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Le contrat d’édition.

Le contrat d’édition.

Quelle que soit la solution que tu vas choisir ou retenir, dis-toi bien qu’il existe des éditeurs sur le marché du livre qui sont là uniquement pour publier des ouvrages.

Pour ce faire, ils s’appuient sur l’article Article L132-1 du CPI (ancien 48 de la loi du 11 mars 1957) qui stipule :
« Le contrat d’édition est le contrat par lequel l’auteur d’une œuvre de l’esprit ou ses ayants droit cèdent à des conditions déterminées à une personne appelée éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l’œuvre, à charge pour elle d’en assurer la publication et la diffusion. »

En principe, comme tu vois, c’est clair. Ces éditeurs existent, ils ont pignon sur rue. Dès lors, tu te dis : « Pourquoi ne pas leur envoyer mon manuscrit ? Ne l’attendent-ils pas ? »

NON !

   Que ceci soit bien clair dans ton esprit : aucun éditeur n’attend ton manuscrit pour l’éditer. C’est vexant, tu ne trouves pas ?

   Vexant ou non, c’est la réalité !

Le chemin suivi par ton manuscrit

Alors là, cramponne-toi !

   Quelles sont donc les arcanes d’une maison d’édition « normale » ? Par parenthèse, oui, il en existe des « anormales » dites aussi « attrape-gogo s». Tu peux si tu le veux les baptiser d’une autre nom, légèrement plus court mais tout aussi expressif !

   Pour les résumer, viens avec moi pour  le trajet de ton manuscrit. Tu l’envoies par la poste aux éditions « E.D.I.T.I.O.N. » Où va-t-il se retrouver ?

Il va suivre un chemin assez complexe avant de paraître en bonne place – peut-être – dans la vitrine d’un libraire.

La réception de ton manuscrit

Il passera d’abord par le service littéraire de  la société « E.D.I.T.I.O.N. ». C’est avec ce service que tu auras le plus de contacts. Ne te leurre pas sur le mot « service ». Si dans tous les cas il se charge de la sélection des manuscrits à publier, des contacts avec les auteurs, des relations avec la presse, etc., il peut comprendre un nombre très important de personnes…. ou seulement quelques-unes, voire une seule dans le cas des petites entreprises d’édition !

Quoiqu’il en soit, sache que c’est là que ton manuscrit subit ses deux premières épreuves, les plus importantes et aussi parfois les plus frustrantes pour toi : le tri et la lecture.

Bien peu d’auteurs novices soupçonnent l’importance énorme du tri effectué par le service de réception des manuscrits.

À ne jamais faire !

Ton manuscrit est rédigé à la main ? Il comporte de très nombreuses fautes de dactylographie qui le rendent difficile à lire ? Tu l’as surchargé de corrections manuscrites ou de rajouts ? Tu n’en as pas relié les pages ? Tu as alors toutes les chances de ne pas dépasser ce stade. La société  « E.D.I.T.I.O.N. » te retournera ton manuscrit, pas toujours, d’ailleurs, au bout d’un temps plus ou moins long, avec un petit mot d’accompagnement t’informant que « Malgré ses qualités, notre maison n’a pas jugé bon de retenir votre manuscrit qui n’entre pas dans le cadre de nos collections » ou quelque chose d’approchant… ou parfois ne te disant rien du tout !

Ne crois pas que ce soit une vue de l’esprit : statistiquement, les deux tiers des manuscrits arrivés par la poste dans n’importe quelle maison d’édition française sont éliminés à ce stade. En d’autres termes, ils sont rejetés sans que qui que ce soit les ait lus.

Maintenant tu le sais. Alors, fais attention à la présentation du tien !

Demain, je vais te parler d’une chose très très importante. Elle est tellement importante que j’en ai fait un article complet, pour bien le détacher du reste, pour que tu t’en souviennes.

À demain ?

Petit point sur l’évolution de mon blog.

Petit point sur l’évolution de mon blog.

Petit point sur l’évolution de mon blog.

Bonjour à toutes et à tous,

Je ne suis pourtant pas illettré, je comprends même assez bien le français, ma langue maternelle, mais j’avoue que je viens de recevoir un conseil d’une personne expérimentée pour mettre mes articles à propos de « Sacré Christophe ! » dans l’ordre auquel je n’ai rien compris.

Entendons-nous, cette personne s’exprime dans un français très clair, mais je n’ai pas réussi à appliquer la « recette »qu’elle m’a indiquée.

