Le contrat d’édition.

Le contrat d’édition.

Quelle que soit la solution que tu vas choisir ou retenir, dis-toi bien qu’il existe des éditeurs sur le marché du livre qui sont là uniquement pour publier des ouvrages.

Pour ce faire, ils s’appuient sur l’article Article L132-1 du CPI (ancien 48 de la loi du 11 mars 1957) qui stipule :
« Le contrat d’édition est le contrat par lequel l’auteur d’une œuvre de l’esprit ou ses ayants droit cèdent à des conditions déterminées à une personne appelée éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l’œuvre, à charge pour elle d’en assurer la publication et la diffusion. »

En principe, comme tu vois, c’est clair. Ces éditeurs existent, ils ont pignon sur rue. Dès lors, tu te dis : « Pourquoi ne pas leur envoyer mon manuscrit ? Ne l’attendent-ils pas ? »

NON !

   Que ceci soit bien clair dans ton esprit : aucun éditeur n’attend ton manuscrit pour l’éditer. C’est vexant, tu ne trouves pas ?

   Vexant ou non, c’est la réalité !

Le chemin suivi par ton manuscrit

Alors là, cramponne-toi !

   Quelles sont donc les arcanes d’une maison d’édition « normale » ? Par parenthèse, oui, il en existe des « anormales » dites aussi « attrape-gogo s». Tu peux si tu le veux les baptiser d’une autre nom, légèrement plus court mais tout aussi expressif !

   Pour les résumer, viens avec moi pour  le trajet de ton manuscrit. Tu l’envoies par la poste aux éditions « E.D.I.T.I.O.N. » Où va-t-il se retrouver ?

Il va suivre un chemin assez complexe avant de paraître en bonne place – peut-être – dans la vitrine d’un libraire.

La réception de ton manuscrit

Il passera d’abord par le service littéraire de  la société « E.D.I.T.I.O.N. ». C’est avec ce service que tu auras le plus de contacts. Ne te leurre pas sur le mot « service ». Si dans tous les cas il se charge de la sélection des manuscrits à publier, des contacts avec les auteurs, des relations avec la presse, etc., il peut comprendre un nombre très important de personnes…. ou seulement quelques-unes, voire une seule dans le cas des petites entreprises d’édition !

Quoiqu’il en soit, sache que c’est là que ton manuscrit subit ses deux premières épreuves, les plus importantes et aussi parfois les plus frustrantes pour toi : le tri et la lecture.

Bien peu d’auteurs novices soupçonnent l’importance énorme du tri effectué par le service de réception des manuscrits.

À ne jamais faire !

Ton manuscrit est rédigé à la main ? Il comporte de très nombreuses fautes de dactylographie qui le rendent difficile à lire ? Tu l’as surchargé de corrections manuscrites ou de rajouts ? Tu n’en as pas relié les pages ? Tu as alors toutes les chances de ne pas dépasser ce stade. La société  « E.D.I.T.I.O.N. » te retournera ton manuscrit, pas toujours, d’ailleurs, au bout d’un temps plus ou moins long, avec un petit mot d’accompagnement t’informant que « Malgré ses qualités, notre maison n’a pas jugé bon de retenir votre manuscrit qui n’entre pas dans le cadre de nos collections » ou quelque chose d’approchant… ou parfois ne te disant rien du tout !

Ne crois pas que ce soit une vue de l’esprit : statistiquement, les deux tiers des manuscrits arrivés par la poste dans n’importe quelle maison d’édition française sont éliminés à ce stade. En d’autres termes, ils sont rejetés sans que qui que ce soit les ait lus.

Maintenant tu le sais. Alors, fais attention à la présentation du tien !

Demain, je vais te parler d’une chose très très importante. Elle est tellement importante que j’en ai fait un article complet, pour bien le détacher du reste, pour que tu t’en souviennes.

À demain ?

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