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Le DicogagàGuy

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Le DicogagàGuy

Je ne savais pas trop où mettre ceci. Finalement, je me suis décidé pour une page d’article, renvoyant à plusieurs autres articles probablement, la structure n’étant pas clairement définie encore dans mon esprit.
En voici la genèse : en 1992, riche année pour moi sur le plan de la création, j’ai décidé de rejoindre MM. Littré, Larousse, Robert et bien d’autres au pays des dictionnaires. Pourquoi ne parlerait-on pas du « Guy » comme on s’exprime déjà à propos du « Larousse » ou encore du « Robert » ?
Le mien a tout de même une différence fondamentale avec ceux de ses prédécesseurs : il ne prétend pas être un parangon du langage, il ne veut qu’exprimer mon point de vue à propos de certains mots dont vous découvrirez que, parfois, ils réservent bien des surprises. N’oubliez pas son titre !
Tenez, puisqu’il y a eu une année entière qui lui a été consacrée, je vous propose de découvrir ce que m’a inspiré le mot  « patrimoine ».
Si vous cliquez sur le lien, vous allez en principe trouver la définition de ce mot,
 selon moi.
Guy

Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

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Le mot « patrimoine », selon le DicogagàGuy.

Patrimoine : c’est une histoire de mots.
Les mots, j’espère que vous en êtes tous persuadés, appartiennent à notre patrimoine commun. Commun, bien entendu, à tous ceux qui connaissent peu ou prou le français ! Pourtant, rares sont ceux qui se sont penchés sur une étude approfondie de ces mots, envisagés justement dans leur contexte commun.
Apparemment, rien n’est plus facile : il suffit de penser ! Tenez, prenez par exemple le mot « patrimoine », cité ci-dessus. Étudier son étymologie, c’est un peu, en quelque sorte, faire sa généalogie. A l’évidence, ce nom commun provient de la contraction de « patrie » et de « moine ».
Comment, dans la France d’aujourd’hui, peut-on oser utiliser un tel mot ? « Patrie » , je vous demande un peu ! Quant à « moine »…
Pourtant… revenons en arrière.
Vous savez que « La France est la fille aînée de l’Église ». Tous les bons cathos, y compris ceux des tubes cathodiques de la télévision, pourront vous le confirmer. Soit, mais elle ne l’est que depuis 496, et bien entendu par la faute d’une femme.
Que s’est-il donc passé cette année là ?
Depuis dix ans déjà, Clovis, vénéré roi des Francs, cherchait à se faire pardonner l’histoire du massacre consécutif au vase de Soissons. Peut-être l’ignorez-vous, mais ce dernier contenait, entre autre, la recette des haricots destinés à accompagner le mouton, ce qui fait que les Francs devaient se contenter d’un morceau de viande passée à la poêle accompagné de quelques petits morceaux de pomme de terre trempés à deux reprises dans un casque contenant de l’huile bouillante, ce qui deviendra plus tard, quelque peu anglicisé, le célèbre « beefsteack-frites ».
Or, Clovis devait se faire pardonner ceci surtout par sa femme, épousée peu de temps auparavant, qui lui avait glissé à l’oreille quelques petits mots qui vous seront cités plus loin (et les curieux sont priés de tout lire sans chercher à savoir ce que Clothilde a dit à Clovis).
Aussi, prenant une brutale décision, Clovis se fit-il baptiser, ainsi que trois mille de ses soldats, victimes eux aussi du même chantage, par un évêque qui passait justement par là et qui s’appelait Rémi.
Quelle publicité pour l’évêque ! Et pour sa patronne dite « notre sainte mère l’Église ! »
Rémi se doutait toutefois qu’il ne fallait pas trop importuner Clovis. La veille, il était encore un infâme païen (vous savez que le préfixe « in » est privatif, c’est-à-dire qu’il signifie « sans» ; autrement dit, cela signifiait que Clovis n’avait ni Dieu ni maître ni femme – oh qu’il était heureux le bougre !). Brutalement, il se réveillait dans la peau d’un catholique pourvu (d’un dieu et d’une femme, bien entendu). Aussi Rémi manœuvra-t-il habilement pour que ce soit Clovis qui s’adresse à lui.
Avisant le représentant de l’Église (catholique, apostolique et tout et tout), l’évêque Rémi, donc (qui en est devenu saint, le pauvre homme ! Ça lui a fait une belle jambe – la droite, parce que la gauche est restée aussi laide qu’avant !), Clovis, grand roi, lui glissa en loucedé (ce qui signifie, comme chacun sait, en hurlant dans son cornet acoustique) :
Dis moi, Rémi, ne crois-tu pas qu’il faudrait envoyer des émissaires dans tout mon royaume pour annoncer cette bonne nouvelle ? (et pour Clovis, vous le verrez plus tard, c’était vraiment une bonne nouvelle)
Tu as peut-être raison, Clovis !
NB (ce qui signifie note à benêts) : voici une remarque TRÈS IMPORTANTE, au passage. Amie lectrice, ami lecteur, grâce à moi, vous êtes en train de rectifier plusieurs siècles d’erreur. Non, ce n’est pas Charlemagne dit « sacré » si vous connaissez la chanson ou encore « le grand » si vous connaissez le latin et le mari d’Yvonne, qui a inventé les « missi dominici » – traduction « envoyés du seigneur » et non pas « messe du dimanche » – mais bel et bien C-L-O-V-I-S, roi des Francs.
Répétez sept fois de suite, trois fois par jour avant les repas, pour vous en persuader. C’est aussi efficace que les antibiotiques et au moins ce n’est pas dangereux !
Toutefois, ne demandez aucune décoration pour moi et encore moins mon élection à l’Académie Française : il y a trop d’anciens troufions décorés et/ou membres des Quarante pour que je puisse accepter !
Clovis reprit alors :
Oui, je sais, un roi a toujours raison (forcément, même le roi des c…, demandez donc à feu Brassens) mais je ne vois pas qui envoyer.
Rémi, cachant un sourire matois dans sa barbe, lui dit :
Si tu veux… mon petit Clovis… j’ai bien des envoyés à te proposer.
Ah bon ! Et… à quel prix ?
Car à l’époque déjà, l’Église songeait à se constituer un pécule pour ses vieux jours, en quelque sorte un mélange entre la pension de retraite et l’assurance-vie, assorti de bons du trésor (royal).
Mais… gratuitement, Clovis !
… !
Ces petits points, dans tout dialogue, traduisent l’ahurissement certain d’un personnage, ici, en l’occurrence, Clovis. ÉTONNÉ, il était, le pauvre : tu parles, un évêque, saint de surcroît, capable de DONNER ! Et GRATUITEMENT, par-dessus le marché ! Quel piège cela cachait-il ? Clovis eut bientôt la réponse :
Mais oui, gratuitement… à une petite condition !
Ah bon ! Laquelle ?
J’espère, amie lectrice, ami lecteur, que vous sentez le soulagement visible (mais non odorant, ne devenez pas triviaux) de Clovis. Il trouvait que la situation, subitement, redevenait normale.
Eh bien vois-tu, Clovis, je peux t’envoyer des moines partout dans ton royaume. Mais il faut que tu me promettes que partout où ils iront, ils seront bien accueillis, nourris, logés, blanchis et éclairés.
Clovis n’hésita pas une seconde :
Je te le promets, Rémi, mais à mon tour de t’imposer une condition.
Clovis, mon petit ! Clovis, voyons ! Clovis… tu as mal appris ton catéchisme ! Tu sais bien qu’on n’impose jamais rien à l’Église, hormis les mains dans certaines cérémonies ! Attention à ce que tu dis !
Tu n’as rien compris, Rémi ! Je veux que tes moines, comme tu les appelles, soient habillés de la même manière, pour que tout le monde puisse les reconnaître sans hésiter. Il faudrait aussi qu’ils aient une sorte de mot de passe à prononcer en arrivant dans tous les villages.
Là-dessus, Clovis et Rémi se séparèrent.
Rémi demanda du secours à dieu, son patron, mari de sa patronne notre sainte mère l’Église. Las, dieu, probablement occupé ailleurs, ne l’entendait pas ! Aussi Rémi se bénit-il lui-même en prononçant les paroles suivantes, qui allaient avoir un franc succès par la suite (et en latin, langue officielle des diplomates jusqu’à François Ier) :
Patri et Filii et Spiritus Sancti.
Vous savez très bien que ces paroles, traduites dans la bonne langue de notre grand Rabelais, donnent approximativement ceci :
Que le grand Cric me croque si cette espèce d’hurluberlu de Clovis n’est pas en train de me préparer un piège à nocs (à l’époque, c’était comme ça qu’on les désignait) de sa façon pour qu’en fait mes moines soient ses envoyés. Et puis, son idée de mot de passe, qu’est-ce que ça veut dire, hein ? Mot de passe, mot de passe, j’ai une gueule de mot de passe, moi ?
Amie lectrice, ami lecteur, à ce stade de mon exposé, il me semble INDISPENSABLE de laisser l’esprit se reposer quelque peu en faisant quatre remarques :
1 – le latin, à quelques exceptions près (essayez donc de traduire réacteur nucléaire !) est tout de même une langue plus courte que le français ;
2 – espèce est bien du genre féminin, contrairement à ce que certains qui causent dans les postes de radio et de télé essaient de diffuser subversivement dans les chaumières ;
3 – en traduisant le texte sur lequel je me suis penché, je me suis aperçu que le grand Henri Jeanson avait repris cette pensée de Rémi pour la mettre dans la bouche d’Arletty dans « Hôtel du Nord » : « Atmosphère, atmosphère…»