Mais je vais bien finir par y arriver, je me fais confiance.

D’un autre côté, je modifie mon blog tant que je le peux, pour que tu puises le lire le plus facilement possible et aussi pour que je puisse t’informer de tout ce qui s’y passe.

Il est un peu plus de 17h40 en ce moment et je viens de passer un peu plus de 4h30 à essayer d’améliorer ce que je te présente. Ça vient, ça vient, il faut que je me renseigne encore, ce qui signifie que ma journée n’est pas finie.

Et demain, je te présente le premier article de ma série n° 2, à savoir ce que je t’ai dit concernant l’édition, les contrats, etc.

A demain ?

Un perfectionnement de mon blog, pour toi.

Un perfectionnement de mon blog, pour toi.
Bonjour,
Je ne vais pas encore te parler de tous les contrats d’édition, etc.
Je vais t’expliquer une chose contre laquelle je suis en train de me battre.
J’étais sur le forum de WordPress, le logiciel génial avec lequel j’ai construit ce blog.
J’y demandais des conseils d’amélioration lorsque soudain, une personne m’a indiqué que je pouvais avoir les articles concernant mon « Sacré Christophe ! » dans l’ordre normal de lecture, comme pour un livre. Tu as peut-être remarqué que sur WordPress ce n’est pas du tout ça : tu vois en premier ce qui a été écrit le plus récemment, ce qui t’oblige à faire un long parcours à l’envers, parfois, pour retrouver le message original.
Cette personne m’a appris qu’il existait ce qu’on appelle une extension de WordPress, nommée « Organize Series », qui permet de faire ça. Je me suis précipité dessus, mais pas de pot, c’est en anglais, langue non française à laquelle je suis absolument allergique, comme tu le sais si tu as lu tout ce que j’ai déjà écrit ici. Alors, j’attends que ce soit traduit (il y a quelqu’un qui s’en occupe, c’est une affaire d’une ou deux semaines) et je rétablis le bon ordre de mes articles concernant ce livre.
Elle est pas belle la vie ?
Je m’arrête ici pour aujourd’hui, d’accord ? Je reviendrai demain.
À demain ?

Des précisions sur la suite de mes articles.

Des précisions sur la suite de mes articles.
Curieusement, ce matin je n’avais pas tellement envie de t’écrire sur mon blog.
Finalement, j’ai décidé de le faire pour une raison toute simple : il faut que je te présente ce que tu vas lire dans les jours qui suivent et je dirai jusque dans les prochaines semaines.
Je t’exposerai les différentes manières d’éditer ton livre, après t’avoir donné des renseignements précis sur tous les types de contrat qui existent dans le monde de l’édition et particulièrement sur un contrat qui est une arnaque officielle. Je te conseille surtout de ne pas te laisser avoir par ça, quelle que soit ton envie de voir ton nom sur la couverture d’un livre.
Pourquoi appelé-je ceci une « arnaque officielle » ? D’abord parce que c’est une arnaque et je sais de quoi je parle, j’ai écrit il y a fort longtemps un bouquin sur les arnaque à l’emploi ; je constate que rien n’a changé dans ce domaine, hormis le nombre des arnaques..
Et pourquoi officielle ? Parce qu’elle est prévue par la loi et que bon nombre de personnes qui voulaient s’engraisser à ne rien faire ont trouvé un nombre incroyable de moutons à tondre, mais je t’expliquerai le moment venu.
Cela dit, j’arrête là parce que je sens que je vais encore te parler des « sans c… » qui nous gouvernent ou prétendent le faire, comme si on avait réellement besoin d’eux ! Je te rappelle que nos amis Belges détiennent le record du monde (289 jours après les élections du 13 juin 2010) de vie sans gouvernement, qui était seulement chargé de ce qu’on appelle « les affaires courantes » ; à mon avis, quand on constate ce que valent les femmes et hommes politiques en France, je crois que nous pouvons faire mieux.
Allez, à demain !

Changement sur mon blog.

