Les raisons qui te poussent à devenir un auteur autoédité

Comment pratiquer l’autoédition

Dans cet article et probablement aussi le ou les suivant(s), je vais te détailler l’autoédition, que je connais fort bien puisque les livres que j’ai rédigés pour mon compte sont tous édités de cette manière (Gagnez en Bourse grâce aux warrants, Gagnez en Bourse grâce à l’analyse graphique, La Luminopédagogie, Écrivez… et vendez tous vos écrits, etc.).

Rappel : comment éditer ton livre?

     Tu sais maintenant tout. Tu peux éditer ton livre en passant par l’intermédiaire d’un véritable éditeur, auquel cas tu as le choix entre trois types de contrat (l’un d’entre eux n’étant pas des plus recommandables et donc des plus à recommander) ou tu choisis délibérément de l’éditer toi-même.

Permets-moi, puisque j’ai choisi dans ce blog de m’étendre davantage que je l’ai fait dans mes éditions papier ou électronique à ce sujet – et aussi parce que nombreux ont été les lecteurs qui m’ont demandé des précisions – de m’étendre un peu sur la pratique de l’autoédition.

Pour ce faire, je vais emprunter… à moi-même l’essence d’une série d’articles que j’ai rédigés au sujet de ce problème à la demande de l’éditeur-rédacteur en chef d’une petite revue aujourd’hui disparue. Sois sans crainte : j’ai remis cet ensemble « au goût du jour », si j’ose écrire, en 2017.

En guise d’entrée en matière.

De plus en plus nombreuses sont les personnes qui demandent à l’un ou à l’autre des renseignements sur l’autoédition. Cette série de petits articles a été rédigée dans le but de les leur fournir. C’est tout du moins mon ambition.

Qu’est-ce que l’autoédition ?

L’article L. 121-2 du Code de la Propriété Intellectuelle stipule que :
« L’auteur seul a le droit de divulguer son œuvre »
et l’article L. 123-1 du même C.P.I. précise que :
« L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire ».

En d’autres termes, tout le monde (c’est-à-dire chaque personne ayant écrit une œuvre littéraire quelconque) a le droit de s’éditer. L’auteur peut donc aussi bien exercer lui-même ce droit que le céder à quelqu’un d’autre (un éditeur) par contrat.

Une précision fort utile, à propos des antécédents historiques.

Contrairement à ce que pensent ou proclament certains, nombre d’auteurs, avant que le terme ait existé, ont fait appel à l’autoédition, pour des raisons diverses.