4 – Clovis a bien dit « mot de passe » et non « maison de passe », bordel !
Reprenons. En effet, Rémi ne s’arrêta pas là. Il continua :
Père, se lamenta-t-il en se tournant vers le ciel, père, ne m’abandonnez pas !
Ça, c’est aussi une reprise, un « remake » comme on dit dans le jargon franco-surtout anglais du cinéma. Il paraît que c’est le cri de Jésus, dit Christ, sur sa croix. Comme il l’a dit en hébreu, il semble que ce soit à une malencontreuse erreur de traduction qu’il doive son nom de « Jésus-Christ » car il s’agissait en fait de « Jésus crie ».
Rémi, quant à lui, criant ou non, ne voyait toujours pas de solution. Un moine, justement, passa par là. Voyant son évêque étendu (car il s’était couché au sol pour mieux prier), il lui donna une bénédiction qu’il pensait être la dernière. Levant la main vers le ciel, il commença :
Patri…
Il n’eut pas le temps d’en dire davantage. Se relevant d’un bond, Rémi le bouscula et se précipita sous la tente de Clovis, où il heurta malencontreusement le pied nu de ce dernier, qui était occupé à besogner Clothilde, histoire de rattraper un sacré retard d’affection en quelques heures. En effet, elle avait dit à Clovis, le jour de leur mariage :
Si tu veux faire l’amour avec moi, tu te convertis. Sinon, « bernique pour la nique » !
Clovis, dont l’exemple sera suivi plus tard par Henri IV s’écriant que « Paris vaut bien une messe », lui avait alors répliqué :
            Clothilde tu le veux ?              Je serai converti !
            J’ordonne à mon neveu        D’aller quérir Rémi.
            Catholique je serai                  Puisque tu m’as vaincu,
            Mais quand, je reviendrai,   Attention à ton c++
NOTE : malgré des efforts désespérés qui, comme chacun sait, n’en sont pas moins les plus beaux, je n’ai pas pu lire à cet endroit précis le manuscrit que je transposais directement du francien, langue d’origine germanique parlée par Clovis. Hélas pour la postérité ! Jamais on ne saura si Clovis n’aurait pas pu être le plus grand poète de notre pays !
Rémi, donc, heurta le pied nu de Clovis puis celui de Clothilde. Il se recula, effrayé par les mystères qu’il venait, à son corps défendant, de dévoiler à ses yeux. Il faut dire que Clothilde apprenait vite. Partant du principe bien connu qui dit qu’il est plus facile d’avoir la bouche ouverte que le bras tendu, elle s’évertuait à redonner à Clovis une forme éblouissante, sans s’aider ni des mains ni des pieds, simplement à l’aide de conseils certainement très catholiques mais en tout cas très efficaces qu’elle soufflait de fort près à l’appendice qui présentement poussait au centre du corps de son mari.
Après un petit coup d’œil appréciateur, tant il lui semblait que la belle Clothilde déployait une ardeur toute mystique à persuader son mari de se donner encore un peu de mal, Rémi sortit et décida de frapper à l’huis pour avertir Clovis de sa présence. En effet, ce dernier, pas plus que sa jeune femme, ne s’était rendu compte de l’intrusion de l’évêque. Hélas, il n’y avait pas de porte à la tente de Clovis. Dès lors,… où frapper ?
Avisant les armes abandonnées du roi des Francs, Rémi saisit l’épée de Clovis et, d’un grand coup, heurta son bouclier. Ce gong improvisé résonna jusque dans la tête de Clovis, le distrayant des occupations pourtant très distrayantes auxquelles il se livrait avec sa femme. En maugréant, il se leva tout de go (bien que Franc ripuaire et non Goth) et dit à Clothilde, en se rhabillant :
Clothilde, ma chérie,             Tu es vraiment divine
            Et moi je te le dis                     Et avec moi ma p+++.
            Mais voici que j’entends      Un son vraiment bizarre.
            Quel est donc ce boucan     Qui perturbe mon d+++ ?
            Je reviens, ma chérie.          Garde moi ta chaleur
            Et le truc que voici                Ira jusqu’à ton cœur.
NOTE (encore) : les +++ sont mises à la place de lettres totalement incompréhensibles, dont j’ai appris qu’elles avaient été brûlées par Anastasie, fille aînée d’un tsar de toutes les Russies qui adorait jouer avec des ciseaux.
L’avant-dernière ligne semble avoir fait l’objet d’un contresens, puisque j’ai trouvé une traduction qui disait « Garde-toi en chaleur », ce qui est absolument impensable. Ah, il y a des soi-disant spécialistes du francien qui ne sont pas tristes !
Quant à la dernière ligne, je n’ai pas réussi, malgré de nombreuses recherches, très approfondies, à trouver à quel mystérieux « truc » Clovis faisait allusion. C’est pourquoi je prie instamment toute lectrice ou tout lecteur (ne soyons pas sexiste !) de cet ouvrage qui aurait une petite idée de bien vouloir me le dire. Merci d’avance.
Mais reprenons. Clovis, donc, se leva et alla voir Rémi. Celui-ci s’écria :
Clovis, j’ai trouvé ! Non seulement mes moines seront habillés de la même manière, avec un froc (et non un pantalon, ce sera pour beaucoup plus tard, aux alentours de 1789), mais de plus ils pénétreront dans chaque village en criant « Patri ».
Que voilà une bonne idée, mon cher Rémi ! répliqua Clovis. Mais permets-moi de me retirer sous ma tente afin de l’exposer à ma tendre épouse dont
« Je le confesse, J’aime les fesses »
(et non pas, comme l’a prétendu un traducteur ignare : « J’en suis confus, Mais j’aime son c++ »)
Laissant Rémi coi, Clovis alla rejoindre Clothilde qui l’attendait dans son boudoir, telle Charlotte (vous savez, la petite de la chanson qui, n’ayant pas d’homme à portée de la main, trompait sa solitude en se penchant avec véhémence sur l’invention des carottes à la crème), prête à tout, ce qui valait mieux pour deux raisons :
1 – Clovis venait de lui inventer un petit poème de circonstance qui a eu par la suite beaucoup de succès :
Oh toi, ma belle Clothilde,
            Toi dont je serai le guilde (actuellement, on parle de guide)
Si quand j’avance tu recules,
            Comment veux-tu que je t’enc+++ ?
les +++ correspondant à des lettres effacées
2 – l’étymologie du nom propre « Clovis » prouve à l’envi que c’est une contraction de « Klaus » et de « vice ». Autrement dit, on devrait parler de « ce vicieux de Klaus » plutôt que de « Clovis ». Après, on a eu des « rois fainéants », alors ça va bien comme ça ! Clovis a tout de même une autre allure, non ?
Revenant de sa coitude (ce mot est un néologisme, un mot nouveau, si vous préférez, pour désigner ce qui est coi, une chose coite, quoi ! ATTENTION : ne pas confondre avec le coït de Clovis !), Rémi réunit les futurs moines. Il leur apprit leur mission officielle, qui était de répandre la nouvelle du mariage de Clovis et de sa conversion. Il leur apprit aussi leur mission officieuse en ces termes :
En même temps, vous allez me convertir ces noms de dieu de païens qui peuplent ce putain de dieu de pays en parfaits catholiques qui obéiront à notre mère la sainte Église, bordel ! Et que ça saute !
Illico presto – à toute vitesse – les moines partirent pour une sorte de diaspora comme qui dirait celle des Hébreux fuyant la Palestine à la suite de la conquête romaine. Mais ils n’avaient pas tout prévu !
En, effet, à force de les voir, les Francs associèrent leur cri de « patri » et leur froc de « moine ». Petit à petit, dans toutes les régions du royaume franc, on les désigna sous le sobriquet (voir ce mot) de « patrimoine ».
Peu à peu, le sens dérapa et le nom désigna en quelque sorte le bien commun de tout le monde. En effet, au départ, les moines étaient un peu des apprentis saints. Or, ils se débauchèrent au fil des jours. Beaucoup firent des enfant à tort et à travers et aussi à Hermeline, à Justine, à Caroline, à Aliénor, etc.. Ceci explique pourquoi, au Moyen-Age de notre histoire, les seigneurs, s’imaginant que toutes les femmes faisaient partie du « patrimoine » commun, en usaient et en abusaient. Ceci explique aussi pourquoi Rabelais a dû créer une abbaye destinée à juguler les excès des moines, ou plus exactement à les circonscrire.
NOTE : j’ai bien écrit « circonscrire les excès » et non pas « circoncire les moines » !
Le mot, devenu commun au fil des ans, passa dans le langage le plus courant qui soit. On prit l’habitude de parler de « patrimoine » pour désigner quelque chose que tous les habitants de la France avaient en commun. Comme la France est un guide pour l’humanité, comme Clovis en avait été un pour Clothilde, il y a même eu une « année du patrimoine » sous l’égide de l’UNESCO.
On peut donc sans rougir, en faisant référence à Clovis, mais aussi à Rabelais – surtout à Rabelais – parler de « patrimoine ». Ce mot n’a d’ailleurs jamais soulevé d’objection, ni chez les « patri-hot » (les quelques anglo-français chaudement partisans de la Révolution de 1789) pas plus que chez les « anti-moines » (ce sont des imprimeurs qui ont du caractère).
En revanche, la France n’est plus la fille aînée de l’Église. Tout au plus est-elle la cadette de l’Islam.