Changement sur mon blog.
Lundi 13 mars 2017.
Cette date, je vais m’en souvenir longtemps !
Pas du tout parce qu’en 1569 les protestants ont été vaincus à Jarnac (la ville du célèbre coup mais pas pour cette raison),  ni à cause de la naissance, en 1593, de Georges de La Tour ou de la découverte de la planète Uranus par l’astronome anglais William Herschel en 1781 pas plus que de la proclamation de l’Anschluss par Hitler en 1938 voire l’entrée en vigueur du système monétaire européen, le célèbre autant que temporaire ECU, en 1979, non, pour rien de tout ça, mais parce que je viens de finir de mettre à jour mon blog dans la catégorie articles, ce que tu lis en ce moment.
Et j’aime autant te dire que ça n’a pas été qu’une partie de plaisir : rends-toi compte, depuis le 21 juin 2015, j’avais tout mis dans une seule page !
Fort heureusement, les spécialises du forum WordPress m’ont bien aidés.
Qu’ils trouvent ici l’expression de mes sincères remerciement, de la part de

Guy

P.S. : nous venons, ma femme et moi, de raccompagner notre second fils et sa compagne chez eux, les bras très chargés (nous avions le chat en pension pendant leur voyage aux États-Unis !).

Quelques dernières précisions pour ton livre.

Quelques dernières précisions pour ton livre.
Pour en terminer avec cette première série, voici quelques précisions :
1 – la fin de cette série d’articles consacrés aux secrets pour écrire ton livre :
Son avenir ?
Il n’en a qu’un : être lu. Si possible par un très grand nombre de lecteurs (songez aussi à ce moment-là à votre portefeuille !)
Pour cela, il faut qu’il remplisse deux conditions absolument indispensables :
1 – Qu’il soit édité, donc publié ;
2 – Qu’il soit diffusé et distribué.
Comment faire ?
Tu l’apprendras en lisant la suite de ces articles.
2 – je t’invite à écrire en première page de tes ouvrages cet avertissement :
Le Code de de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, sous réserve de la citation de l’auteur et de la source, que les « analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information », toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est illicite (article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 135-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
3 – Fais suivre ceci des éléments suivants :
– le copyright, comme par exemple © Guy Poursin Éditions, Orléans, mars 2017
– la date du dépôt légal. Tu peux l’anticiper de cette façon :
Dépôt légal à parution
– et enfin le n° I.S.B.N., à propos duquel je t’indique qu’il t’en faudra deux si tu prévois une édition électronique (exemple : édition électronique : I.S.B.N. …, à indiquer sur ton ouvrage électronique ou ebok) et une édition papier (exemple : I.S.B.N. …, je n’ai pas trouvé s’il faut préciser édition normale ou édition papier ou autre chose, mais le doute est levé dès lors qu’on prend ton ouvrage en mains).
À demain, probablement, pour une nouvelle série d’article, consacrés aux manières qui sont à ta disposition pour éditer ton livre.
À demain ?

Comment écrire un ouvrage pratique..

Comment écrire un ouvrage pratique.
Bonjour,
Voici, comme promis hier, la suite de mes conseils pour rédiger un ouvrage pratique. J’ai quelques raisons qui m’autorisent à le faire, j’en ai rédigé environ 220 !

Comment écrire un ouvrage pratique.
Il ne s’agit plus du tout, dans ce cas, de faire œuvre d’imagination. Tu dois aborder ce travail de création – car c’en est aussi un – avec une méthodologie totalement différente.
Que te faut-il donc pour rédiger un ouvrage de ce type ?
Plusieurs choses te sont nécessaires.
La documention
Il te faut d’abord une documentation, c’est évident.
Sans documentation, aurais-tu les meilleures connaissances du monde dans un domaine précis, tu risques d’oublier un détail important. Alors, même si, apparemment, elle ne te servira à rien, ne néglige tout de même pas de te procurer la documentation indispensable à votre projet.
Pour cela, tu seras obligé de faire appel à une bibliographie (une simple liste de livres) dans une bibliothèque et de les emprunter, voire de te mettre en rapport avec une banque de données spécialisée dans le domaine qui t’intéresse.
Tu peux aussi te contenter d’acheter quelques ouvrages dans une librairie de ta ville, si elle est suffisamment importante. Enfin, ne néglige surtout pas l’apport des revues traitant du sujet qui fait l’objet de ton futur livre. Et effectue des recherches sur Internet, en plusieurs langues éventuellement si vous tu la chance de les comprendre (tu peux toujours, éventuellement, faire appel aux services de Google Translate).
L’organisation de ton texte
Tu as une documentation, tu connais ton sujet. Que te faut-il maintenant ? Un plan.
Comprends bien de quoi il s’agit : il faut, avant même d’aborder l’écriture de ton ouvrage, que tu réfléchisses au plan sur lequel tu vas le construire.
Ce plan est très important.
D’abord, il te donnera la structure de ton ouvrage, ce qui est en principe son objet initial. Ensuite, il te permettra de classer vos idées.
Passe le temps qu’il faut à élaborer ton plan : il est de première importance.
Précise au maximum l’organisation de ton texte.
Tu peux même le détailler en parties, sous-parties, sous-sous-parties, etc.
De toute manière, ton plan te donnera automatiquement le sommaire et la table des matières de ton ouvrage.
Tu as ta documentation – lis-la, elle te sera utile peut-être même pour trouver une ou plusieurs idées de plan !
Tu as ton plan. Que dois-tu faire maintenant ?

