Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

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Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

Patrimoine : c’est une histoire de mots.
Les mots, j’espère que vous en êtes tous persuadés, appartiennent à notre patrimoine commun. Commun, bien entendu, à tous ceux qui connaissent peu ou prou le français ! Pourtant, rares sont ceux qui se sont penchés sur une étude approfondie de ces mots, envisagés justement dans leur contexte commun.
Apparemment, rien n’est plus facile : il suffit de penser ! Tenez, prenez par exemple le mot « patrimoine », cité ci-dessus. Étudier son étymologie, c’est un peu, en quelque sorte, faire sa généalogie. A l’évidence, ce nom commun provient de la contraction de « patrie » et de « moine ».
Comment, dans la France d’aujourd’hui, peut-on oser utiliser un tel mot ? « Patrie » , je vous demande un peu ! Quant à « moine »…
Pourtant… revenons en arrière.
Vous savez que « La France est la fille aînée de l’Église ». Tous les bons cathos, y compris ceux des tubes cathodiques de la télévision, pourront vous le confirmer. Soit, mais elle ne l’est que depuis 496, et bien entendu par la faute d’une femme.
Que s’est-il donc passé cette année là ?
Depuis dix ans déjà, Clovis, vénéré roi des Francs, cherchait à se faire pardonner l’histoire du massacre consécutif au vase de Soissons. Peut-être l’ignorez-vous, mais ce dernier contenait, entre autre, la recette des haricots destinés à accompagner le mouton, ce qui fait que les Francs devaient se contenter d’un morceau de viande passée à la poêle accompagné de quelques petits morceaux de pomme de terre trempés à deux reprises dans un casque contenant de l’huile bouillante, ce qui deviendra plus tard, quelque peu anglicisé, le célèbre « beefsteack-frites ».
Or, Clovis devait se faire pardonner ceci surtout par sa femme, épousée peu de temps auparavant, qui lui avait glissé à l’oreille quelques petits mots qui vous seront cités plus loin (et les curieux sont priés de tout lire sans chercher à savoir ce que Clothilde a dit à Clovis).
Aussi, prenant une brutale décision, Clovis se fit-il baptiser, ainsi que trois mille de ses soldats, victimes eux aussi du même chantage, par un évêque qui passait justement par là et qui s’appelait Rémi.
Quelle publicité pour l’évêque ! Et pour sa patronne dite « notre sainte mère l’Église ! »
Rémi se doutait toutefois qu’il ne fallait pas trop importuner Clovis. La veille, il était encore un infâme païen (vous savez que le préfixe « in » est privatif, c’est-à-dire qu’il signifie « sans» ; autrement dit, cela signifiait que Clovis n’avait ni Dieu ni maître ni femme – oh qu’il était heureux le bougre !). Brutalement, il se réveillait dans la peau d’un catholique pourvu (d’un dieu et d’une femme, bien entendu). Aussi Rémi manœuvra-t-il habilement pour que ce soit Clovis qui s’adresse à lui.
Avisant le représentant de l’Église (catholique, apostolique et tout et tout), l’évêque Rémi, donc (qui en est devenu saint, le pauvre homme ! Ça lui a fait une belle jambe – la droite, parce que la gauche est restée aussi laide qu’avant !), Clovis, grand roi, lui glissa en loucedé (ce qui signifie, comme chacun sait, en hurlant dans son cornet acoustique) :
Dis moi, Rémi, ne crois-tu pas qu’il faudrait envoyer des émissaires dans tout mon royaume pour annoncer cette bonne nouvelle ? (et pour Clovis, vous le verrez plus tard, c’était vraiment une bonne nouvelle)
Tu as peut-être raison, Clovis !
NB (ce qui signifie note à benêts) : voici une remarque TRÈS IMPORTANTE, au passage. Amie lectrice, ami lecteur, grâce à moi, vous êtes en train de rectifier plusieurs siècles d’erreur. Non, ce n’est pas Charlemagne dit « sacré » si vous connaissez la chanson ou encore « le grand » si vous connaissez le latin et le mari d’Yvonne, qui a inventé les « missi dominici » – traduction « envoyés du seigneur » et non pas « messe du dimanche » – mais bel et bien C-L-O-V-I-S, roi des Francs.
Répétez sept fois de suite, trois fois par jour avant les repas, pour vous en persuader. C’est aussi efficace que les antibiotiques et au moins ce n’est pas dangereux !
Toutefois, ne demandez aucune décoration pour moi et encore moins mon élection à l’Académie Française : il y a trop d’anciens troufions décorés et/ou membres des Quarante pour que je puisse accepter !
Clovis reprit alors :
Oui, je sais, un roi a toujours raison (forcément, même le roi des c…, demandez donc à feu Brassens) mais je ne vois pas qui envoyer.