Guy

 

Une définition en relation avec celle du mot patrimoine

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Une définition en relation avec celle du mot patrimoine (déf 02)

Acculer : selon mon grand maître le Petit Larousse, ainsi que l’écrivait le défunt Pierre Dac dans le non moins défunt « Os à moelle », c’est un verbe transitif (vt, ce qui signifie bien verbe transitif et non vélo tarabiscoté, vieille tante, vénérée tapette ou vicieux tâteur) qui signifie « pousser dans un endroit où l’on ne puisse plus reculer »
Ce verbe, à ma connaissance, a été utilisé pour la première fois par Clothilde (voir le mot Patrimoine) alors que son mari venait de lui dire :
Oh toi, ma belle Clothilde,
Toi dont je serai le guilde,
Si quand j’avance tu recules,
Comment veux-tu que je t’enc+++
(pour la signification des ++, voir le mot Patrimoine)
Elle lui a répondu :
Mon bien-aimé Clovis,
Dont j’aime l’appendice,
Tu n’as qu’à m’acculer,
Pour pouvoir m’enc++++
Clothilde a été en effet forcée de belle manière par Clovis, puisqu’elle ne pouvait plus reculer !

Guy

 

Cette définition 02 est trop courte. En voici une troisième

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Je suis bon, cette définition 02 est trop courte. En voici une troisième

 

Administration : voir également Inutile
L’évangile selon Saint Jean commence ainsi : « Au début il y avait la Nistration (= le Verbe) et Dieu vit que cela était bon »
Les hommes, n’osant pas à l’époque se hausser au niveau de Dieu, décidèrent de faire comme lui, mais en plus petit.
L’homme n’étant qu’une moitié de dieu, ils créèrent donc la « Demi-Nistration ».
Pour que Dieu ne se mette pas en colère par l’imitation trop servile de son oeuvre, ils transformèrent même légèrement ce mot qui devint « l’Administration ».
Le mot a connu une fortune certaine, la chose également.
Ainsi,
Aujourd’hui, il y a une Éducation Nationale avec seulement des professeurs (d’école maternelle, d’école primaire, de collège, de lycée, etc.) et surtout une très grosse administration. Résultat ? Les élèves ne savent plus ni lire ni écrire ni compter.
La preuve : même un ex Premier Ministre avait dû inventer à leur usage une réforme de l’orthographe. Ca n’a fort heureusement pas abouti !
Mais… COURAGE !
Bientôt, on fera certainement une réforme du calcul dans le genre : pourquoi une livre pèserait-elle 500 grammes alors qu’un livre n’en pèse que 215 ? Or, il y a, en quantité comme en qualité, bien davantage de connaissances dans un livre comme « L’anthologie de la poésie française » de Georges Pompidou en Livre de Poche, qui pèse 215 g, que dans une livre fut-elle de beurre qui en pèse 500.
Vous vous dites : « J’en doute ».
Douter, oui, mais de quoi ?
De la nécessité de l’administration, évidemment !
Soit, pour occuper quelques éléments du peuple corse colonisé par le peuple français, d’accord !
Mais pour le reste ? Tenez, voulez-vous une preuve de l’inutilité de l’administration ? En voici une, irréfutable et culturelle, comme tout ce qui précède et qui suit.
Pour une administration, selon que, comme l’écrivait notre bon Jean de La Fontaine, vous êtes puissant ou misérable, c’est à dire du bon ou du mauvais côté, la France est divisée en deux : les administrateurs et les administrés.
Revenons à l’origine. Dieu n’avait que des Nistrés. Il était le Grand Nistreur (et l’Unique, comme le dit la Bible, même s’il se déguisait parfois en trois personnes). Si vous êtes aujourd’hui du côté des administrateurs, tout va bien. Mais si vous êtes du côté des administrés, ATTENTION : à demi, c’est aussi semi dans la langue des préfixes. Or semi, dans notre langage de gens pressés (on se demande bien pourquoi, étant donné qu’il faut attendre vingt quatre heures pour faire une journée et une nuit, partout dans le monde), a souvent été résumé en si par contraction.
En d’autre terme, être administré, cela signifie être semi-nistré, donc sinistré ! Pour raccourcir, disons que l’administration produit des sinistrés en France. Pauvre France !
En plus, on est toujours sinistré à gauche, car l’origine de ce mot est le latin sinister, gauche ! Re-CQFD !
Pour tourner court, disons qu’on sinistrogyre. Il est normal qu’il y ait davantage d’administration avec un gouvernement de gauche qu’avec un gouvernement de droite. Re-re-CQFD !

Guy

 

Voici, en exclusivité pour vous, la définition 04 du « DicogagàGuy » : la mythologie.

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Voici, en exclusivité pour vous, la définition 04 du « DicogagàGuy » : la mythologie.

Mythologie : contrairement à ce que suggère phonétiquement ce mot, ça n’a rien à voir avec le fait de posséder une maison dans laquelle on fait de l’élevage spécifique d’insectes, ce logement fut-il construit en Grèce !
En réalité, il s’agit bel et bien de toute l’histoire de la vie et de la mort des dieux, héros (ou demi-dieux) et autre machins grecs. A elle toute seule, la mythologie mériterait qu’on y consacre un livre. J’y songe ! En attendant, voici un petit début, à brûle-pourpoint.

Il était une fois un super-géant qui s’appelait Cronos. Il avait quelques frères qui étaient aussi super-géants que lui, mais la mythologie retient surtout son nom à lui : forcément, il était le seul à savoir remettre les clepsydres à l’heure (les clepsydres, pour les rares ignares qui se seraient aventurés à lire ce remarquable dictionnaire sans avoir la culture qui convient, étaient des pendules qui fonctionnaient comme les poires à lavements, à l’eau !)
Cronos, donc, ne sachant trop quoi faire, tuait le temps en faisant l’amour à sa femme. Noble occupation, direz-vous : si tous les chiants de cette terre en faisaient autant, ils n’auraient plus le temps de nous emmerder et tout irait beaucoup mieux !
Le problème, c’est qu’à l’époque, il n’y avait aucun moyen contraceptif : « sortez couverts », ça voulait tout simplement dire « attention, le temps se gâte et il risque de pleuvoir. Alors, prenez vos parapluies si vous ne voulez pas être tout mouillés ». De la même manière, la pilule, c’était une éponge que les nanas se mettaient entre les genoux et qu’elles serraient très fort, jusqu’au moment où elles en avaient marre et se laissaient aller.
Donc, autant vous dire que Cronos il faisait des enfants en veux-tu en voilà à sa femme. Et il était issu d’une famille pas triste, le Cronos en question : sa femme, c’était sa sœur Rhéa. Son père, un certain Ouranos, avait horreur de ses enfants. Aussi les avait-il maintenus dans les flancs de leur mère, la Terre, Gaïa, laquelle était aussi sa femme. Gaïa, qui en avait marre, avait donné une faux à Cronos pour qu’il coupe les roubignolles de son père. Et il l’a fait, le petit salaud ! Méfiez-vous de vos enfants ! Autant vous dire que Cronos, après un coup pareil, se méfiait singulièrement de ses propres gamins, surtout qu’il en avait six en tout, trois filles et trois garçons, dont Zeus. Pour éviter qu’il y en ait un qui réédite le tour qu’il avait joué à son père, il avait pris l’habitude de les manger. Tu parles d’une idée ; après tout, tous les goûts sont dans la nature !
Sa femme, elle, en avait marre. Elle se disait en elle-même : « Non seulement ce gros porc m’engrosse à tour de bras (enfin de bras, j’espère que vous voyez de quoi je veux parler), mais en plus il bouffe mes gamins. Moi j’ai les seins qui gonflent à un tel point que si ça continue je vais envoyer une de ces rasades de lait en l’air pour les vider qui va être tellement importante que ça va faire au moins une deuxième voie lactée ».
Forcément, il faut la comprendre, cette femme : il n’y avait pas non plus ces petites pilules ou ces merveilleuses piqûres qui vous font passer le lait des femmes qui viennent d’accoucher en un rien de temps si elles ne veulent pas nourrir leur enfant au sein. Alors, elle aurait bien voulu se garder un petit lardon, histoire que le gamin puisse profiter de tout ce bon lolo qu’elle avait en rab, madame-soeur de Cronos.
Mine de rien, elle fait ce qu’elle pense, comme beaucoup de femmes.
Elle te planque le dernier né, un certain Zeus. Cronos entre en rage et le cherche partout, déployant au vent son nez éléphantesque. Pas de pot : elle l’avait si bien caché, madame Cronos, qu’il ne trouve rien, sauf une grosse pierre enveloppée de langes qu’il gobe d’un coup.
Voilà mon Cronos enfin peinard, surtout qu’il se dit : « Bon ! Tout va bien ! Maintenant, je vais demander à Rhéa juste qu’elle me fasse une petite gâterie ou alors que je vais la prendre par derrière un bon coup » (eh, faut pas oublier que tout ça se déroulait juste au-dessus de la Grèce et vous connaissez leur réputation aux Grecs ! Non ? Alors, un conseil : ne vous baissez jamais pour ramasser le savon dans les douches municipales grecques, ou prenez la précaution de vous mettre un slip en acier renforcé !). Il faut le comprendre, Cronos ; il se disait : « D’un côté ou d’un autre, je suis tranquille ! Moi, ça me soulage, elle, elle ne risque pas de faire d’autres enfants ». C’est qu’ils avaient de sacrées connaissances en physiologie, les dieux grecs !
En tout cas, pendant ce temps-là, le Zeus en question grandissait parmi les chênes du mont Ida, en Grèce.
Il buvait le lait de la chèvre Amalthée et il suçait le miel que lui apportaient les nymphes, qui contrairement à ce qu’on pourrait penser étaient des abeilles.
Il y a des types qui n’ont pas été du tout témoins des prodiges dont je vous entretiens qui racontent qu’un aigle et des colombes venaient lui présenter l’ambroisie et le nectar des dieux.
Les prêtres-soldats de Rhéa, que l’on appelait les Curètres (oui, nous on a abrégé), tapaient sur leurs boucliers avec leurs épées pour que Cronos ne puisse pas entendre les vagissements du petit Zeus.
Quand il a été plus grand, ce cher petit, qui nourrissait de fort mauvaises pensées à l’encontre de son père, a été trouver une de ses cousines germaines, Métis (la sagesse). Celle-ci lui a fait une boisson vomitive qui fit rendre à Cronos tous ses enfants… et même la fameuse pierre qui avait remplacé Zeus. En remerciement, Zeus plaça le gros caillou sur le futur site de Delphes, là où siégea, longtemps après, la célèbre Pythie, la meilleure divinatrice de Grèce, quelque chose comme Madame Soleil en beaucoup mieux.
Mais qu’est-ce qui s’est passé dans la maison de Cronos ? Son fils Zeus, ingrat comme le sont tous les petits jeunes de cet âge, le fiche dehors et prend sa place. Les Titans, frères de Cronos, ont bien essayé de se battre contre le jeune usurpateur, mais lui a réussi à les vaincre, un peu aidés par les Cyclopes, génies de la foudre et les Hécatonchires, qui envoyaient des tas de rochers sur les Titans grâce à leurs cent bras (chacun, et ils étaient trois, Briarée le Vigoureux, Cottos le Furieux et Gyès le Membru)
Après sa victoire, pas bêcheur, Zeus prend avec lui ses deux frères, Poséidon pour gouverner la mer et Hadès pour les profondeurs de la terre. Lui, il se réserve tout de même la part du lion : pouvoir souverain et possession de l’empire du ciel, mais c’est un peu normal.
Après ça, le mec s’est senti des chatouillis dans la quéquette que je ne te raconte pas. Il use de trucs incroyables, à te faire croire que les Grecques, déesses ou femmes, elles étaient un peu miro ou alors complètement nympho. Des exemples ? Ah oui, alors, et comment.