Écris ton ouvrage pratique.
Tu as tous les éléments dont tu devais disposer. Il ne te reste plus qu’à faire le reste, c’est-à-dire passer au stade de la rédaction.
Peux-tu rédiger un ouvrage pratique comme un roman ?
La réponse est claire :

NON !

Dans un roman, tu peux utiliser ton vocabulaire préféré, tes tournures de phrases les plus aimées, tes complications grammaticales adorées (phrases incises emboîtées les unes dans les autres, par exemple) ou tout autre chose dans le genre.
Dans un ouvrage pratique, tu ne peux pas le faire.
Pourquoi ?
Parce que tu dois être le plus simple et en même temps le plus précis possible.
Un impératif à ne jamais perdre de vue.
La règle que tu dois suivre impérativement est la suivante : imagine que tu t’adresses à un enfant de sept ans et que tu t’efforces de lui faire comprendre tout ce que tu veux expliquer dans ton ouvrage pratique.
Cela implique des contraintes. En voici les principales :
1 – Utilise un langage simple.
Même si tu écris un ouvrage compliqué expliquant le mode d’emploi d’un laser à hélium-néon, fais-le avec le langage le plus simple possible. Soit, tu seras certainement obligé d’employer un langage très spécialisé.
Tiens, que signifie donc « laser » ? Tout simplement « light amplification by stimulated emission of radiation », ce qui, traduit en bon français, doit donner approximativement « amplification de la lumière par une émission stimulée de rayonnement (ou de radiation) ». Dis-le, simplement : après tout, tu n’es pas responsable du nom de baptême de ce « laser » !
2 – Fais des phrases courtes, ne comptant si possible pas plus de vingt mots.
Là, c’est impératif. Il s’agit d’une obligation à laquelle tu ne peux pas te dérober.
Un exemple, mieux qu’un grand discours, te permettra de comprendre parfaitement les raisons de cette obligation.
Compare les deux paragraphes ci-dessous :
A – « Vous devez obligatoirement utiliser un langage simple, parce que de cette simplicité naîtra la compréhension aisée, par l’ensemble de vos lecteurs, de vos arguments, qui sont tous destinés à les convaincre en principe du bien-fondé du système que vous leur exposez ou de la véracité de votre démonstration ou encore de la justesse de l’emploi de l’instrument que vous leur décrivez, c’est-à-dire finalement à atteindre votre but ultime, qui est de les persuader qu’ils ont bien fait d’acquérir votre ouvrage puisqu’ils y apprennent quelque chose d’utile pour eux. »
B – « Vous devez obligatoirement utiliser un langage simple. Cette simplicité permettra à l’ensemble de vos lecteurs de comprendre tous vos arguments. Quel est votre but ? Les convaincre du bien-fondé du système que vous leur exposez ? Les persuader de la véracité de votre démonstration ? Leur faire comprendre l’emploi de l’instrument que vous leur décrivez ? Seule cette simplicité vous le fera atteindre. Grâce à elle, vous persuaderez vos lecteurs qu’ils ont bien fait d’acquérir votre ouvrage : ils y apprennent quelque chose d’utile pour eux. »
Le paragraphe A comporte une seule phrase, le B huit (et presque neuf, les deux points pouvant être quasiment assimilés à une fin de phrase).
Relis-les tous les deux : tu constates que le paragraphe B est beaucoup plus facile à lire que le A.
Pourtant, ce sont pratiquement les mêmes mots qui sont utilisés dans les deux cas ! Et de toute manière, l’idée est la même.
Si tu compares bien ces deux paragraphes, tu arrives à une conclusion qui est exprimée dans la troisième contrainte ci-dessous :
3 – Utilise un maximum de mots « simples ».
Tes phrases doivent être construites sur le modèle que tes instituteurs t’ont répété lorsque tu étais enfant : sujet + verbe + complément. Cela implique encore d’autres contraintes :
a – emploie exclusivement des noms communs, des verbes et des adjectifs ;