Rémi, cachant un sourire matois dans sa barbe, lui dit :
Si tu veux… mon petit Clovis… j’ai bien des envoyés à te proposer.
Ah bon ! Et… à quel prix ?
Car à l’époque déjà, l’Église songeait à se constituer un pécule pour ses vieux jours, en quelque sorte un mélange entre la pension de retraite et l’assurance-vie, assorti de bons du trésor (royal).
Mais… gratuitement, Clovis !
… !
Ces petits points, dans tout dialogue, traduisent l’ahurissement certain d’un personnage, ici, en l’occurrence, Clovis. ÉTONNÉ, il était, le pauvre : tu parles, un évêque, saint de surcroît, capable de DONNER ! Et GRATUITEMENT, par-dessus le marché ! Quel piège cela cachait-il ? Clovis eut bientôt la réponse :
Mais oui, gratuitement… à une petite condition !
Ah bon ! Laquelle ?
J’espère, amie lectrice, ami lecteur, que vous sentez le soulagement visible (mais non odorant, ne devenez pas triviaux) de Clovis. Il trouvait que la situation, subitement, redevenait normale.
Eh bien vois-tu, Clovis, je peux t’envoyer des moines partout dans ton royaume. Mais il faut que tu me promettes que partout où ils iront, ils seront bien accueillis, nourris, logés, blanchis et éclairés.
Clovis n’hésita pas une seconde :
Je te le promets, Rémi, mais à mon tour de t’imposer une condition.
Clovis, mon petit ! Clovis, voyons ! Clovis… tu as mal appris ton catéchisme ! Tu sais bien qu’on n’impose jamais rien à l’Église, hormis les mains dans certaines cérémonies ! Attention à ce que tu dis !
Tu n’as rien compris, Rémi ! Je veux que tes moines, comme tu les appelles, soient habillés de la même manière, pour que tout le monde puisse les reconnaître sans hésiter. Il faudrait aussi qu’ils aient une sorte de mot de passe à prononcer en arrivant dans tous les villages.
Là-dessus, Clovis et Rémi se séparèrent.
Rémi demanda du secours à dieu, son patron, mari de sa patronne notre sainte mère l’Église. Las, dieu, probablement occupé ailleurs, ne l’entendait pas ! Aussi Rémi se bénit-il lui-même en prononçant les paroles suivantes, qui allaient avoir un franc succès par la suite (et en latin, langue officielle des diplomates jusqu’à François Ier) :
Patri et Filii et Spiritus Sancti.
Vous savez très bien que ces paroles, traduites dans la bonne langue de notre grand Rabelais, donnent approximativement ceci :
Que le grand Cric me croque si cette espèce d’hurluberlu de Clovis n’est pas en train de me préparer un piège à nocs (à l’époque, c’était comme ça qu’on les désignait) de sa façon pour qu’en fait mes moines soient ses envoyés. Et puis, son idée de mot de passe, qu’est-ce que ça veut dire, hein ? Mot de passe, mot de passe, j’ai une gueule de mot de passe, moi ?
Amie lectrice, ami lecteur, à ce stade de mon exposé, il me semble INDISPENSABLE de laisser l’esprit se reposer quelque peu en faisant quatre remarques :
1 – le latin, à quelques exceptions près (essayez donc de traduire réacteur nucléaire !) est tout de même une langue plus courte que le français ;
2 – espèce est bien du genre féminin, contrairement à ce que certains qui causent dans les postes de radio et de télé essaient de diffuser subversivement dans les chaumières ;
3 – en traduisant le texte sur lequel je me suis penché, je me suis aperçu que le grand Henri Jeanson avait repris cette pensée de Rémi pour la mettre dans la bouche d’Arletty dans « Hôtel du Nord » : « Atmosphère, atmosphère…»
4 – Clovis a bien dit « mot de passe » et non « maison de passe », bordel !
Reprenons. En effet, Rémi ne s’arrêta pas là. Il continua :
Père, se lamenta-t-il en se tournant vers le ciel, père, ne m’abandonnez pas !
Ça, c’est aussi une reprise, un « remake » comme on dit dans le jargon franco-surtout anglais du cinéma. Il paraît que c’est le cri de Jésus, dit Christ, sur sa croix. Comme il l’a dit en hébreu, il semble que ce soit à une malencontreuse erreur de traduction qu’il doive son nom de « Jésus-Christ » car il s’agissait en fait de « Jésus crie ».
Rémi, quant à lui, criant ou non, ne voyait toujours pas de solution. Un moine, justement, passa par là. Voyant son évêque étendu (car il s’était couché au sol pour mieux prier), il lui donna une bénédiction qu’il pensait être la dernière. Levant la main vers le ciel, il commença :
Patri…
Il n’eut pas le temps d’en dire davantage. Se relevant d’un bond, Rémi le bouscula et se précipita sous la tente de Clovis, où il heurta malencontreusement le pied nu de ce dernier, qui était occupé à besogner Clothilde, histoire de rattraper un sacré retard d’affection en quelques heures. En effet, elle avait dit à Clovis, le jour de leur mariage :