Ce ne sont pas pour autant de « petits auteurs ». La liste de noms ci-dessous, non exhaustive et simplement classée par ordre alphabétique, vous en convaincra aisément :
– Jacques Androuet du Cerceau, fondateur d’une famille d’architectes français (dessinateur, graveur et architecte, il publia plusieurs ouvrages de gravures entre 1549 et 1566, avant d’élever le château de Verneuil sur Oise),
– Peter von Biennewitz dit Apianus (mathématicien, astronome et géographe, qui fut l’un des premiers à proposer l’observation des mouvements de la lune pour déterminer les longitudes, dans sa
« Cosmographia » de 1524),
– Louis Aragon (« Une vague de rêve »),
– Yvan Audouard,
– Honoré de Balzac pour ses premières oeuvres,
– Fernand Braudel (première édition de sa « Méditerranée »),
– Jean Calvin (commentaire en latin du « Traité de la Clémence » de Sénèque),
– François-René de Chateaubriand (qui a publié ses « Mémoires d’Outre-tombe » en souscription),
– Jean Cocteau,
– Colette (éditée à ses débuts par un libraire, Ollendorf),
– Antoine-Augustin Cournot (philosophe et économiste mathématicien, précurseur de l’école mathématique en économie et à ce titre maître à penser de Léon Walras),
– Norton Cru (auteur de « Témoins », publié à compte d’auteur en 1929, dénonçant à la fois les nationalistes et les pacifistes, ouvrage brûlé en autodafé par les Nazis)
– Denis Diderot (sa célèbre « Encyclopédie » a été vendue en souscription. Si cela vous intéresse, je ne saurais trop vous recommander l’ouvrage d’un Anglais, Monsieur Robert Darnton, publié en 1982 pour sa traduction française à la Libraire académique Perrin et intitulé « L’aventure de l’Encyclopédie »),
– Fiodor Dostoïevski,
– Édouard Drumont (pour « La France juive », le pamphlet antisémite dans lequel piocha l’extrême-droite de l’avant première guerre mondiale),
– Gustave Eiffel, (ingénieur mondialement connu, pour tous ses travaux concernant les architectures métalliques),
– J.K. Huysmans (pour « Le Drageoir à Épices »)
– Max Jacob (pour sa poésie),
– Alfred Jarry (le célèbre père du non moins célèbre « Père Ubu »),
– Isidore Ducasse dit comte de Lautréamont,
– Pierre Louÿs (tous ses ouvrages),
– Thomas Mann (Prix Nobel de littérature en 1929, édité en France par un libraire, à ses frais),
– Karl Marx (pour son « Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie »),
– François Mauriac,
– Henry Miller (dont l’oeuvre fut interdite aux États-Unis jusqu’en 1960),
– Michel Eyquem de Montaigne (pour ses « Essais »),
– Henri de Montherlant (pour « Les Jeunes filles », « La Relève du matin », « La Rose des sables »),
– Friedrich Nietzsche (pour son « Also sprach Zarathustra »),
– Marcel Proust (pour « Un amour de Swann »),
– Johannes Müller, dit Regiomontanus (astronome et mathématicien, il fut l’un des fondateurs de la cométographie scientifique, considérant les comètes comme des astres et non comme des météores ; il partit à Rome en 1475 pour y participer à la réforme du calendrier mais il y décéda de la peste l’année suivante),
– Françoise Sagan (pour « Bonjour Tristesse », qu’elle paya à son éditeur),
– Gabriel Sénac de Meilhan (pour son roman intitulé « L’Émigré ». Il était intendant et les allées marseillaises pérennisent son souvenir),
– Henri Beyle dit Stendhal (pour « Le Rouge et le Noir », entre autres),
– Léon Tolstoï,
– Sébastien Le Prestre de Vauban (outre ses ouvrages sur l’art des fortifications, il écrivit des ouvrages politiques dont un « Projet d’une dîme royale » qui fut interdit en 1707),
– Paul Verlaine (publié à compte d’auteur),
– Jean-Marie Arouet dit Voltaire (nombre de ses œuvres furent imprimées par lui dans son imprimerie en Suisse),
– Léon Walras (considéré comme le plus grand économiste français, il reprit la suite de son père et d’Antoine-Augustin Cournot en essayant d’appliquer les mathématiques à l’étude des faits économiques),
– Boris Vian (qui publia son oeuvre à compte d’auteur),
– Marguerite de Crayencour dite Yourcenar (à ses débuts. Souvenez-vous qu’elle fut la première femme reçue à l’Académie Française le 22 janvier 1981).
Pas de « petit auteur » parmi ces précurseurs, donc. Tous avaient quelque chose « à dire » et l’ont fort bien écrit. Il est d’ailleurs à noter que la tradition se perpétue aujourd’hui dans le monde universitaire : nombre de « thésards », c’est-à-dire de chercheurs rédigeant une thèse de doctorat de troisième cycle ou de doctorat d’État, font sans le savoir œuvre d’auteurs autoédités, puisqu’ils paient de leur poche la publication de leur thèse (en un nombre minimum obligatoire fixé par décret).

     Reste à savoir pourquoi les autres auteurs deviennent « autoédités ».

Pourquoi un écrivain devient-il un auteur autoédité ?

En dehors des universitaires signalés précédemment, plusieurs éléments peuvent inciter un écrivain à devenir un auteur autoédité.

A la réflexion, ces éléments se réduisent à deux :
– le refus
– le choix délibéré.

