Sois prêt(e) à discuter avec ton imprimeur

Les relations auteur-imprimeur ou auteur autoédité-imprimeur ne sont parfois pas toujours très simples. Peut-être auras-tu l’occasion de le constater par toi-même ! Il faut dire que parfois l’un comme l’autre ont l’impression de s’adresser à un sourd ou à un demeuré, voir à « l’idiot du village »… alors qu’en fait ils parlent de la même chose !

Attention ! Cela ne signifie nullement que ces rapports soient empreints de haine ou de méfiance réciproque ! Simplement, l’auteur et l’imprimeur ne parlent généralement par le même langage. Alors…

Plutôt que de faire éditer ton ouvrage par un éditeur comme Robert Laffont, Gallimard, Flammarion, Le Seuil, etc., tu as préféré, comme le Code de la Propriété Intellectuelle t’en donne le droit le plus absolu, le publier toi-même.

Même si tel n’est pas le cas, tu dois connaître un certain nombre de choses concernant l’impression, ne serait-ce que pour ne pas avoir l’air totalement ignare lorsque ton éditeur, si tu en as un, te demandera de faire des corrections dites « d’auteur » avant de signer le B. A. T. (Bon à tirer).

Que dois-tu donc connaître ? Ce n’est pas très compliqué.

Voici le circuit que tu vas suivre.

Quelques remarques préalables.

Un premier conseil.

Tu es censé(e) être votre propre éditeur. Après avoir choisi ton imprimeur, tu te retrouves un beau jour en face de lui.

Il y aura peut-être d’ailleurs plusieurs personnes.
Avant de t’expliquer longuement avec elles, un conseil : laisse-les parler. Une personne qui parle de son métier t’apprend toujours des choses passionnantes et de toute manière très intéressantes pour toi.

Cela dit, il faut que tu connaisses un certain nombre de points précis au sujet desquels tu pourras leur demander des indications.

Tu dois même connaître certaines choses avant de prendre rendez-vous avec ton imprimeur, dès l’instant où tu lui fais parvenir ta demande de devis.

La demande de devis.

Ça y est ! Tu as enfin terminé ton livre. Tu es persuadé(e) qu’il va très bien se vendre et tu souhaites le faire imprimer.
Tu as raison. Une première question se pose alors à ton esprit : « Combien cela va-t-il me coûter ? »

Il n’existe qu’une réponse : demander à un spécialiste, en l’occurrence un imprimeur.

Premier contact.

Aujourd’hui, il n’est pas très compliqué de trouver un imprimeur capable de te fabriquer des livres soit en grand nombre par exemple de 1 000 à 5 000, soit en petit nombre, 200 à 500, soit même à l’unité. Il te suffit pour cela de lancer une recherche sur un moteur d’Internet.

Le choix est relativement large et c’est bien entendu en fonction de tes souhaits que tu trouveras le bon imprimeur.

Avant, il faut que tu fasses parvenir à chacun de ceux que tu auras sélectionné une demande de devis en bonne et due forme.

Que dois-tu indiquer ?

Les éléments que tu dois livrer à votre futur imprimeur doivent être les plus précis possibles. En effet, ils sont très importants pour l’établissement de ton devis qui est, tu le sais, susceptible de variations en plus ou en moins de l’ordre de 10 % au moment de la facture finale ; ceci explique pourquoi il doit être déterminé avec exactitude.

Voici les points que tu dois préciser en demandant ton devis :

1 – le format que tu souhaites pour ton ouvrage ;

2 – le type de papier, avec son grammage (le poids d’une surface d’un mètre carré) et sa couleur ;

3 – la couverture que tu souhaites : veux-tu que ton livre soit broché ou relié ? S’il est broché, veux tu qu’il possède un recto pelliculé, c’est-à-dire recouvert d’une pellicule plastifiée ? S’il est relié, souhaites-tu une reliure carton ? entoilée ? similicuir ? cuir véritable ?

4 – tu peux même indiquer le façonnage, c’est-à-dire demander quel prix te coûteront des exemplaires avec des cahiers simplement collés et des exemplaires avec des cahiers cousus. Indique aussi si tu veux une couverture monochrome ou en plusieurs couleurs et avec ou sans illustration(s).

5 – les caractéristiques techniques de ton ouvrage. Elles sont, elles aussi, de première importance. Tu dois préciser dans ta demande de devis :

a – le nombre approximatif de signes. Attention toutefois : approximatif ne signifie pas à 100 000 signes prês. Tu dois être capable de dire si ton manuscrit compte 300 000 signes environ, 350 000 ou 750 000 ;

b – si tu as déjà choisi, les caractères typographiques que tu souhaites avec éventuellement l’indication de leur taille en points Didot.
D’une manière générale, utilise de préférence un caractère à empattement, c’est-à-dire dont les lettres qui sont situées sous la ligne horizontale, comme le p ou le q, possèdent un petit trait horizontal, parce qu’il est plus facile à lire. L’imprimeur que tu as retenu possède un catalogue complet de fontes de caractères qu’il te présentera et sur lequel tu pourras choisir en fonction de tes desiderata. Une petite remarque, au passage : plus le caractère que tu choisis est gros, plus il est facile à lire, ce qui doit être un impératif pour toi, mais aussi plus ton livre comptera de pages…

c – indique également si tu souhaites intégrer des illustrations. Précise si elles sont en noir et blanc ou en couleurs. Précise également si elles doivent figurer sur une page normale, comme une partie de texte ou si elles seront à insérer en encart dans ton ouvrage, à une place que tu auras préalablement déterminée.
Note bien que ces pages, qualifiées de « hors texte » coûtent généralement cher !

En réponse, chaque imprimeur que tu auras contacté t’enverra un devis précis. Tu pourras alors choisir en toute connaissance de cause celui qui te propose le meilleur rapport qualité-prix.

L’aventure commence.

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