À propos de mon premier « vrai roman » (suite 02)

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À propos de mon premier « vrai roman » (suite 02)

Je te l’ai promise (la suite, bien sûr) pour aujourd’hui, jour de la Saint Guy (pur hasard, c’est aussi un vendredi).

Voici la suite de ce que j’avais préparé dans ma tête, avec des interruptions dues à des séjours hospitaliers.
J’en étais à cette première version lorsque je me suis rendu compte que je devais faire fausse route.
J’ai donc tout jeté et tout recommencé à zéro. Je n’ai conservé que quelques éléments :
– l’histoire de la mémoire de l’eau,
– celle du « chercheur fou »
– et deux ou trois autres idées secondaire sans grande importance à vrai dire.
Voici donc ce que j’ai imaginé de nouveau.
Deuxième version :
Dans son bureau-appartement, un journaliste free-lance célibataire en mal de copie (je peux t’assurer que ça arrive,  j’ai fait ce travail pendant deux ans et c’est là que j’ai appris qu’il fallait se faire une petite réserve d’articles à conserver sous le coude pour les temps de vaches maigres), regarde d’un œil distrait la télévision. Il voit la rediffusion d’un film passé sur la cinq et intitulé : « On a retrouvé la mémoire de l’eau ». Il suit avec passion les tribulations du professeur Montagnier et de son collaborateur Jamal Aissa, qui se livrent sous les objectifs des caméras à une expérience en direct.  Il écoute avec beaucoup d’attention  les explications données qui aboutissent  à l’envoi d’un fichier informatique dans une université italienne dirigée par le professeur Vittorio Colantuani qui, avec l’aide du professeur Giuseppe Vitiello, reconstitue l’ADN contenu dans le fichier informatique alors que, au départ, la dilution était telle que toute trace de molécules autres que celles de l’eau avait disparu. Il s’intéresse aux propos du professeur Mac Henry, en France cette fois, qui expose, à l’aide des résultats de la chimie et de la physique quantique qu’il pratique quotidiennement, comment fonctionne cette mémoire de l’eau et surtout comment elle permettrait de mettre au point des médicaments à coût ridicule, ce qui mettrait en cause l’existence même de nombreux laboratoires chimico-pharmaceutiques.
Ébranlé  dans ses propres convictions, il décide de se lancer sur les traces de cette mémoire  de l’eau, pour savoir si on peut ou non l’utiliser.
Il va interviewer toutes les personnes qu’il a vues dans ce film et, au hasard d’une discussion avec une jeune et séduisante laborantine italienne, il entend parler d’une sorte de « savant fou » qui travaillerait, dans un laboratoire indépendant dont elle lui donne l’adresse, à une application non thérapeutique de cette mémoire de l’eau. Cette personne, qu’il va interroger, est persuadée qu’il est possible d’influencer le cerveau des humains en leur faisant prendre de l’eau contenant un ADN spécifique, qui permettrait, selon lui, d’améliorer le rendement du cerveau et aussi de l’influencer au gré de ce que lui-même souhaiterait glisser dans le fichier informatique.
C’est ici que je me suis arrêté, pour de nombreuses raisons chirurgico-médicales, mais je ne suis pas non plus pleinement satisfait, bien que j’envisageais parfaitement une suite logique à ceci : le journaliste et la jeune assistante se mettent ensemble, le reportage fait par le  journaliste à propos du « savant fou » le persuade que ce personnage est dangereux pour l’humanité et qu’il faudrait l’empêcher de nuire. Seul hic : comment conduire un grand nombre d’humains à boire de l’eau et uniquement celle qui contiendrait le fichier informatique en question ? La publicité subliminale produit des miracles, certes, mais il ne faut pas exagérer non plus.
Tu as donc compris que mon concept numéro 2 s’arrêtait là et, dans un prochain numéro, je te ferai part de la troisième version de cette aventure du « Maître de l’eau », qui est la dernière en date, que je n’ai pas terminée non plus.
J’espère ne pas t’avoir  ennuyé(e) et je reconnais que, pour moi, cette mini-série en quelque sorte, me permet de voir de plus près le processus de création de l’histoire. J’espère que, en ce sens, elle t’aidera aussi.
A vendredi prochain, le 19 juin, donc !

Guy

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