Exemple : Antiope, une petite mignonne comme tout.
En quoi il se déguise, le Zeus, pour la séduire (ça, c’est le mot officiel pour dire qu’il lui fait l’amour pendant je ne sais combien de temps parce que normalement un dieu ça doit pouvoir faire ça plus longtemps qu’un homme) ? En satyre ! Vous savez ce que c’est, vous, un satyre ? C’est une espère de bestiole qui est comme qui dirait un homme pas vraiment jojo jusqu’à la ceinture, avec une tête aux oreilles en pointe, au nez camus, au regard plus que lubrique, et en-dessous de la ceinture, c’est le bouc avec du poil partout, des vraies pattes d’animal et en plus une queue (enfin je parle de celle que tous les animaux ont en commun et qu’à l’homme il ne lui reste comme témoin que les dernières vertèbres). Séduisant, un mec comme ça ? Purée, autant aller se faire moine en compagnie d’Abélard ! Il n’empêche que Zeus lui fait des jumeaux, à la belle Antiope, et qu’elle les a gardés tellement la fabrication lui avait fait plaisir ! Mais si, mais si, je vous assure !

Autre exemple, avec Déméter, la terre. Ayant appris que son petit frère Poséidon s’était tapé sa sœur Déméter en se déguisant en cheval parce que, maligne et redoutant l’inceste, elle s’était elle-même déguisée en jument, voilà que le Zeus il se transforme en taureau et qu’il fait l’amour à sa sœur. C’est vrai que tous les goûts sont dans la nature et que la zoophilie ça existe, mais quand même ! dans un livre qui sert en classe aux petits gamins ?

Mieux : Zeus a renouvelé son déguisement de taureau, et avec une mortelle, par-dessus le marché. Europe, qu’elle s’appelait. Ça vous dit quelque chose, peut-être ? Marché Commun, traité de Maastricht, etc., non ?
Bref, la Europe en question, plus belle que la plus belle fille du monde d’aujourd’hui, voit un taureau tout blanc, comme le chevalier du même nom. Elle s’en approche, s’assied sur lui et le voilà qui l’emmène sur son dos dans la mer. Ils arrivent en Crète et là, Zeus se retransforme en Zeus (mais à quoi pouvait-il ressembler ? Moi à chaque fois que je l’ai vu c’était un vieux truc barbu avec de la foudre dans les mains, tu parles que la nana elle devait quand même avoir des goûts bizarres !) et hop ! le voilà qui refait sa petite affaire avec Europe !

Encore un exemple : Léda. C’était une mère de famille, avec une fille, Tymandra, une bonne épouse de son mari Tyndare et tout et tout. Peut-être que le roi l’a un peu négligée à force de faire des sacrifices aux dieux, mais en tout cas, un jour, elle se trouve dans un champ, probablement occupée à attendre que les carottes poussent pour faire comme Charlotte, celle de la chanson paillarde si vous connaissez (qui se faisait des papouilles avec cet ombellifère faute d’avoir un homme sous la main). Elle met la main au sol et qu’est-ce qu’elle trouve ? Un cygne.
Tiens, se dit-elle en posant la main sur le cou de l’oiseau, ça me fait penser à quelque chose !
Il faut dire que son mari était assez gâté par la nature sur le plan de la longueur, mais bizarrement constitué en ce qui concernait la forme, ce qui obligeait Léda à des contorsions incroyables, toutes les femmes qui ont essayé un col de cygne pourront vous le confirmer.
Arguant du fait que « faute de grives on mange des merles », elle remplace les carottes par le cou du cygne. Mais qui c’était le cygne ? Je vous le donne en mille : Zeus lui même et en personne.
Après avoir fait sa petite affaire, elle rentre chez elle et elle tombe sur son mari le roi, qui venait de faire ses sacrifices habituels aux dieux mais en oubliant encore une fois Aphrodite. Oh le goujat ! Oublier une nana comme ça, déesse de la beauté, tellement carrossée que même les plus sages des dieux se trouvaient dans l’état des taureaux en rut dès qu’elle arrivait ! Il y a de quoi ne pas en revenir. Et j’aime autant vous dire que ça ne lui a pas plu, à Aphrodite !
Quoiqu’il en soit, Léda revoit son mari Tyndare et lui fait le coup du charme. Aussi sec ils se retrouvent au lit pour une bonne partie de jambes en l’air bien humaine. Et ça ne rate pas : Zeus et Tyndare, aussi peu précautionneux l’un que l’autre, lui font le coup du « Avec moi on gagne à tous les coups ! » Et voilà Léda enceinte ! Et la voilà qui pond deux oeufs-quatre enfants : selon certains, Pollux et Hélène seraient les enfants de Zeus, Castor et Clytemnestre, ceux de Tyndare, selon d’autres, Castor et Pollux seraient les Dioscures (les garçons de Zeus) ; j’espère que vous voyez de qui sont Hélène et Clytemnestre.
Aphrodite apprend ça. Elle se frotte les mains. Elle se dit en elle-même :
– Ah mon salaud de Tyndare ! Attends un peu ! Tu croyais que j’avais oublié le jour où tu n’a pas fait un sacrifice exprès pour moi ? Je te jure que ta bonne femme, non seulement elle a astiqué un col de cygne, mais en plus elle a pondu des enfants qui sont maudits. Je m’en occupe !
Et vous savez que les dieux, en ces temps-là, avaient des super-pouvoirs que Superman, Battman, Spiderman et Condorman réunis ne leur arrivaient pas à la cheville. La nana dont je vous cause, donc, elle décide de se venger. Elle rend Castor et Pollux fous d’amour l’un pour l’autre.
Mieux : elle fait enlever la belle Hélène, leur sœur jumelle elle aussi, par Thésée et son copain Pirithoos. Un peu salauds, ces Grecs : ils tirent au sort pour savoir lequel des deux aura Hélène. Thésée gagne, mais comme elle est encore un peu petite, il la conduit chez sa mère, puis il part avec son copain pour aller chercher Perséphone, que le copain veut se taper.
Castor et Pollux, pendant ce temps là, commencent un peu le brouillon de la guerre de Troie (qui a bien eu lieu mais pas à ce moment-là, puisque les jumeaux-Gémeaux étaient morts au moment où elle commença) délivrent leur sœur et emmènent la mère de Thésée en captivité.
Pour Hélène, vous connaissez la suite. Il n’empêche que, d’après tous les témoins de l’époque que j’ai interrogés, elle était drôlement consentante pour se faire enlever par Pâris, tout ça parce que, vous savez bien comment sont les femmes, elle trouvait qu’il était drôlement plus mignon que son mari Ménélas. La preuve qu’elle était consentante, c’est qu’elle avait emmené avec elle ses esclaves et ses trésors mais laissé sa gamine Hermione, qu’elle avait eu avec Ménélas.
Et pour Clytemnestre, hein ? Vous savez ce qu’elle a fait, elle ? Après des débuts difficiles dans la vie, elle est devenue l’épouse d’Agamemnon, frère de Ménélas, à qui elle a donné trois enfants, Iphigénie, Électre et Oreste. Mais la guerre de Troie éclate et Agamemnon est désigné pour être le super-chef. Pendant qu’il est parti (vous savez comment sont les femmes), Clytemnestre se console dans les bras et le lit de son cousin, Egisthe.
De son côté, Agamemnon emmène Cassandre, une fois la guerre finie, en se disant qu’une jeune peau lui réchauffera le coeur (et pas seulement, si vous voyez ce que je veux dire). Clytemnestre, voyant le désastre, tue son mari dans son bain en l’égorgeant et elle en fait autant à la pauvre prophétesse Cassandre.
Heureusement, les enfants d’Agamemnon n’étaient pas des ingrats : ils ont réussi à venger leur père !