b – évite au maximum l’emploi des conjonctions de coordination. En principe, grammaticalement parlant, les conjonctions de coordination servent à relier deux propositions indépendantes ou deux parties de phrase qui ont en fait la même « valeur ».
Qu’est ce que cela signifie ?
Prends par exemple la conjonction la plus simple, « et ». Tu as le droit d’utiliser « et » pour relier deux verbes comme « boire et manger » ou encore deux adjectifs comme « bel et bien », voire deux propositions indépendantes comme « Vous vous promenez à la campagne et vous respirez amplement ».
Si tu examines ce dernier exemple, tu t’aperçois que tu peux aisément supprimer le mot « et » et écrire par exemple : « Vous vous promenez à la campagne. Vous respirez amplement ». C’est la même chose pour chaque proposition de la fameuse liste que tu as dû un jour ou l’autre apprendre par cœur : « et ou ni mais or car donc » (ou encore « Mais ou et donc or ni car »).
Une remarque toutefois : utilise le moins possible de conjonctions de coordination, soit, mais seulement pour relier deux propositions indépendantes. Préfère le point. Si tu veux établir disons la liste des outils nécessaires pour planter un clou dans un morceau de bois, tu peux quand même écrire : « une paire de tenailles et un marteau ».
c – n’utilise jamais d’adverbe – ou alors le moins possible. Les adverbes alourdissent les phrases, surtout ceux qui se terminent en « ement ». Utilise-les donc judicieusement ! (pas mal, non : verbe à l’impératif + conjonction de coordination + adverbe en – ement, mais phrase très courte !).
De plus, tu peux très souvent les remplacer par des mots plus simples, nom associé à un adjectif, par exemple.
d – évite d’utiliser des pronoms relatifs. Eux aussi « en rajoutent » et nuisent à la bonne compréhension des phrases.
e – adresse-toi à ton lecteur comme s’il était assis en face de toi. Imagine-toi lui lisant ton livre. A-tu remarqué que, jusqu’ici, tu n’as lu que « vous » ou « tu » dans cet article – qui est extrait d’un ouvrage pratique ?
Justement, voici un autre conseil : fais tes phrases en t’adressant à ton lecteur. Tu lui diras « vous » ou « tu » obligatoirement !
L’avantage de ce procédé, c’est que ton lecteur se sentira beaucoup plus impliqué que s’il lisait un ouvrage rédigé d’une manière tout à fait impersonnelle. Il aura l’impression que tu as écrit ton ouvrage exprès pour lui.
Et n’oublie pas, n’oublie jamais, ceci : la personne la plus importante du monde pour ton lecteur, c’est lui-même. C’est normal : pour toi, qui est donc la personne la plus importante du monde ? Sois franc et tout à fait honnête : certainement pas ton voisin que tu ne connais peut-être pas !
f – contrairement au roman, n’hésite pas à utiliser des répétitions.
Si un seul mot, le plus simple possible, correspond au concept que tu veux imposer à ton lecteur, emploie ce mot, mille fois s’il le faut, pour qu’il se grave de manière indélébile dans sa tête. Tu ne fais pas une œuvre de création littéraire, tu utilises la langue française pour créer un ouvrage pratique. C’est complètement différent !
g – n’hésite pas à jouer des possibilités typographiques pour mettre en valeur ce que tu juges important. Utilise des mots soulignés, écrits en caractères gras, en italique, etc.
h – dernier conseil : utilise un maximum de mots courts. N’hésite pas à remplacer un mot par un synonyme plus court.
Te voilà maintenant armé(e) pour passer à la rédaction de ton ouvrage : suis ton plan, fais des phrases courtes, utilise des mots très simples, dis « vous » ou « toi » à tes futurs lecteurs.
Ton manuscrit est terminé ? Tu peux faire comme pour un roman : abandonne-le puis reprends-le au bout d’une semaine. Vois alors ce que tu peux modifier pour améliorer encore la lisibilité de ton ouvrage… et fais-le.
Il ne te reste plus, maintenant que tu viens de terminer la rédaction de ton ouvrage de fiction ou de ton livre pratique, qu’à songer à son avenir.
Nous verrons ça ensemble à partir de demain.
À demain ?

