Très important : la première lecture.

La première lecture est un article très très important. Il traite du début du trajet de ton livre chez ton futur éditeur.

La première lecture chez ton éditeur potentiel  
Suppose que ton manuscrit ait franchi sans encombre ce premier stade, que je t’ai indiqué hier. Il doit encore en subir un autre avant d’être dans les mains d’un lecteur.
Ce second stade est celui de la « pré-première lecture ». Ton manuscrit est lu  « en diagonale », rapidement, par un spécialiste de la maison. C’est vraiment un spécialiste . Il trouve que ton manuscrit ne correspond pas du tout aux ouvrages publiés par E.D.I.T.I.O.N. ? Il te le retournera avec le petit mot cité plus haut ou quelque chose d’approchant.
Tires-en immédiatement une conclusion importante : ne tee trompas pas de cible d’éditeur. Autrement dit,  n’envoie JAMAIS un manuscrit de roman à un éditeur qui ne diffuse que des ouvrages pratiques ou un manuscrit de textes érotiques à une maison spécialisée dans la publication d’ouvrages religieux, par exemple.
Ton manuscrit, feuilleté par le spécialiste dont je viens de t’entretenir, est en même temps jugé dès cette première lecture : cette personne a lu quelques paragraphes au hasard, parfois une dizaine de pages. Si elle a trouvé que ton manuscrit était illisible ou sans intérêt, elle le rejette encore. Tu reçois alors le petit mot frustrant en question ! Et c’est définitif : inutile de retourner une seconde fois ton manuscrit à cette maison, car il subira le même sort, sauf si tu l’as complètement changé… et que tu n’oublies pas de le signaler sur ta lettre d’accompagnement !
Sache qu’à ce stade neuf manuscrits sur dix sont éliminés. Souviens-toi : un tiers des manuscrits a été retenu après le « tri ». Donc, seulement 3% environ des manuscrits reçus chez E.D.I.T.I.O.N. arrivent enfin au stade de la lecture.

La lecture de ton manuscrit par un lecteur « maison ».
Fort heureusement, le tien l’atteint. Que se passe-t-il alors ?
Ton manuscrit est lu par un lecteur. Un seul. Tu as intérêt à lui plaire, forcément. Tu l’as d’autant plus qu’il lit des manuscrits de toute sorte.
Après lecture, il retourne ton manuscrit chez l’éditeur avec un compte-rendu de lecture. Celui-ci comprend à la fois un résumé du contenu de ton ouvrage et son avis motivé.
Tu as compris que cet avis est de première importance. Il est bon ? Ton manuscrit sera relu en deuxième lecture. Il est mauvais ? Il te sera retourné. Sans appel.
Ne crois pas toutefois que les lecteurs soient des écrivains frustrés qui souhaitent se venger sur de pauvres débutants des humiliations qu’ils ont pu eux-mêmes connaître : pas du tout !
Ce sont des gens qui adorent lire. Ils font ce métier – très mal payé – par amour de la lecture, justement. Ils sont réellement capables de donner leur avis sur le texte qu’ils viennent de lire. Et – détail très important pour toi – ils lisent ton manuscrit en entier.

Les lectures suivantes.
Ton manuscrit a réussi à franchir victorieusement ce cap ? Parfait… pour toi. L’éditeur le juge digne d’intérêt. Il le fait lire par un deuxième lecteur, éventuellement par un troisième, etc. Finalement, après qu’il ait été lu et apprécié, ton manuscrit subit la dernière épreuve, celle du fameux « comité de lecture ». C’est l’organisme qui décide en dernier ressort de publier ou non ton manuscrit.

Le célèbre et redouté « comité de lecture ».
Ce comité de lecture mythique est de temps à autre composé de dix personnes, voire davantage. Souvent, il y en a beaucoup moins. Parfois, c’est l’éditeur qui est à lui seul le  « comité de lecture ».
Il a une raison essentielle à cela. C’est lui qui est responsable juridiquement (relativement parce que je n’ai jamais entendu parler d’un éditeur qui a été fusillé après avoir publié un ouvrage qualifié disons de « dérangeant ». L’auteur de l’ouvrage, oui – voir ci-dessous) du contenu de ton ouvrage une fois que celui-ci est imprimé !
Ton manuscrit est accepté par E.D.I.T.I.O.N. C’est la gloire, penses-tu. Tu reçois un coup de téléphone ou une lettre te proposant un rendez-vous chez l’éditeur.

Tu commences à comprendre un peu mieux les arcanes de la maison d’édition ? Sois sans crainte, ce n’est pas fini.

Une petite remarque : grâce à des personnes très compétentes qui sont des spécialistes de WordPress, tu peux désormais lire les chapitres de mon « Sacré Christophe ! » de la première page à la dernière. Va voir, tu comprendras.

Demain, on continue. À demain ?

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