Un dernier exemple pour la route : Perséphone. C’était une fille de Zeus qui avait été enlevée par son oncle Hadès pour venir avec lui en enfer. Elle pas tellement heureuse a eu un petit coup de sentiment pour un certain Adonis. Zeus, jaloux, s’est déguisé en serpent et lui a fait le coup du « Je suis d’un naturel froid. Si tu me réchauffais un peu dans ton sein ? » Ca a dû marcher, parce que Perséphone a fait deux gamins à son père, Sebazios et Zagreus.
Avec un serpent-père ?
Eh oui ! Peut-être ce qu’on dit, les Grecs, mais les Grecques, dur, dur !

Guy

Ci-dessous se trouve la définition 05 du « DicogagàGuy » : initiale.

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Ci-dessous se trouve la définition 05 du « DicogagàGuy » : initiale.

Initiale : il s’agit d’un terme générique qui s’emploie à propos de lettres isolées, séparées par un point, sur la signification desquelles on peut généralement s’interroger.

En effet, chacune de ces lettres isolées représente la première lettre d’un mot. Dans l’ignorance du mot en question, on peut légitimement s’interroger à la fois sur l’utilité et le sens exact de ces initiales. Le florilège ci-dessous vous permettra de comprendre ce que je veux vous dire :

– A.S.S.E.D.I.C. : Amoureux Subtil S’Exprimant Dans l’Intimité Complète ? Autruche Sale, Sotte Et Débile Interrogeant César ? Artiste Saisi Sournoisement Et Défendant Intelligemment son Cas ? Ah ! Ses Sottes Elucubrations Défient Internationalement les Caciques ?

– C.F.D.T. = Calamar Féru De Trompette ? Ce Français De Toujours ? Caille Fichue De Trépasser ? Car Finissant De Tourner ?

– C.G.T. = Cal Généreusement Tuméfié ? Compliment Grassement Tourné ? Cynique Gaillardement Tordu ? Choriste Gaiement Torturé ?

– F.E.N. : Fieffé Emmerdeur National ? Futur Exhibitionniste Nu ? Fardeau Entièrement Nul ? Facilité Educative Nouvelle ?

– F.N. : Fier Nabab ? Filou Nocturne ? Fanatique Nihiliste ? Frimousse Naissante ?

– F.O. : Futur Orchestre ? Fâcheux Oracle ? Frileux Orang-outan ? Flatulence Oesophagienne ?

– J.C.D. = Jeune Connard Débile ? Joueur Complètement Décati ? Justice Carrément Démente ? Il semblerait, aux dernières nouvelles, que ça signifie Jeune Cadre Dynamique. Pourtant, j’aurais cru…

Un exemple : un soir, mes deux fils, ma femme et moi-même sommes allés au restaurant – un petit pas cher et sympa – parce qu’on avait envie de sortir un peu. De temps à autre (ça ne nous était pas arrivé depuis au moins deux ans), ça fait du bien de se trouver ailleurs.

Nous entrons. Nous prenons un petit apéritif vite fait, c’est-à-dire que les gamins s’abreuvent de cette saloperie américaine à bulles dans laquelle on peut dissoudre toutes les cochonneries qui entourent les pièces de monnaie, ma femme et moi, plus raisonnablement, nous contentons de la boisson chère à un chanoine bourguignon qui, de surcroît, fut maire de la belle ville de Dijon.

Nous commençons notre repas. Arrive alors et s’installe à la table juste à côté de la nôtre un jeune couple, la petite trentaine. Le mec, petite chemisette avec une cravate, l’horreur selon ma femme, gourmette en or avec son prénom dessus, sort un gros agenda format A4 (21×29,7 cm pour les non initiés)   – et dit à sa jeune compagne qu’il doit téléphoner. Après tout, pourquoi pas ?

Il revient. Pendant ce temps-là, nous avons continué notre repas. Le garçon sert le jeune couple. Mais ne voilà-t-il pas que soudain le mec repousse son assiette, ressort son agenda, discute avec sa nana en l’éblouissant de remarques du style « Il faudra que je te voie jeudi ! Bon… attends que je regarde ! Non ! Pas possible ! Alors (coup d’oeil à son agenda, gommage – je vous jure, authentique ! – avec sa gomme, griffonnage au crayon) lundi prochain ! Non… mardi ! Oh… bon ! Tu prendras la Béhaime… non, j’irai plutôt te rejoindre en avion ! » et que la nana entre dans son jeu ?

Ma petite chérie excédée se tourne alors vers notre fils aîné et jette tout à trac : « Au fait, mon chéri, que penses-tu de la Corvette que nous t’avons offert à Noël ? » Silence de mort dans les environs. Elle ajoute : « C’était bien le modèle 1957 que tu voulais ? » Le plus fort – et j’en rigole encore – c’est que c’était vrai. Nous avions offert à notre fils aîné, Eric, 23 ans à l’époque, une belle voiture rouge et blanche, en modèle réduit d’une trentaine de centimètres de longueur, sur un socle. Le mec époustouflé ne pouvait pas le savoir, bien sûr ! Ah les yeux ! Il devait se demander : « Merde, ces espèces de bouseux à côté de moi ont les moyens d’offrir une Corvette à leur gamin ! Nom de dieu ! Et moi qui les prenais pour des demeurés ! Pourtant, ils n’ont pas l’air : le mec n’a même pas de cravate ! » Intérieurement, je jubile, surtout quand l’autre, Didier, 22 ans, ajoute : « Moi, je voudrais bien une Porsche 911 ». Marie-Paule (c’est le prénom de ma femme) déclare alors : « Bon ! On verra, mon chéri,… peut-être pour ton anniversaire ! » Et nous quatre de partir d’un fou-rire intérieur, tandis que le gars d’à côté, soufflé, se remet difficilement de ce qu’il vient d’entendre. Finalement, il a repris son agenda, s’est replongé dedans, mais nous avons bien vu que le coeur n’y était plus.

Eh, mec, si par hasard tu lis ça, tu te reconnaîtras. Tu viens au restaurant avec une jeune femme pas désagréable du tout, visiblement vous ne vous voyez pas très souvent et la seule chose que tu trouves à lui dire c’est de lui lire ton carnet de rendez-vous ? Sois imaginatif, un peu, profites de l’instant pour la complimenter, pose doucement une main sur la sienne et fais-lui ton plus beau sourire, enfin bref, agis en Joyeux Complice Désirable au lieu de te prendre pour une Jeune Crétin Débile – pardon un Jeune Cadre Dynamique !

– P.R. : Pourri Repentant ? Préalable Raté ? Parcours Rituel ? Précis Remarquable ?

– P.S. : Pou Serein ? Petit Sadique ? Paranoïaque Sentimental ? Prétentieux Stupéfait ?

– P.C. : Pauvre Chose ? Poulailler Catholique ? Pragmatique Charismatique ? Première Chaîne ?

– R.P.R. : Repreneur Pratiquement Radin ? Radis Probablement Rouge ? Roue Patinée Rare ? Rut Précisément Raté ?

– S.N.C.F. : Si Nous Conduisions Finement ? Serpent Non Critiqué Férocement ? Salut Néanmoins Complètement Fichu ? Serin Niant Ces Faits ?

– T.V.A. : Transsexuel Visiblement Amoureux ? Très Vicieux Amant ? Tes Violeurs Abandonnent ? Transe Vécue Absolument ?

Selon les dernières informations dont j’ai pu bénéficier grâce à des informateurs très confidentiels dont je ne vous dévoilerai pas l’identité, il semble qu’il s’agisse d’une sorte d’impôt, la « Taxe Vraiment Abusive ».

U.D.F. : Unité Dramatiquement Fichue ? Urticaire Démoniaquement Féroce ? Ulcère Drastiquement Fini ? Ut Doucement Fignolé ?

– U.M.P. : Union des Marchands Phallocrates ? Urinoir Médiatique Plein ? Université Méchamment Précaire ? Ultime Méridien Planétaire ? Ulcère Malheureusement Percé ?

– U.R.S.S.A.F. : Usurpateur Repenti Sortant Ses Affaires Fausses ? Urne Rapidement Saisie Sans Aucune Fraude ? Univers Raté Stupéfiant Ses Admirateurs Français ? Unanimité Réprobatrice Séparant Sournoisement les Anciens Frères ?

Et j’apprends que de nouvelles initiales me permettent d’embellir ce florilège.

Un exemple, au hasard :

– L.R. : Les Ravaudeurs ? Les Ricaneurs ? Les Rouillés ? à moins que ce soit Les Ruinés ?

Guy

Voici la définition 06 du « DicogagàGuy ».

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Voici la définition 06 du « DicogagàGuy ».

Nous sommes maintenant en été.

Aussi te proposé-je la définition d’une catégorie de personnes que je n’apprécie pas particulièrement, surtout en cette saison où ils avancent à découvert. Il s’agit de toute une famille.

Con : terme générique désignant toute une famille de mots et de personnes.