Si tu veux faire l’amour avec moi, tu te convertis. Sinon, « bernique pour la nique » !
Clovis, dont l’exemple sera suivi plus tard par Henri IV s’écriant que « Paris vaut bien une messe », lui avait alors répliqué :
            Clothilde tu le veux ?              Je serai converti !
            J’ordonne à mon neveu        D’aller quérir Rémi.
            Catholique je serai                  Puisque tu m’as vaincu,
            Mais quand, je reviendrai,   Attention à ton c++
NOTE : malgré des efforts désespérés qui, comme chacun sait, n’en sont pas moins les plus beaux, je n’ai pas pu lire à cet endroit précis le manuscrit que je transposais directement du francien, langue d’origine germanique parlée par Clovis. Hélas pour la postérité ! Jamais on ne saura si Clovis n’aurait pas pu être le plus grand poète de notre pays !
Rémi, donc, heurta le pied nu de Clovis puis celui de Clothilde. Il se recula, effrayé par les mystères qu’il venait, à son corps défendant, de dévoiler à ses yeux. Il faut dire que Clothilde apprenait vite. Partant du principe bien connu qui dit qu’il est plus facile d’avoir la bouche ouverte que le bras tendu, elle s’évertuait à redonner à Clovis une forme éblouissante, sans s’aider ni des mains ni des pieds, simplement à l’aide de conseils certainement très catholiques mais en tout cas très efficaces qu’elle soufflait de fort près à l’appendice qui présentement poussait au centre du corps de son mari.
Après un petit coup d’œil appréciateur, tant il lui semblait que la belle Clothilde déployait une ardeur toute mystique à persuader son mari de se donner encore un peu de mal, Rémi sortit et décida de frapper à l’huis pour avertir Clovis de sa présence. En effet, ce dernier, pas plus que sa jeune femme, ne s’était rendu compte de l’intrusion de l’évêque. Hélas, il n’y avait pas de porte à la tente de Clovis. Dès lors,… où frapper ?
Avisant les armes abandonnées du roi des Francs, Rémi saisit l’épée de Clovis et, d’un grand coup, heurta son bouclier. Ce gong improvisé résonna jusque dans la tête de Clovis, le distrayant des occupations pourtant très distrayantes auxquelles il se livrait avec sa femme. En maugréant, il se leva tout de go (bien que Franc ripuaire et non Goth) et dit à Clothilde, en se rhabillant :
Clothilde, ma chérie,             Tu es vraiment divine
            Et moi je te le dis                     Et avec moi ma p+++.
            Mais voici que j’entends      Un son vraiment bizarre.
            Quel est donc ce boucan     Qui perturbe mon d+++ ?
            Je reviens, ma chérie.          Garde moi ta chaleur
            Et le truc que voici                Ira jusqu’à ton cœur.
NOTE (encore) : les +++ sont mises à la place de lettres totalement incompréhensibles, dont j’ai appris qu’elles avaient été brûlées par Anastasie, fille aînée d’un tsar de toutes les Russies qui adorait jouer avec des ciseaux.
L’avant-dernière ligne semble avoir fait l’objet d’un contresens, puisque j’ai trouvé une traduction qui disait « Garde-toi en chaleur », ce qui est absolument impensable. Ah, il y a des soi-disant spécialistes du francien qui ne sont pas tristes !
Quant à la dernière ligne, je n’ai pas réussi, malgré de nombreuses recherches, très approfondies, à trouver à quel mystérieux « truc » Clovis faisait allusion. C’est pourquoi je prie instamment toute lectrice ou tout lecteur (ne soyons pas sexiste !) de cet ouvrage qui aurait une petite idée de bien vouloir me le dire. Merci d’avance.
Mais reprenons. Clovis, donc, se leva et alla voir Rémi. Celui-ci s’écria :
Clovis, j’ai trouvé ! Non seulement mes moines seront habillés de la même manière, avec un froc (et non un pantalon, ce sera pour beaucoup plus tard, aux alentours de 1789), mais de plus ils pénétreront dans chaque village en criant « Patri ».
Que voilà une bonne idée, mon cher Rémi ! répliqua Clovis. Mais permets-moi de me retirer sous ma tente afin de l’exposer à ma tendre épouse dont
« Je le confesse, J’aime les fesses »
(et non pas, comme l’a prétendu un traducteur ignare : « J’en suis confus, Mais j’aime son c++ »)
Laissant Rémi coi, Clovis alla rejoindre Clothilde qui l’attendait dans son boudoir, telle Charlotte (vous savez, la petite de la chanson qui, n’ayant pas d’homme à portée de la main, trompait sa solitude en se penchant avec véhémence sur l’invention des carottes à la crème), prête à tout, ce qui valait mieux pour deux raisons :