Tes corrections lorsque tu as terminé.

Tes corrections lorsque tu as terminé.
Bonjour, amie lectrice ami lecteur,
On continue, évidement !
Tu as maintenant terminé ton « premier jet ». Tu as devant toi un manuscrit de deux cent cinquante pages, par exemple.
Que dois-tu en faire ?
RIEN
Curieux conseil, n’est-ce pas ? Comprends bien. Tu ne peux retravailler utilement ton manuscrit que si tu t’es d’abord « débarrassé » de lui !
Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut tout simplement dire que, après avoir écrit ton premier jet, tu vas ranger votre manuscrit dans un coin puis l’oublier pendant au moins une semaine.
En attendant, au choix :
• promène-toi dans la nature,
• sirote une bonne bière dans ton café habituel,
• entame une période de « drague » intensive,
• dépense-toi dans ta piscine municipale,
• va au cinéma,
• fais tout ce qui te passe par la tête,
• etc.
En bref, fais tout pour oublier cet ouvrage que tu as terminé.
Ensuite, au moins une semaine après, reprends-le, relis-le, corrige-le, remanie-le, refais-le en totalité éventuellement : c’est ton droit le plus strict, puisque tu en es l’auteur, c’est-à-dire le créateur total. Tu es à la fois le père et la mère de cet enfant qu’est ton ouvrage.
Tu as droit de vie et de mort sur lui… et de plus il ne peut pas se plaindre ! Alors… profites-en :
Corrige,
corrige,
corrige !N’oublie pas qu’il existe des ouvrages fort utiles dans ce domaine. En voici quelques-uns :
1 – Un dictionnaire, simple comme « Le Petit Larousse » qui accompagne presque tous les enfants au cours de leur scolarité ou en plusieurs tomes comme « Le Grand Robert de la langue française » (le meilleur pour la connaissance des mots et de leur histoire ; il existe aussi en version électronique téléchargeable) si tu entres vraiment « en littérature » ;
2 – Une grammaire comme « Le bon usage » de Maurice Grevisse (Duculot-Hatier), ouvrage fondamental pour qui veut écrire sans faute ;
3 – Divers ouvrages comme par exemple :

a – le « Dictionnaire des difficultés de la langue française » d’Adolphe Thomas (Larousse), remarquable ;

b – « Le Français pratique » de Pierre-Valentin Berthier et Jean-Pierre Colignon (Solar), très utile une fois qu’on s’est adapté au système de classement utilisé dans l’ouvrage ;
c – le « Dictionnaire analogique » de Charles Maquet (Larousse), d’une utilité incontestable pour trouver rapidement des synonymes, des idées nouvelles, des relations entre mots ou idées, etc. Il devient vite indispensable ;
d – « Le français correct » de Maurice Grevisse (Duculot-Gembloux) avec de remarquables « notes » à propos de l’emploi de certains mots ;
e – les collections des « Dictionnaires » de Larousse ou Bordas ou autres éditeurs (étymologique, des synonymes, des citations, etc.).
4 – N’oublie pas qu’il t’est possible de consulter des dictionnaires gratuits en ligne :
a – pour les suffixes :
http://www.etudes-litteraires.com/suffixes.php
b
b – pour les synonymes :
http://www.crisco.unicaen.fr/des/synonymes/

http://www.synonymes.com/ (très pratique-celui que j’utilise le plus)

http://www.dictionnaire-synonymes.com/

http://www.les-synonymes.com/
http://www.cnrtl.fr/synonymie/
c – pour les citations :
http://www.bribes.org/

http://www.dicocitations.com/
http://www.bellescitations.com/accueil.htm

http://citations.in-extremis.com/

http://www.evene.fr/citations

http://www.proverbes-citations.com/

http://www.pensees-ecrites.net/citations.phphttp://boiteacitations.free.fr/

http://www.expressio.fr/ (les expressions françaises décortiquées)
 d – pour les citations latines :
http://www.abnihilo.com/

e – dictionnaires divers :
http://www.liensutiles.org/dico.htm

http://www.dicomoche.net/

f – dictionnaires de la langue française :
http://www.lettres.org/lexique/index.htm
http://www.rimes.exionnaire.com/

http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm
http://www.academie-francaise.fr/