S’écrit parfois Com. Tu en trouveras les principales variétés ci-dessous. Songe que j’ai dû me livrer préalablement à un travail sérieux d’élimination, étant donné le nombre immense, incroyable, incommensurable même, de catégories diverses à l’intérieur de cette espèce.

Une petite remarque pour commencer. L’âge, qui apparemment ne fait rien à l’affaire, réserve néanmoins une surprise de taille : en effet, on pourrait croire qu’il existe des jeunes cons et des vieux cons. En fait, il existe des jeunes gens qui raisonnent comme des vieux cons alors qu’on pourrait les prendre, à en juger par le ton de leur voix, pour de jeunes cons. Il semblerait bien que le monde de la connerie soit réellement un monde à l’envers !

Combat : variété aux petites jambes.

Combattant : variété particulièrement virulente, qui prétend avoir raison par la force tout en s’imaginant que c’est grâce à son intelligence.
Exemples : jeune cadre dynamique, homme politique en général.

Combiné : variété qui se dit cultivée l’été et sportive l’hiver. Se trouve parfois dans les jardins.

Compact : variété particulièrement épaisse. En termes très familiers, on dit même d’elle qu’elle « en trimballe une sacrée couche ».

Compagne : variété féminine arborant une simple jupette.

Comparable : variété qui peut être facilement évitée.

Comparé : variété qui sort toutes ses décorations le jour anniversaire des fins de guerre. A tendance à disparaître.

Compas : contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas du tout une inversion qui pourrait faire croire que la personne en question ne l’est pas ! Certaines et certains membres de cette variété ont tendance à s’écarter du droit chemin en se déplaçant à grandes enjambées, tout en faisant des ronds de jambes…

Compassé : ouf !

Compassion : branche de la science qui s’occupe de l’ensemble de ces variétés. Elle est dite « conologie », à ne jamais confondre avec l’« œnologie », qui étudie un matériel autrement plus noble. Cette branche, donc, s’intéresse plus particulièrement à la naissance des sentiments chez cette famille pittoresque.

Compatriote : variété des plus dangereuses, car elle se croit partout chez elle !

Compensée : n’ayez aucune crainte, ils ne pensent jamais ! Se dit de la variété qui essaie de se grandir en chaussant les semelles des autres.

Compétent : à fuir comme la peste. Est à l’humanité ce que le skunks (ou sconce) et le putois sont aux animaux.

Compilateur : variété qui se pique de culture littéraire.

Complainte : variété qui émet un chant obscur comme la célèbre clarté qui tombe des étoiles, selon Pierre Corneille (Le Cid, acte IV, scène 3), cette figure de style constituant, je me permets de te le rappeler, un oxymore, forme française plus usitée qu’oxymoron, directement grecque.

Complet : variété absolue. Il ne lui manque rien.

Composant : variété qui adore se faire photographier

Composition : variété jeune, élève dans un collège ou un lycée, qui se tient très mal sur sa chaise.

Compotier : variété qui tente – en vain – de réparer le vase de Soissons.

Compresseur : variété qui se reconnaît à son attitude dans les files d’attente des cinémas.

Compressé : variété qui s’oppose à la précédente.

Comprimé : variété qui a remporté un prix aux éliminatoires pour le concours du « Roi de l’année ».

Compris : c’est la variété qui vole et se fait remarquer par le détective chargé de la surveillance du magasin, car elle croit qu’il est possible d’emporter une armoire normande en la cachant sous sa veste.

Compromis : variété qui a l’habitude de s’en rapporter aux décision d’un tiers, qui arbitre. C’est la variété la plus intelligente. Elle a parfois la fâcheuse habitude, lorsqu’elle est d’essence féminine, de crier à tout va que nul ne la fera revenir sur sa décision, se privant ainsi de nombreuses possibilités de variations de plaisirs.

Concassé : variété qui se brise souvent les os.

Concentré : variété qui essaie de faire de la politique sans se référer ni à une direction dextrogyre, ni à une direction sinistrogyre. J’avais envie de te citer quelques exemples, mais tu les trouveras certainement par toi-même.

Concerné : variété très entourée par les scientifiques qui l’étudient.

Concerto : variété qui se distingue des autres par sa remarquable aptitude à le faire dès le petit matin, avec ou sans accompagnement musical.

Concierge : variété qui fréquente beaucoup les églises.

Concis : variété qui travaille surtout dans les professions du bois.

Concorde : variété qui s’est spécialisée dans l’alpinisme ou la marine à voile.

Concourant : variété sportive qui se déplace essentiellement à pied.

Concubin : variété vivant surtout à proximité de Fidel Castro.

Concupiscent : variété particulièrement souple et présentant des talents d’acrobate certains ainsi qu’une anatomie particulière. La preuve : essaie donc de le faire, toi, d’uriner par là ! Tu verras !

Condamné : variété religieuse qui n’a pas eu de chance au dernier moment. Pour elle, l’enfer ce n’est pas que les autres, comme le prétendait Sartre

Condensé : variété très compacte (voir ce mot). N’a aucun rapport avec la valse ou le tango, voire le disco.

Condescendant : variété qui tombe de plus en plus bas dans la déchéance pour de multiples raisons.

Condor : variété qui présente l’avantage sur toutes les autres de te laisser réfléchir en paix.

Confédéré : variété qui pense à se rassembler en vertu de ce vieux principe qui dit que « Qui se rassemble s’assemble ».
Exemple : hommes politiques

Conféré : variété qui va à la pêche et réussit assez bien de jolis coups.

Confessé : variété assez masochiste qui se plaint constamment d’être martyrisée.

Confins : variété inexistante. La preuve : on utilise toujours ce nom au pluriel ! Voilà qui est bien singulier, non ?

Configuré : variété qui s’imagine des choses.

Confondu : variété qui maigrit. Inutilisable en cuisine.

Conforme : variété qui dessine d’une manière plutôt bizarre.

Confort : variété qui présente des aptitudes physiques la rendant dangereuse pour les autres personnes, sauf pour celles qui appartiennent à la même variété.

Confrère : variété mâle produite par le même père et la même mère (la variété femelle s’appelle consoeur).

Confusion : variété qui soude.

Congelé : variété qui se vend en magasin. Froide de nature.

Congénère : il s’agit de la qualité principale de toutes les personnes qui engendrent les variétés examinées ici.

Congrégation : variété religieuse qui aime à se mettre en groupe. Représente pour la religion ce que les confédérés sont à la politique.

Conjoint : variété qui s’unit beaucoup.

Conjuré : variété que l’on convoque à chaque fois que l’on souhaite une erreur judiciaire.

Conquête : variété qui essaie de gagner sa vie grâce à ses manches.

Consacré : variété qui contient l’essence, la substantifique moelle de l’ensemble de toutes les variétés.

Consensus : variété d’ordre politique qui croit que l’ensemble des variétés présentées ici pourra un jour s’entendre avec les personnes intelligentes. Vaniteux, prétentieux et totalement désuet.
Attention : ne confondez pas cette variété avec un hémophile, qui aime le sang comme une sangsue.

Consentant : variété qui recherche la compagnie des compétents (voir ce mot).

Considérant : variété tellement bête qu’elle a de quoi vous faire perdre votre latin (et même votre français).

Considéré : attitude de chaque variété lorsqu’elle rencontre une personne intelligente.

Consommé : variété qui a toujours des ennuis, en particulier avec les huissiers.

Consonant : variété qui s’annonce à ta porte. Surtout n’ouvre pas.

Consort : la même variété que précédemment, après que tu aies eu l’imprudence d’ouvrir ta porte malgré mon avertissement.
Comme un homme averti en vaut deux, tu es de toute manière plus fort qu’elle et tu peux en conséquence la sortir aisément.

Contagieux : variété toujours malade, qui répand sa maladie mieux que Larousse ses fleurs de pissenlit et surtout plus rapidement.

Contenant : variété parasite qui s’agrippe partout.

Contenu : variété que l’on rencontre souvent dans les hôpitaux psychiatriques et les prisons.

Contexte : variété qui se pique d’écrire. Comme elle ne sait pas le faire, elle doit faire appel à des spécialistes de l’écriture, que les éditeurs français nomment des «rewriters », les anglais et les américains des « ghostwriters » et Jean-Marie des « nègres ».

Contractant : variété qui tire la suivante.

Contracté : variété qui se fait tirer par la précédente.

Synonymes : parasite, homme politique.

Contribuable : variété très particulière autant que très temporaire.
En effet, à un moment ou à un autre de sa vie, chaque Français a été, est ou sera un contribuable en puissance. La caractéristique du contribuable, en dehors de sa brièveté de vie (trois instants annuels) est le tic qui le pousse à acquitter un tribut, comme son nom l’indique phonétiquement, non pas à un certain Bleu, mais à un père de famille nombreuse, monsieur Cepteur, justement pour ne pas recevoir de bleus.

Convaincant : variété capable d’en battre une autre.

Convaincu : variété battue par la précédente.

Convers : variété colorée, particulièrement religieuse.

Convivial : variété d’obédience principalement dite « à dominante », prétendant faire passer les repas guindés, voire collets montés avec menu rédigé depuis fort longtemps, petits fours et appellation contrôlée « chers camarades » (si elle est « à dominante de gauche ») ou « chers amis » (si elle est « à dominante de droite »), en costume trois pièces-cravate ou noeud papillon quelle que soit la dominante, pour de sympathiques gueuletons entre amis autour d’une bonne bouteille de rouge.
C’est une variété qui ne connaît rien à la vraie vie, bien qu’elle se prétende « issue du peuple ».

Convoyeur : variété peu recommandable, que l’on rencontre généralement à proximité des sex-shops.