1 – Clovis venait de lui inventer un petit poème de circonstance qui a eu par la suite beaucoup de succès :
Oh toi, ma belle Clothilde,
            Toi dont je serai le guilde (actuellement, on parle de guide)
Si quand j’avance tu recules,
            Comment veux-tu que je t’enc+++ ?
les +++ correspondant à des lettres effacées
2 – l’étymologie du nom propre « Clovis » prouve à l’envi que c’est une contraction de « Klaus » et de « vice ». Autrement dit, on devrait parler de « ce vicieux de Klaus » plutôt que de « Clovis ». Après, on a eu des « rois fainéants », alors ça va bien comme ça ! Clovis a tout de même une autre allure, non ?
Revenant de sa coitude (ce mot est un néologisme, un mot nouveau, si vous préférez, pour désigner ce qui est coi, une chose coite, quoi ! ATTENTION : ne pas confondre avec le coït de Clovis !), Rémi réunit les futurs moines. Il leur apprit leur mission officielle, qui était de répandre la nouvelle du mariage de Clovis et de sa conversion. Il leur apprit aussi leur mission officieuse en ces termes :
En même temps, vous allez me convertir ces noms de dieu de païens qui peuplent ce putain de dieu de pays en parfaits catholiques qui obéiront à notre mère la sainte Église, bordel ! Et que ça saute !
Illico presto – à toute vitesse – les moines partirent pour une sorte de diaspora comme qui dirait celle des Hébreux fuyant la Palestine à la suite de la conquête romaine. Mais ils n’avaient pas tout prévu !
En, effet, à force de les voir, les Francs associèrent leur cri de « patri » et leur froc de « moine ». Petit à petit, dans toutes les régions du royaume franc, on les désigna sous le sobriquet (voir ce mot) de « patrimoine ».
Peu à peu, le sens dérapa et le nom désigna en quelque sorte le bien commun de tout le monde. En effet, au départ, les moines étaient un peu des apprentis saints. Or, ils se débauchèrent au fil des jours. Beaucoup firent des enfant à tort et à travers et aussi à Hermeline, à Justine, à Caroline, à Aliénor, etc.. Ceci explique pourquoi, au Moyen-Age de notre histoire, les seigneurs, s’imaginant que toutes les femmes faisaient partie du « patrimoine » commun, en usaient et en abusaient. Ceci explique aussi pourquoi Rabelais a dû créer une abbaye destinée à juguler les excès des moines, ou plus exactement à les circonscrire.
NOTE : j’ai bien écrit « circonscrire les excès » et non pas « circoncire les moines » !
Le mot, devenu commun au fil des ans, passa dans le langage le plus courant qui soit. On prit l’habitude de parler de « patrimoine » pour désigner quelque chose que tous les habitants de la France avaient en commun. Comme la France est un guide pour l’humanité, comme Clovis en avait été un pour Clothilde, il y a même eu une « année du patrimoine » sous l’égide de l’UNESCO.
On peut donc sans rougir, en faisant référence à Clovis, mais aussi à Rabelais – surtout à Rabelais – parler de « patrimoine ». Ce mot n’a d’ailleurs jamais soulevé d’objection, ni chez les « patri-hot » (les quelques anglo-français chaudement partisans de la Révolution de 1789) pas plus que chez les « anti-moines » (ce sont des imprimeurs qui ont du caractère).
En revanche, la France n’est plus la fille aînée de l’Église. Tout au plus est-elle la cadette de l’Islam.

Guy

 

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9 réflexions au sujet de « Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy. »

  1. Au moins, on ne s’ennuie pas sur ton blog cher Guy ! Fais tout de même attention à ce qu’on en meure pas de rire, tu te retrouverais avec quelques cadavres sur les bras.
    En tous cas, ton blog nous promet du plaisir et nous en avons bien besoin en ce moment !

    Danny

  2. Cher Guy, c’est tout simplement savoureux, exquis !!!
    Ton aisance à jouer avec les mots, la langue, l’histoire,
    ton esprit aiguisé me réjouit ! Quel plaisir que de te lire,
    je me régale 😉

    Très sympa, ton blog, belle présentation, claire, simple, épurée,
    qui donne toute la place à ton humour, un vrai délice !
    Merci pour ces partages !

    1. Bonjour, Nathalie,
      Merci de ce que tu me dis, c’est tout de même le but que je poursuivais.
      Je l’ai atteint ? Tant mieux pour toi en tant que lectrice et un peu pour moi (je vais sombrer dans un délire d’ego, attention !)

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