http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/
http://atilf.atilf.fr/academie9.htm

http://www.atilf.fr/
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm

http://www.olecorre.com/ (termes informatiques)
 http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/
http://www.languefrancaise.net/

http://www.espacefrancais.com/orthographe/

g – dictionnaire étymologique :
http://projetbabel.org/index_forum/index_mot.htm L’énorme avantage représenté par ces sites en ligne, c’est qu’on peut ne pas quitter le texte que l’on crée.
C’est tout du moins mon avis, parce que la manipulation : j’abandonne mon clavier + je cherche dans mon dictionnaire papier + je reviens à mon clavier, etc. représente, au bout du compte, une sacrée perte de temps.
Si tu as déjà ces ouvrages chez toi ou si tu en fais l’acquisition, UTILISE-LES !
Un petit truc à moi : lorsque je corrige, surtout sans me servir du correcteur intégré au traitement de texte, instrument qui est, à mon avis, à oublier totalement, je grossis les caractères. Par exemple, j’écris mon brouillon de texte en Arial 12 points ; lorsque je veux corriger, je le fais passer en Arial 18 points. Et là, crois-moi, les fautes « sautent aux yeux » !
Une fois que tu as terminé ce travail de correction (n’oublie ni les fautes de frappe ni les fautes d’orthographe simples, qui échappent souvent à l’œil : sans faute s’écrit comme ceci et non pas sans fautes, puisque cette expression signifie « sans aucune faute ». La langue française, malgré ses nombreuses exceptions, est aussi une langue logique. Et puis elle est tellement belle, si inattendue parfois… mais là n’est pas l’objet de ce chapitre !), quand tu en as fini, donc, tu peux :
– soit laisser encore ce livre dans un coin pour le reprendre quelques semaines plus tard – tu trouveras matière à le modifier encore,
– soit considérer qu’il est achevé et commencer à t’inquiéter pour son futur.
Ceci fera l’objet d’une suite.
Nous verrons après la suite de demain. A demain, donc !

Dix conseils pour écrire un best-seller.

Dix conseils pour écrire un best-seller.
Bonjour,
Comme il faut bien savoir où l’on va, lorsqu’on écrit un ouvrage de fiction, je te propose ces dix conseils pour écrire un best-seller.
Tu trouves que ce titre est provocateur ?
Peut-être, mais pourtant les dix conseils que tu trouveras ci-dessous m’ont été « soufflés » il y a plus de trente ans par un « conseiller littéraire » spécialisé dans le « best-seller ». C’est te dire ! Et ils sont toujours valables aujourd’hui.
Tu peux en effet gagner du temps sur les corrections futures en respectant les dix points suivants :
1 – Pour que ton roman (si c’en est un) ait un aspect « vivant », insére beaucoup de dialogues et de descriptions de couleurs, d’odeurs, etc.
2 – Arrange-toi pour que chaque chapitre de ton futur livre « mesure » une vingtaine de feuillets manuscrits. Certains pourront avoir une demi-page, d’autres une trentaine, mais essaie de faire en sorte que chaque chapitre ait une longueur moyenne de vingt pages (je te rappelle, une page (ou un feuillet) = mesure moyenne de l’édition = 1.500 signes).
3 – Construis chaque chapitre autour de plusieurs « temps forts », quatre au minimum, chaque « temps fort » pouvant être constitué par une anecdote, un récit, un dialogue, etc.
4 – Terminez chaque chapitre par une « chute » – un peu comme dans le domaine du théâtre ou des histoires que l’on raconte – constituée par une phrase marquante, par exemple une interrogative, annonçant éventuellement le début du chapitre qui suit. Il faut à toute force encourager votre lecteur à poursuivre sa lecture, c’est-à-dire que tu dois le tenir en haleine constamment.
5 – Fais huit à dix chapitres au minimum, une trentaine environ au maximum, c’est-à-dire écris un ouvrage d’une longueur moyenne comprise entre cent soixante et six cents pages. Moins, ça fait vraiment peu (moins de 150.000 signes, soit cent pages), plus, ça commence à compter (plus de 900.000 signes, donc 600 pages).
6 – Articulez tes chapitres autour de ce qu’on nomme des « lignes de blancs ». Cette expression, consacrée par l’usage, signifie qu’entre deux épisodes relatés à l’intérieur d’un même chapitre, tu passes une ligne complète – elle est donc blanche – au lieu d’aller simplement à la ligne avant d’attaquer le paragraphe suivant.
7 – Essaie de faire des paragraphes « courts ». Concrètement, tu dois, en moyenne, écrire deux paragraphes par page. Bien entendu, tu peux avoir un paragraphe qui tient une page complète et la demi-page suivante, tout comme tu peux rédiger des pages contenant chacune cinq paragraphes de cinq lignes.
8 – N’oublie pas qu’un paragraphe peut n’être composé que d’une seule phrase. Si elle est suffisamment courte, cela aérera ton texte. Toutefois, en règle générale, fais des paragraphes composés de plusieurs phrases, une phrase étant, rappelle-vous, encadrée par deux points.
9 – Il existe deux grandes « écoles » en ce qui concerne la longueur des phrases. Certains préfèrent des phrases courtes, incisives, qui forcent le lecteur à adopter un certain rythme (n’oublie pas que ton lecteur « lit » dans sa tête, quand ce n’est pas avec ses lèvres), d’autres des phrases plus longues, rythmées par des virgules et de temps à autre un point-virgule. A toi de choisir en fonction de ton style !
10 – Un dernier conseil, qui peut être très très important si tu passe par un éditeur (et que tu dois impérativement respecter pour que ton lecteur soit incité à poursuivre sa lecture) : soigne particulièrement ton premier chapitre, en particulier les deux ou trois premières pages, ainsi que la fin de ton livre.
Cela dit, tu peux négliger absolument tous les conseils ci-dessus et réussir un ouvrage parfait. C’est là l’avantage de la littérature… qui est aussi un art, ne l’oubliez pas !
La suite demain. A demain !