De quoi s’agit-il ?
1 – Le refus.
Le refus est généralement double :
– refus du manuscrit de l’auteur par les comités de lecture de maisons d’édition « classiques » ;
– refus de l’auteur d’aller engraisser les comptes des maisons d’éditions « à compte d’auteu r».

Le refus du manuscrit de l’auteur par les comités de lecture des maisons d’édition « classiques ».

Toute personne qui écrit a en tête un certain nombre d’objectifs. Parmi ceux-ci, le fait d’être publié par une maison d’édition prestigieuse comme Grasset, Gallimard, Le Seuil ou autre figure souvent en excellente position.

Pourquoi ?

Simplement parce que les éditeurs – qui sont d’abord et avant tout des commerçants et nos pas des zélateurs dévoués de la culture au service du génie des écrivains – ont réussi, à force de « bourrage de crâne » à moins que ce soit d’« intox », comme vous le préférez, à imposer deux idées dans les cerveaux de leurs contemporains :

a – « tous les manuscrits sont lus »
En 1979, il y a donc 37 ans, une étude de Védel concluait que « 90% des manuscrits inconnus arrivés par la Poste sont retournés à leurs auteurs sans être lus ». Une seule chose a changé : aujourd’hui, les éditeurs ne se donnent même plus la peine de retourner les manuscrits à leurs auteurs !

b – « tous les bons auteurs sont publiés par les grandes maisons d’édition ».
Cette affirmation est aussi fausse que la précédente.

Monsieur Jacques Darcanges, le patron de la maison d’édition « Les Auteurs Associés » écrivait il y a trente ans « La littérature demeure l’injuste jeu de hasard qu’elle a toujours été » (in « L’autoédition », n° 27-28, octobre 1986).

Personnellement, si j’étais le patron d’une maison d’édition, il y a un bon nombre d’auteurs connus et publiés par des éditeurs « célèbres » que je n’aurais certainement pas publiés, parce que leurs écrits m’ont « barbé » de la manière la plus « rasante » qui soit. Afin de ne pas éveiller les susceptibilités, je ne vous livrerai pas une liste, mais je vous assure qu’il « y aurait du monde » dessus !

Il faut dire surtout que, dans le cas de figure des grands éditeurs, 1% des manuscrits qui leur arrivent chaque année sont publiés. Loterie ou non ? C’est à voir.
Si de ce 1% vous retirez les auteurs « maison » qui sont assurés d’être publiés pour différentes raisons (par exemple parce qu’ils sont membres de jurys de prix intéressants pour l’éditeur ou éventuellement membres de l’Académie Française, etc.) puis les auteurs « recommandés » par quelqu’un à qui l’éditeur n’a rien à refuser (voir ci-dessus) et quelques cas particuliers, que reste-t-il réellement comme auteurs « nouveaux » ? Les statistiques concernant ce sujet ne sont JAMAIS publiées !

