagrins aux vues étroites ont prétendu l’imposer, à une mesure de capacité quelconque !).

Marcello avait sauté sur l’occasion.

Après avoir soulagé le capitaine Dias et le marin Antonio, il avait entraîné son ami Cristoforo dans une aventure pour le moins insolite. Puisqu’ils avaient quartier libre, il lui proposa de visiter sa ville natale. Cristoforo, à la fois génial de naissance et curieux de nature, accepta aussitôt. Ainsi fut fait.

Ils n’avaient bien entendu d’autre ressource que d’employer le moyen de transport le plus commun de l’époque, le cheval
(note 31 – il est à noter, amie lectrice, ami lecteur, que les Italiens de l’époque devaient être des machos invétérés puisqu’ils considéraient cet animal comme « la plus noble conquête de l’homme », le faisant passer ainsi devant la femme).

Le capitaine Dias les avait gratifiés chacun d’une indemnité d’immobilisation rondelette ; elle leur permit de louer deux montures et de chevaucher vers Florence.

Couverts de poussière, les deux jeunes complices arrivèrent enfin à leur but. Pour Cristoforo, Marcello se transforma en guide. Il lui fit visiter toutes les curiosités, tous les monuments, tout ce qu’un esprit aiguisé comme celui de Cristoforo devait connaître.

Marcello ne savait pas tout, loin de là : jamais sa culture ne parvint à égaler celle de son illustre compagnon. Toutefois, il s’instruisait de la conversation érudite de son ami.

En passant dans une venelle, Cristoforo interrogea subitement Marcello en lui désignant une étrange boutique :
— Regarde, Marcello ! Qu’est cela ?
— Je l’ignore, Cristoforo.

Cela, c’était en fait l’atelier de l’astronome Toscanelli. Les deux jeunes gens pénétrèrent dans cet antre de la science florentine, où ils firent la connaissance de l’illustre personnage. Celui-ci se réjouit de cette visite inattendue. Il se dit même très heureux de rencontrer ceux qui pourraient utiliser au mieux son savoir pour se diriger sur les mers lointaines, alors que plus aucun repère ne subsiste, surtout quand une obscure clarté tombe des étoiles. Ils discutèrent tant et tant qu’ils ne virent pas le temps passer. Marcello, le premier, prit conscience que la nuit était tombée. Son hôte et son ami en parurent surpris.

L’astronome décida d’inviter les deux jeunes gens à partager son modeste repas, qu’il ferait lui-même étant donné que sa femme avait dû s’absenter quelques jours pour une raison de famille. Cristoforo et Marcello acceptèrent d’autant plus vite qu’ils se rendirent alors compte qu’ils mouraient de faim.

A l’issue du repas, leur captivante conversation reprit. Par pure curiosité, Toscanelli voulut connaître précisément le rôle exact de chacun de ses interlocuteurs sur le bateau du capitaine Dias. Ils le lui exposèrent volontiers.

Cependant, quand il fut question du « tonneau », comme il ne voyait pas très bien de quoi il s’agissait, Marcello proposa de lui faire une démonstration. L’auguste astronome accepta d’autant plus volontiers qu’il se sentait d’humeur badine. Néanmoins, il était hors de question, pour lui, de cesser la conversation passionnante qu’il avait entamée avec Cristoforo. Aussi proposa-t-il que, tandis que Marcello ferait sa démonstration habituelle de virtuosité buccale à Cristoforo, lui-même se mettrait en position de s’introduire à la place que fréquentaient quotidiennement le capitaine Dias et le géant Antonio.

Ainsi fut fait. Le génial mousse proposa même au grand astronome d’utiliser le dos de Marcello pour étaler les cartes grâce auxquelles chacun d’eux étayait ses arguments. L’homme accepta cette proposition. Marcello lui-même, tout pénétré, entre autres, de l’importance de sa mission, fut très heureux et fier de servir de trait d’union entre ces deux génies.

Ils se séparèrent à une heure avancée de la nuit. L’illustre Toscanelli leur proposa de les héberger. Ils séjournèrent quelque temps chez lui, pour discuter de tous les problèmes mathématiques auxquels Marcello ne comprenait pas grand chose ; cela l’attristait d’ailleurs fort peu étant donné que, dans sa position, il ne pouvait vraiment rien dire.

Ce choc culturel fut bénéfique pour Cristoforo. Il marqua le début d’une longue correspondance scientifique que les deux hommes continuèrent jusqu’au décès de l’astronome. Celui-ci, homme charmant, ne manquait pas de s’enquérir dans chaque courrier de Marcello, qui restait très lié avec Cristoforo. En retour, le jeune navigateur lui donnait toujours des nouvelles de son ami.

Les deux jeunes gens, au bout d’un moment, s’ennuyèrent malgré la passionnante conversation de Toscanelli. La mer leur manquait. Aussi reprirent-ils le chemin de Venise, afin de prendre des nouvelles de leur bateau.

(à suivre vendredi prochain, le 7 août 2015)

Guy

Rendez-vous demain, vendredi 5 juin 2015.

Rendez-vous demain, vendredi 5 juin 2015.

Pourquoi demain ?

Parce que, comme chacun sait, le vendredi, c’est le jour du poisson !

Mais aussi, mais surtout, parce que c’est le jour que j’ai choisi pour mettre à jour mon blog.

Demain, vous trouverez ici non seulement une nouvelle définition du DicogagàGuy, mais aussi la suite de mes aventures avec la préparation mon roman « Le Maître de l’eau ».

À demain, donc !

Guy

 

Le DicogagàGuy

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Le DicogagàGuy

Je ne savais pas trop où mettre ceci. Finalement, je me suis décidé pour une page d’article, renvoyant à plusieurs autres articles probablement, la structure n’étant pas clairement définie encore dans mon esprit.
En voici la genèse : en 1992, riche année pour moi sur le plan de la création, j’ai décidé de rejoindre MM. Littré, Larousse, Robert et bien d’autres au pays des dictionnaires. Pourquoi ne parlerait-on pas du « Guy » comme on s’exprime déjà à propos du « Larousse » ou encore du « Robert » ?
Le mien a tout de même une différence fondamentale avec ceux de ses prédécesseurs : il ne prétend pas être un parangon du langage, il ne veut qu’exprimer mon point de vue à propos de certains mots dont vous découvrirez que, parfois, ils réservent bien des surprises. N’oubliez pas son titre !
Tenez, puisqu’il y a eu une année entière qui lui a été consacrée, je vous propose de découvrir ce que m’a inspiré le mot  « patrimoine ».
Si vous cliquez sur le lien, vous allez en principe trouver la définition de ce mot,
 selon moi.
Guy