Comment dois-tu écrire un ouvrage de fiction ?

Comment dois-tu écrire un ouvrage de fiction ?
Bonjour,
Voici la suite de l’article d’hier à propos de l’écriture d’un ouvrage.
Comment écrire un ouvrage de fiction
Pour commencer, tu as une idée de son contenu, même si ce ne sont qu’une ou deux phrases. A partir d’une phrase de cinq mots, il est possible de faire un ouvrage de cinq cents pages et huit cent mille signes ; ce n’est qu’une question d’imagination et de richesse de vocabulaire.
Quand tu « attaques » la première page, ou tu as une idée exacte du titre ou tu n’en as pas du tout. Donc, écris ton titre ou n’écris rien : baptise-le simplement « roman » ou « nouvelle » ou « essai » ou « recueil de poésies » ou « pamphlet politique » ou…
Ne te soucies pas, en l’écrivant, de savoir en combien d’exemplaires il sera vendu, si tu l’éditeras toi-même ou si tu passeras par l’intermédiaire d’un éditeur, bref dégage-toi de toutes les contraintes matérielles à son propos.
Écris-le !
Après, une fois qu’il sera terminé, tu te soucieras de son futur.
Écrire, oui, mais comment ? Rassure-toi : il est hors de question, ici, de t’apprendre à te servir de ton stylo ou de ton micro-ordinateur !
Comment dois-tu faire pour écrire un ouvrage de fiction ?
Sur le plan de l’écriture à proprement parler, comme tout écrivain qui se respecte, tu as un style. Surtout, par pitié, conserve-le !
Conserve ton style !
Pourquoi ? Tout simplement parce que le style est comme le naturel : chasse-le, il revient au galop ! Si tu fais des efforts désespérés pour ne pas écrire comme tu en as l’habitude, ça se verra obligatoirement. Tu n’y peux rien ! Tu ne pourras échapper à cette « fatalité du style » que si tu es un grand pasticheur, habitué à écrire des textes « à la manière de… » et encore… !
Le style
Tu ne connais pas ton style ? Mais si, mais si ! Tu rigoles, ton style fait partie intégrante de ta manière d’écrire.
Si tu écris comme tu parles, c’est-à-dire en utilisant beaucoup d’expressions du langage parlé, généralement bien moins correct que le langage écrit, plus châtié, ça n’a aucune importance : écris comme tu parles !
Si tu as l’habitude d’employer dans tes paroles un langage ampoulé, précieux comme il pouvait l’être au XVIIIe siècle, rédige de même !
De toute manière, ceci n’est qu’un premier jet : tu seras obligé de revenir dessus, de le travailler, de l’améliorer, de le corriger, voire parfois de le remplacer totalement par un autre texte.
Alors ? À suivre demain.
À demain, donc !