Une expérience – entre autres – a été rapportée par Monsieur Gustave Dessers, écrivain belge.
Voici ce qu’il expose dans une « Lettre à Jacques Darcanges » (citée dans « L’autoédition », n° 37, mars 1989) :
« L’année dernière, j’ai fait à Grasset, c’est-à-dire à Yves Berger (petite remarque pour qui l’ignorerait : Yves Berger, décédé en 2004, était considéré par le monde des lettres comme LE directeur littéraire par excellence, profession qu’il exerça auprès des Éditions Grasset-Fasquelle de 1960 à 2000), le coup que j’avais fait, jadis, à Gallimard, Hachette et au Seuil. Sous mon nom, j’ai envoyé par la poste douze nouvelles d’écrivains célèbres. Parmi eux, il y avait deux prix Nobel, deux prix Goncourt, un prix Pulitzer, des Renaudot, des Fémina. Rien que du beau monde, d’aujourd’hui et d’hier, y compris l’un des piliers de la maison Grasset elle-même. Bien entendu, j’avais modifié le nom des personnes et des lieux. Alors que Gallimard, Hachette et Le Seuil s’étaient bornés à répondre que « leur comité de lecture n’avait pas cru devoir retenir mes nouvelles », Grasset s’est montré plus carré : « pauvreté du style et de l’inspiration ». Après ça, il ne me restait plus qu’à retourner mes cartes. La lettre de protestation de Berger était verte de rage ».
Abel Clarté, le Président-fondateur de l’A.A.A., a relaté deux autres anecdotes qui ne manquent pas non plus de piquant :
« Anne Gaillard (journaliste, qui présentait L’Émission d’Anne Gaillard, de 1975 à 1978 sur France-Inter) a soumis à de nombreux éditeurs le texte recopié de « Mon village à l’heure allemande » (de Jean-Louis Bory, prix Goncourt en 1945), unanimement refusé. Avec la belle assurance des méridionaux qui font un malheur, Yves Berger (né à Avignon) osa proférer « les éditeurs éditent trop. Il font paraître des livres sans valeur. Mais tout ce qui a de la sève trouve un éditeur ».
    « Mieux encore : un journaliste du Figaro Littéraire s’est diverti à envoyer aux différents éditeurs d’un écrivain célèbre un manuscrit reproduisant – aux noms près – le texte d’un ouvrage déjà paru chez eux. Que croyez-vous qu’il arriva ? »
Au vu de ces coutumes éditoriales, comment croire les affirmations proférées par l’ensemble des directeurs littéraires des « grandes » maisons ? Comment ne pas remarquer l’illogisme dont faisait preuve le plus célèbre directeur littéraire de la plus célèbre d’entre elles ?

Après refus, il reste à l’auteur deux solutions :
– passer par une maison d’édition dite « à compte d’auteur ». Mais généralement il refuse cette solution. Pourquoi ? Vous avez lu l’explication si-dessus ;
– publier son ouvrage lui-même.

• Le refus de l’auteur d’aller engraisser les comptes des maisons d’édition « à compte d’auteur ».
Les auteurs refusés par les comités de lecture des maisons d’édition classiques (ou d’autres) après avoir constaté que les maisons d’édition dites « à compte d’auteur » sont des « arnaqueurs »… et que, bien que publiant « n’importe quoi », elles ne publient pas tout, (essayez donc de publier « à compte d’auteur » un ouvrage qui serait interdit par les mœurs ou qui serait poursuivi par la justice pour apologie du racisme ou de la violence ou de n’importe quoi d’autre) constituent une seconde catégorie d’auteurs autoédités.

Pourquoi ne veulent-ils pas passer par les arcanes du « compte d’auteur » ?
Simplement parce qu’ils savent compter.

Ils constatent trois choses :
a – l’impression leur coûte pratiquement aussi cher que s’ils la faisaient faire eux-mêmes ;
b – la publicité faite sur des radios périphériques peu chères (à des heures d’écoute…) ou dans des revues littéraires est réalisée à leurs frais ;
c – non seulement la maison d’édition leur facture tout ceci (en prenant naturellement son pourcentage), mais de plus ils ont « droit » à un contrat qui leur distribue des « droits d’auteur » certes intéressants (par exemple de l’ordre de 40% du prix du livre hors taxe… ce qui signifie que la maison d’édition prend les 60% restants pour elle, y compris pour « l’apporteur d’affaires » quand il y en a eu un (ou une).

De plus, il faut savoir que les maisons d’édition à compte d’auteur ont très souvent des pratiques qui frôlent l’escroquerie.

L’une d’entre elles, probablement la plus célèbre, a eu un nombre de procès inimaginables. Elle les a généralement perdus, mais cela ne l’a pas empêché de prospérer. Longue vie aux gogos !

Certains déçus du « compte d’auteur » se jurent bien de ne jamais retomber dans le même engrenage et se mettent, eux aussi, à l’autoédition.

2 – Les auteurs qui, dès le départ, veulent publier leurs écrits en autoédition.

Pourquoi ?