Et j’en ai encore plein, plein, plein sous le coude, tellement il en existe !

Guy

Une nouvelle définition, la 07 : celle du mot télévision

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Une nouvelle définition, la 07 : celle du mot télévision

Télévision : ce nom signifie mot à mot « vision de loin », ce qui n’est pas complètement faux.

Toutefois, à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il s’agit de l’un des sujets de controverse les plus fréquents entre les Français.

Une remarque préalable  : ce petit texte, comme bien d’autres, date de 1992, année où j’ai certainement eu plus de temps que d’habitude pour écrire ce qui me plaisait sans m’occuper d’écrire pour d’autres.

Pour ma part, à cette époque, j’avais dit adieu à mon vieux poste et je ne l’avais pas remplacé, ce qui m’a évité d’une part de payer une taxe dont je n’ai jamais saisi l’utilité, d’autre part de  ne pas céder à l’abrutissement massif des foules.

J’ai dû me résoudre à en acheter un autre pour cause de petits-enfants.

L’une des dernières fois, à l’époque dont je t’entretiens, où je l’ai regardé, ce petit poste à images m’a inspiré un article que j’ai le plaisir de te reproduire ci-dessous in extenso (ce qui signifie, à l’attention des incultes qui liraient cet ouvrage par hasard, « en entier » et non pas « avec des extenseurs »).

Son titre était prometteur :

« OUI OU NON,
LES FRANÇAIS SONT ILS VRAIMENT AUSSI CONS
QUE LEUR TELE LE LAISSE CROIRE ? »

Le reste ne l’était pas moins. Juges-en sur pièce, puisque je te livre le texte incriminé :

« Voilà un sacré débat !

C’est un simple constat, enregistré par hasard, qui m’amène à poser cette grave question.

Les faits, d’abord.

Le lundi 6 novembre 1990, je crois, je m’installe par hasard devant mon poste de télévision, vers 18h45-19h à peu près (ceux qui en connaissent les horaires rectifieront d’eux-mêmes). Mon projet était simple : me délasser un peu en fumant l’un des cigares que ma belle-mère, présente pour cause d’hospitalisation de son mari (et avec laquelle je m’entendais fort bien) m’avait offert, tout en essayant de capter un peu des nouvelles du monde qui m’entoure. Ma raison profonde : j’étais installé depuis 4 heures du matin devant le clavier de ma machine à écrire, l’un des premiers Macintosh d’Apple (publicité absolument gratuite et crois bien que je le regrette) et je commençais à en avoir RAS-LE-BOL, si tu vois ce que je veux dire.

Ciel, ciel, ciel ! Enfer et damnation ! O rage, ô désespoir, ô vieillesse (relative) ennemie, N’ai-je donc tant vécu que pour (voir) cette infamie (sur mon écran de télé) ?

Et j’en passe et des meilleures même si elles sont moins connues.

Ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible, ce n’est même pas pensable, me dis-je in petto !

Dans un jeu débile, affligeant et consternant qui s’appelle « La famille en or », un bonimenteur inculte pose des questions imbéciles à des familles tarées.

Au début, j’ai demandé à ma belle-mère, histoire de me renseigner :

— De quoi qu’on cause, là ? C’est toujours comme ça ou c’est une soirée exceptionnelle ?

— Non, mon cher Guy, me répond-elle (forcément, c’est mon prénom), ce n’est pas exceptionnel ! C’est tous les jours ainsi !

— Ciel ! lui répliqué-je. Mais il faut être vraiment con pour demander à participer à une telle débilité.

— Oui, mais il y a trois millions (traduisez trente mille francs, ma belle-mère étant à l’époque relativement âgée) au bout.

— Même à ce tarif là (eh oui, moi, comme Cyrano, c’est moralement que j’ai mes élégances),  je ne participerai pas à ça !

Juste à ce moment arrive le plus beau des questions, le summum, le nec plus ultra :

Si vous alliez dans une île déserte, annonce l’inculte de service au sourire encore plus niais que Sabatier (vous savez, cet « animateur » dont Hervé Prudhon, nègre ou rewriter, a écrit un livre parce que l’éditeur pensait qu’il allait faire un tabac alors qu’il n’a fait qu’un bouillon ! J’ai vu qu’il est revenu à la télévision, sur Antenne 2 pardon, France 2), qu’emporteriez-vous avec vous ? Je vous rappelle que les réponses ont été données par un échantillonnage de cent Français.

Passons sur les réponses, encore que quelques-unes étaient appréciables : celle de la minette aux dents longues répliquant « un tube d’huile solaire » n’était pas mal, surtout si son île déserte est située au large du Groenland ; une autre, inspirée par icelle, a répliqué
« un maillot de bains ». Accessoire utile quand tu es tout seul à moisir sur ton île !

Le plus beau, c’était le sondage.

J’ai eu quand même une petite consolation culturelle : 24 sur 100, je crois, souhaitaient emporter un (ou des) livre(s) avec eux. Certains, 5 ou 6, ont répondu époux/épouse alors que ces hypocrites pensaient « mon harem » ou « une dizaine de beaux gars absolument infatigables du côté de la braguette ». Là, encore, ça va, tout est normal. Freud l’a bien dit que c’est la quéquette qui mène le monde ; il ne l’a peut-être pas dit comme ça mais ça revient au même. Mais le reste ! Alors là, le reste ! Sur 100 Français, il y en a au moins 70 qui sont plus cons que cons ! (J’aurais cru davantage, d’après mon expérience personnelle, mais je laisse aux chiffres le soin de prendre leurs responsabilités).

Non mais imaginez :

— « une voiture ou une moto ». Eh banane, où est-ce que tu avoir le carburant pour mettre dans le réservoir ? Ou alors, ta voiture, elle fonctionne à l’urine et tu pisseras dedans ? Ca ne va pas dans ta tête, non ?

— « un poste de radio ou de télévision – ou éventuellement les deux ». C’est une plaisanterie ou quoi ? C’est une île déserte où il y a l’électricité et tout le confort, que tu veux ? T’as fait naufrage mais tu veux être mieux loti, comme disait le navigateur du même nom, que Robinson ? Quand je te parle de Robinson, ignare, c’est de Robinson Crusoé dont je te cause, pas du poète anglais ou de l’acteur américain ou de l’actrice française ! Mais ils sont fous ces mecs !

— « de l’eau ». Admettons, c’est quand même un peu moins con. Seulement, t’en prendras 1 000 000 d’hectolitres avec toi, pour être sûr ? Parce que qui te dit que tu seras récupéré dans les huit jours ? En plus, une île, en principe, c’est une étendue de terre, petite dans le cas présent puisque déserte, entourée d’une grande étendue d’eau, n’hésitons pas à parler d’immensité. D’accord, cette eau-là, elle est salée. Mais dis-moi, Jules, si au lieu d’emporter ta télé tu prenais une grosse boîte d’allumettes, une casserole et un réchaud ? ou un briquet rechargeable ? ou de simples silex que tu frotteras les uns contre les autres comme nos ancêtres, du côté de la Préhistoire ? Avec ça, tu ne crois pas que tu pourrais la dessaler, ton eau de mer ? D’accord, tu ne pourrais pas en même temps te pavaner au volant de ta splendide auto ni honorer les unes après les autres les femmes de ton harem. Mais l’eau, il en faut pour vivre ! Remarque que si tu as la chance de tomber sur une île avec plein d’arbres fruitiers – et à fruits comestibles – tu as vraiment de la chance, parce que c’est plein d’eau, ces choses là. Et comme de plus dans les fruits il y a du glucose et que ce dernier est l’aliment numéro 1 du cerveau, si tu restes dix ans dans ton île, tu seras peut-être un peu moins con en revenant ! Non ? Mais si, mais si, je t’assure !

D’accord, les chaînes doivent faire de l’audience, d’accord, « TF1, c’est pas fin », d’accord il faut qu’il y ait une raison pour que la pub arrose de tant de fric les chaînes privées, mais QUAND MÊME !

Mon défunt père me disait toujours, même peu de temps avant de disparaître (à 87 ans),
« qu’on n’étonnait plus personne, même à Villechaud  » (petit lieu-dit situé à proximité du lieu de résidence de mon défunt papa). Je lui réponds posthumement, donc après sa mort : « Mais si, papa, on m’étonne encore, moi, ton fils aîné ! » Papa, te rends-tu compte que nous sommes environnés, encerclés, déjà presque défaits par les cons ! Toi qui pensais que la France était une terre de culture ! De cul, passe encore (et il y aurait des choses à dire sur les films pornographiques avec des titres même pas alléchants mais prétendus faire de la retape), mais de ture ? Tu rigoles, oui, mais c’est tout !

Je suis angoissé, d’une angoisse existentielle, comme aurait dit Jean-Paul (pas le pape polonais Jean-Paulski, mais notre Sartre national !) : les Français sont-ils vraiment, globalement, aussi cons que leur télé permet de le croire ? Parce que si c’est ça, je vais réellement me réfugier en Suisse. Eux, ils sont peut-être aussi cons que les Français, mais ils ont des coffres-forts dans leurs banques avec de l’argent dedans, des inspecteurs des impôts en peu moins voraces qu’en France et un sens de la démocratie peut-être un peu plus élevé  que chez nous.

Bien sûr, comme l’écrivait Ziegler (député européen mais aussi Suisse), ce n’est pas « Une Suisse au-dessus de tout soupçon » (ça s’appelle un détournement, mais pas de fonds, de titre), mais quand je vois les conneries dont on est capable « médiatiquement parlant » dans mon pays prétendu « Mère des arts, des armes et des lois », j’ai peur !

J’ai d’autant plus peur que « Santa Barbara », « Amoureusement vôtre », « Starsky et Hutch » « Deux flics à Miami » et j’arrête là l’énumération car ce sont à peu près les seuls titres que je connaisse, montrent une invasion insidieuse des Etats-Unis. Quand je pense qu’il y a des cons – encore plus cons que cons – qui prétendent que l’impérialisme américain est mort. Mais c’est ça, l’impérialisme : tu regardes le n° 1127 de « Côte Ouest » à Paris, le n° 1128 à Londres, le n° 1129 à Rome, le n° 1130 à Berlin, le n° 1131 à Tunis, le n° 1132 à Bombay, le n° 1133 à Sidney… et bientôt le n° 1134 à Moscou. Alors, là, t’as compris ou t’es vraiment CON ?»

Eh, mes lecteurs, ci vous en avez envie, vous pouvez répondre à cette grave question existentielle.

Un dernier exemple pour la route, pas triste non plus.

MIEUX : L’orthographe et la télévision.

Samedi 27 juin 1992, nous étions, Marie-Paule (ma femme) et moi, chez des amis. Nous regardions d’un oeil distrait la télévision, à la 1ère chaîne (décidément, c’est vraiment celle de la culture) parce que c’était une émission-souvenir des années soixante, présentée par un bonimenteur qui se pense culturel étanr donné qu’il sait dire sans reprendre son souffle, d’un seul coup : « Didon dîna, dit-on, du dos dodu d’un dodu dindon ». La seule chose qui lui échappe, c’est la nature même de Didon : était-ce un homme ? une femme ? un transsexuel ? un hermaphrodite ?

Si tu as répondu que Didon, qui avait changé de nom entre son départ de Tyr (elle s’appelait alors Elyssa et c’était la sœur d’un mec connu, dont tu as entendu parler, Pygmalion) et son arrivée à Carthage où elle fonda, paraît-il, la Tunisie – et que, sous le nom de Didon, elle a été non seulement la fondatrice mais aussi la première reine de Carthage, alors là tu as gagné toute mon estime, surtout si tu connais l’histoire de cette phénicienne d’origine. Super maline, la nana : elle débarque en Tunisie actuelle. Un seigneur local accepte de lui offrir une terre en précisant « autant qu’il pourrait tenir dans la peau d’un bœuf ». Tu sais ce qu’elle fait, la Didon, avant de dîner du dos dodu d’un dodu dindon ? Elle demande qu’on découpe la peau de l’animal en fines lanières. J’espère pour le bœuf qu’ils l’ont tué avant.  Les lanières ainsi obtenues sont mises bout à bout et encadrent ainsi une très grande surface. Du coup, le seigneur local dont j’ai oublié le nom lui donne un emplacement important, ce qu’elle voulait. Les compagnons de Didon y bâtirent une citadelle, appelée Byrsa (peau de bœuf), autour de laquelle s’éleva la ville de Carthage. Cette dernière devint rapidement une cité riche et luxuriante.

J’adore les Grecs et les Phéniciens. Quand j’étais petit, je me précipitais sur les aventures bédéesques d’Alix le Carthaginois.

Mais j’en reviens à nos moutons, plus précisément à TF1.

Alors que nous nostalogions (néologisme inventé par moi à l’instant pour vous expllquer que nous cédons à quelques instant de nostalgie) nous avons vus, sous nos yeux étonnée, une bande défilante nous indiquer (cramponnez-vous) : « Le président de la République, (Tonton, si vous préférez, ainsi baptisé par son neveu Fredéric qui fut aussi ministre de la culture) avait attéri à Sarajevo. Oui, vous avez bien lu, deux fautes dans le même mot.

Pour l’ignorant inculte qui a rédigé la bande en question, je rappelle que :
1 – atterri s’écrit avec un e muet et non un e accent aigu
2 – atterri s’écrit avec deux r et non un seul                

Lorsque je constate les progrès des journaleux (je n’ose pas appeler ça des journalistes) réalisés depuis 1992, je m’ inquiète pour le devenir de la langue française. Remarque que, selon certains, le futur de notre langue serait l’arabe, mais ce n’est pas gravé dans le marbre, heureusement !           

Deux nouvelles définitions, les 08

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Exceptionnellement, vous trouverez ce jour, vendredi 10 juillet 2015, deux définitions.

Pourquoi ?

J’ai décidé d’adjoindre, à celle d’un néologisme à moi, celle, très courte, d’un mot déjà existant.

Anglisine : attention, ceci est un mot nouveau, un néologisme, si vous parlez bien, de mon invention, bien sûr. Je l’ai utilisé pour la première fois en écrivant le début d’un projet d’ouvrage intitulé : « Et si on exégétait un peu ? »

En vertu du principe qui dit qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, je vous prie de trouver ci-dessous un petit extrait de ma prose religieuse. 

Voici donc ce que j’ai écrit dans l’ouvrage en question :

«… Américain et analphabète sont loin d’être incompatibles, comme par exemple Anglais et incapable de faire de la bonne bouffe. D’ailleurs c’est simple : à Londres, si tu manges bien, ou tu es dans un restaurant français ou alors c’est que tu tombes dans le Mac Do du coin. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait à leur dieu, mais il s’est vengé d’eux dans le domaine de la cuisine, que ne savent pas faire les Anglais. A mon avis, il faudrait qu’on invente un mot qui signifierait quelque chose comme « bouffe pire qu’archi-dégueulasse ».

Tiens, une suggestion : si on appelait cette particularité une anglisine, admettons ? Je vois d’ici le mot entrer dans le Robert ou le Larousse, avec la définition suivante :

anglisine : n.f. (nom féminin, mais après tout pour une fois on pourrait aussi écrire norme française) désignant le summum de la non-cuisine.

Ca ne serait pas une belle manière de venger à la fois Jeanne d’Arc, Dunkerque et Mers-el-Kébir, ça ? Hein ? Alors, qu’en dis-tu ?

Quoiqu’il en soit, dieu a certainement voulu qu’il y ait une référence zéro dans la cuisine, en-dessous de laquelle il est impossible de descendre, comme le 0°K dans l’échelle des températures, si tu veux.

Il faut que je te dise qu’un jour je suis allé à Londres. D’abord, le seul Anglais aimable sur lequel je suis tombé venait en droite ligne de Lyon (Lugdunum, comme disaient les Gallo-Romains). J’ai été inquiet, voire perturbé : après avoir cherché en vain un restaurant où il y avait de quoi nourrir correctement un descendant de bourguignons pure souche, j’avais dû me contenter de la saloperie américaine dont je vous causais précédemment, because ma bourse était aussi vide que mon estomac. Or, un Lyonnais, également originaire d’un pays de la bonne bouffe, égaré en Grite Brittaine, même en y ayant de la famille : que venait-il faire dans cette galère ? OK, compris, c’était lui qui faisait la cuisine. Me voici rassuré sur son sort !


Aboulique
: en grec, le a est privatif. Il s’agit donc d’une personne qui n’a plus de boule.
Ex : un eunuque.

Encore deux nouvelles définitions pour le prix d’une, les 09

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Abat-son : contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue, il ne s’agit nullement de la célèbre chasse aux çons (l’orthographe du mot a évolué dans le temps puisqu’au départ il s’agissait de la chasse aux nocs – voir Patrimoine), parce qu’il n’y aurait alors plus de çons dans notre univers ou tout du moins sur notre bonne vieille terre. Or, ils se multiplient encore plus vite que les homosexuels, ce qui n’est pas peu dire.
Note bien que je n’ai rien contre les homosexuel(le)s, j’ai mêmes des amies et des amis qui le sont, mais j’ai toujours été étonné par le mystère de leur reproduction.
Depuis que, enfant, j’ai appris que la génération spontanée n’existait que dans l’imagination, je suis en émerveillement quasi mystique devant ce processus (voir ce mot) : mais comment font-ils donc ?
A propos de cette génération spontanée, je te rappelle qu’elle fit l’objet d’une controverse au moins aussi célèbre que celle de Valadolid, à l’Académie des Sciences, entre Louis Pasteur, le père de la vaccination et le célèbre inconnu Félix-Archimède Pouchet (entre nous, ça c’est un prénom !)

Du coup, je me vois contraint, voire absolument obligé, à te donner une autre définition, celle du mot « processus ».

Processus : phonétiquement, ce nom commun a une résonance certaine laissant penser qu’un nommé « Procès » suce quelque chose.
En fait, il ne s’agit pas du tout de cela, même si quelques esprits chagrins donneraient volontiers ce nom aux bouches féminines spécialistes de ce que les journalistes nomment traditionnellement « les soldats du feu », probablement pour cacher d’un voile pudique l’activité réelle des bouches en question.
Processus, grosso-modo, signifie « progrès » ; il désigne effectivement un ensemble d’opérations qui aboutissent à un résultat que je qualifierai, exprès pour toi et parce que c’est dans l’air du temps, de « final ».  Tu imagines si les communistes chantaient en levant le bras droit : « c’est la lutte processus » ?Je vois ça d’ici !
Ce mot a été créé à partir de la préposition latine « pro » qui signifie devant, à la place de, pour ; alors, par pitié, ne laissez pas les incultes détruire le latin !
Si je reviens au processus, tu imagines que les incultes dont je te parlais précédemment détruisent effectivement le latin ? Processus deviendrait cessus ; « c koi » me demanderait ma petite-fille qui a tendance à abuser du langage sms ?