C’est pour eux une question de philosophie, que leur ouvrage ait ou non un rapport avec celle-ci.

Un auteur qui, dès le point de départ de son ouvrage, opte pour la solution de l’autoédition le fait sciemment pour plusieurs raisons. Les voici, brièvement résumées :
a – la liberté. Elle est évidente. Vous n’avez de compte à rendre à personne, vous ne devez pas passer par les fourches caudines des éditeurs, votre texte ne changera pas d’un iota (encore que votre imprimeur puisse faire des fautes !), etc.
b – la responsabilité. D’une manière générale, et contrairement à ce que prétendent les éditeurs, c’est toujours l’auteur qui est responsable de son texte. C’est Robert Brasillach qui a été fusillé au fort de Montrouge en 1945, pas son éditeur !
L’auteur autoédité reste donc responsable de son texte, comme il l’a choisi. Il reste aussi responsable vis-à-vis de ses lecteurs. La meilleure preuve en est le courrier qui s’échange souvent entre un auteur autoédité et ses lecteurs. Plus qu’une autre auteur, ce dernier a intérêt à choyer cette correspondance parce que c’est elle qui le renseigne sur l’accueil fait à son œuvre, c’est elle également qui lui permet de se corriger.
c – le respect de son lecteur. Sauf en de rares occasions (séances de signature dans les F.N.A.C., dans certains magasins ou dans de grandes librairies comme le célèbre « Furet du Nord » à Lille, parfois passage à la télévision s’il est « médiatisable »), l’auteur qui passe par un éditeur « classique » n’a que peu de contact avec ses lecteurs.
L’auteur autoédité, au contraire, a besoin de ce contact. Il écrit non pas pour une foule anonyme, mais pour des lecteurs qu’il connaît particulièrement bien, en se demandant s’ils seront contents de ce qu’il a écrit, si telle ou telle partie leur conviendra, s’il a bien retrouvé la verve à laquelle il les a habitués, etc. Son seul censeur, le seul qu’il admette – et d’ailleurs le seul admissible – c’est son lecteur.
d – l’intransigeance. L’auteur autoédité est en effet généralement un être intransigeant. Il est intransigeant avec le « système ». Il n’a aucune envie de faire une compromission quelconque, du style : « Ne croyez-vous pas qu’il faudrait revoir les pages 38 à 105 ? » ou « Peut-être devriez-vous supprimer ce passage » ou encore « Certes, cette anecdote est intéressante ? Mais ne trouvez-vous pas qu’elle alourdit votre récit ? » L’auteur autoédité considère que son ouvrage est un tout. Il l’a créé ainsi, il le publie ainsi. C’est sa gloire.
e – la contrainte. Nombre d’auteurs sont obligés de passer par l’autoédition. Tous ceux qui attaquent ce que les Américains appellent le « politiquement correct », susceptibles donc d’être censurés, savent, dès le départ, que leurs œuvres ne seront jamais publiées par un éditeur « classique ».
Nous vivons, il faut le dire, en une période de censure dans tous les domaines. Les changements du nouveau code pénal existaient en embryon depuis fort longtemps.
Tous les écrivains qui « dérangent » en raison du thème qu’ils choisissent de traiter dans leurs ouvrages, thèmes reliés à l’histoire récente ou à la politique actuelle, par exemple, ou encore à l’érotisme sulfureux. « L’érotisme, disaient Sade et Bataille, est subversif »… et la subversion ne convient guère aux Français qui, si l’on en croit feu Charles de Gaulle, « sont tous des veaux ». Difficile donc de heurter leurs opinions profondes (et/ou « suggérées » ?) sans passer pour un auteur « maudit » ou « qui pense mal » et qui donc est en quelque sorte « condamné » à l’autoédition.

Voici donc, schématiquement brossées, les raisons les plus importantes pour lesquelles un écrivain peut devenir auteur autoédité.

Concrètement, que doit-il faire ?

Vous le saurez dans le prochain « épisode », à partir de demain.

À demain ?

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